Le démon du bien, Montherlant. C'est le troisième tome des Jeunes Filles. C'EST TROP BIEN. J'ai déjà dû parler des deux autres tomes (encore que ce n'est pas réellement une saga non plus hein) notamment en ce qui concerne la narration qui est intéréssante, tout se mélange (lettres, journal intime d'un personnage, narrateur extradiégétique, coupures de presse...). Bon en dehors de ça, je ne sais pas si c'est le roman du siècle (enfin si je sais, ça ne l'est pas). Mais c'est tellement bon, tellement plaisant. C'est vivant, c'est honnête, c'est très bien. C'est un peu n'importe quoi, mais c'est un n'importe quoi sympa celui d'un personnage qui est finalement un homme un peu minable et j'aime bien les hommes un peu minables. C'est beau. J'aime beaucoup cette série de toute façon, il y a quelque chose de très spécial là-dedans, une espèce de sincérité débarassée du cynisme (dans l'écriture, pas le personnage) qui accompagne habituellement ce genre de positions, de livres, et le fait de refuser cette concession rend le tout bien plus agréable. Et, de toute façon, j'aime beaucoup la vision du monde etc qui se déploie avec Costals.
Je ne sais pas si je suis très claire, mais bon, bref, Montherlant c'est cool, Les Jeunes Filles c'est cool.