Virgin Suicides, de Jeffrey Eugenides.
L'atmosphère est très opressante et plus glauque que dans le film, du fait que tout est plus détaillé. J'ai mieux compris le film au fil de ma lecture.
Les passages où la décrépitude de la maison est décrite, lentement, et qui coincide avec la déchéance des filles Lisbon sont très lugubres, et envoûtants aussi. Il y'a aussi de l'érotisme, et une certaine forme de poésie dans la vision qu'ont les protagonistes de décrire les soeurs Lisbon, comme une entité qui ne serait pas faite pour ce monde, iréelle, et qui representerait tout ce qui est dangereux et inacessible pour leur vie de petits banlieusards aisés du fin fond de l'Amerique proprète.
J'ai bien aimé, et j'ai trouvé que Soffia Coppola a sû retranscrir parfaitement cet univers opressant, lui donner une interpretation propre en lui insuflant une dimension encore plus grande, car malgré tout j'ai une nette préference pour le film.