A
AnonymousUser
Guest
J'ai "bossé" (dans un cadre personnel) les livres d'Elisabeth Badinter L'un est l'autre et XY, de l'identité masculine.
J'ai survolé très rapidement le premier que j'ai trouvé inintéressant.
Quant au second, il m'a choquée.
Badinter prend parti à une page, pas du tout à une autre.
Elle cite des textes offensants (pour la cause gay, masculine, transgenre, et pour n'importe qui aussi), ne les justifie pas, en re-balance d'autres opposés, ne commente pas. On ne sait pas sur quel pied danser ni même de quel côté elle se trouve. On ne sait pas si c'est du lard ou du cochon. Entre ses réflexions condescendantes, son discours normatif de ce que devrait être l'homme "adulte" (et donc "réconcilié"), de ce que tout être humain devrait faire et intégrer (sa notion terriblement alléchante - avant que je comprenne qu'elle avait une vision normative de l'être humain normalement développé - d'androgynat), et ses idées révolutionnaires pour l'époque de parution du livre (qui s'avère aujourd'hui désuet et peu utile), je suis loin d'avoir accroché. Je reste sur un goût amer et révolté, à la limite du dégoût. Son écriture me reste en travers de la gorge. Trop académique, ça manque d'âme, il n'y a rien, c'est creux. Je suis profondément déçue, mais peut-être n'ai-je pas saisi la portée de son discours, ce qu'elle a souhaité faire passer. Peut-être ai-je confondu ce contre quoi elle luttait avec ce qu'elle pensait elle. Impossible de départager, la forme du livre me dérange intimement. Et pourtant il est si intéressant !
J'ai survolé très rapidement le premier que j'ai trouvé inintéressant.
Quant au second, il m'a choquée.
Badinter prend parti à une page, pas du tout à une autre.
Elle cite des textes offensants (pour la cause gay, masculine, transgenre, et pour n'importe qui aussi), ne les justifie pas, en re-balance d'autres opposés, ne commente pas. On ne sait pas sur quel pied danser ni même de quel côté elle se trouve. On ne sait pas si c'est du lard ou du cochon. Entre ses réflexions condescendantes, son discours normatif de ce que devrait être l'homme "adulte" (et donc "réconcilié"), de ce que tout être humain devrait faire et intégrer (sa notion terriblement alléchante - avant que je comprenne qu'elle avait une vision normative de l'être humain normalement développé - d'androgynat), et ses idées révolutionnaires pour l'époque de parution du livre (qui s'avère aujourd'hui désuet et peu utile), je suis loin d'avoir accroché. Je reste sur un goût amer et révolté, à la limite du dégoût. Son écriture me reste en travers de la gorge. Trop académique, ça manque d'âme, il n'y a rien, c'est creux. Je suis profondément déçue, mais peut-être n'ai-je pas saisi la portée de son discours, ce qu'elle a souhaité faire passer. Peut-être ai-je confondu ce contre quoi elle luttait avec ce qu'elle pensait elle. Impossible de départager, la forme du livre me dérange intimement. Et pourtant il est si intéressant !
