J'ai fini L'enfant de la haute mer, qui m'a bien plu, c'était doux et plein de phrases joliment tournées, assez mélancolique, super ! J'ai aussi lu Secrets de famille de Louisa May Alcott, un peu niaiseux et dépassé, mais franchement agréable, il se lit d'une traite, je suis vraiment rentrée dedans et c'était cool. Puis j'ai lu Musique funébre d'un suédois qui s'appelle Lars Gustafsson (je ne suis pas certaine de l'orthographe), et la plupart du temps, certains détails m'agacaient pas mal, comme cette espece de posture d'artiste un peu imbu de soi-même, avec un regard condescendant sur "les employés de bureau qui [je cite], n'ont jamais dû faire face à quelque chose de difficile dans leur vie, n'ont jamais eu de vraies décisions à prendre", comparé aux poétes et aux chanteurs lyriques n'est-ce pas, qui sont tellement supérieurs à tout le monde puisqu'ils portent l'art en eux. Ca passait aussi souvent d'une écriture très intimiste, très intérieure, à des especes de discussions philosophico-politiques à la Godard, pleines de petites phrases définitives souvent rocambolesques et tirées par les cheveux. C'était donc un peu étrange de passer du coq à l'âne comme ça. Mais quelque chose m'a plu, parce qu'il s'interrogeait sur les vies possibles et les différentes personnes en soi, et que c'était parfois assez beau.
Je viens de commencer N'oubliez pas de vivre de Thibaut de Saint-Pol, sur la prépa et à quel point c'est dur et méchant, et je trouve ça extrêmement pénible, pompeux, affecté, et un peu grotesque.
Je viens de commencer N'oubliez pas de vivre de Thibaut de Saint-Pol, sur la prépa et à quel point c'est dur et méchant, et je trouve ça extrêmement pénible, pompeux, affecté, et un peu grotesque.
