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LADY BEAN;1514399 a dit :Le dernier crâne de M. de Sade de Jacques Chessex.
C'est une vanité littéraire et c'est intéressant et atypique comme projet de base je trouve. C'est vrai que Sade est la personne parfaite qui représente en elle même ce courant. J'en suis à la première moitié et j'aime assez l'écriture. Puis bon le personnage dont il est question est assez fascinant.
Rainer.;1526254 a dit :Après la requête d'une madmoiZelle dans le forum Livres qui demandait quel Anaïs Nin on lui recommanderait, j'ai remis la main sur la série des Erotica, et j'ai donc lu à nouveau Les petits oiseaux (Erotica II) afin d'avoir une vision rénovée de cette série.
Je vais me concentrer sur le côté érotique (non pas littéraire, parce que là sinon je ne m'arrêterais pas... Pour moi la traduction et le texte laissent grave à désirer. Je passe les stéréotypes raciaux de l'époque qui m'ont dérangée -- époque coloniale ?).
La sexualité dépeinte dans Les petits oiseaux ne me correspond pas. C'est presque à l'opposé de ce que produis sexuellement, et de ce que je recherche. Je ne m'y identifie pas, or pour ressentir des sensations j'ai besoin de m'identifier aux personnages, à leurs sexualités, à leurs sentiments, leurs émotions, au cadre. Il faut aussi que les références puissent faire effet madeleine de Proust. Ici, pour moi, ça tombe à côté.
Les seules choses que j'ai un peu appréciées, ce sont quelques lignes d'une nouvelle, où une jeune modèle pose sur un cheval mécanique, ainsi que l'histoire de Mandra et Myriam (un amour lesbien très sensuel, très attachant, presque enfantin et chaleureux, et oui là ça me donnait envie). C'était plus doux et plus chaud (hot).
Je ne (re)lirai pas Vénus Erotica (du moins je ne crois pas, ou alors simplement comme un document littéraire, pas comme un ouvrage érotique).
(en gras) Tout à fesseLéopoldine.;1528612 a dit :Je crois me souvenir que dans la préface Anaïs Nin explique que les récits de Venus Erotica sont des commandes en fait, des nouvelles érotiques qu'elle a vendues à un mec qui lui demandait "plus de cul brutal, moins de sentiments, moins de poésies" (par contre, je sais pas si c'est vrai ou si c'est un "procédé stylistique"), ce qui pourrait expliquer que tu ne t'y retrouves pas (et je te rejoins là-dessus). En revanche, j'ai lu un morceau de son journal (époque Henry & June Miller) et ça m'avait plus plu.
C'est bien ça que je n'aime pas.