Comment aider une personne souffrant d'addiction? (et s'aider soi même)

Sujet dans 'Blabla Général' lancé par lawrence mienor, le 26 novembre 2018.

  1. lawrence mienor

    lawrence mienor
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    Coucou les dmoizelles,

    Je viens récolter des témoignages sur un thème qui me touche d'assez près puisqu'en ce moment une personne de ma famille souffre énormément de voir son conjoint tomber dans des excès de plus en plus dangereux à des addictions. (il est question d'alcool/cannabis ici mais peu importe) Le conjoint en question est totalement dans le déni et ce bien qu'ils soient à une période importante pour leur couple puisqu'un 2eme petit monstre devrait pointer le bout de son nez sous peu.
    Alors on sait en gros ce qu'il ne faut pas faire (culpabiliser la personne, la priver de l'objet de son addiction, lui trouver des excuses...) Mais peut-on vraiment aider alors ?
    Connaissez vous des gens qui s'en sont sortis ? L'entourage a-t-il pu être le déclic ? Comment se protéger soi même quand on n'arrive pas à aider le malade ?
    Si vous avez même des miettes de réponses je suis preneuse. Bisous et courage à ceux/celles qui sont d'un côté ou de l'autre de ce genre de problèmes
     
    Pau La, LaurenAuder et Karolyna ont BigUpé ce message.
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  2. -Soualo-

    -Soualo-
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    Un phare n'arpente pas là côte à la recherche de gens à sauver. Il se contente de rester immobile, et de briller.

    @lawrence mienor Je vais essayer d'apporter mon humble contribution en tant qu'éduc spé.
    Tout d'abord, où en est son addiction, et à quel point la vie quotidienne de la famille est impactée?
    En effet, l'approche n'est pas la même si l'addiction est là en background depuis plusieurs années, ou si la personne est tout juste en train de tomber dedans.

    Si la personne en est à ses "débuts", il est important d'identifier ce qui entraine le comportement addictif. Dans quelles situations il intervient? Pour pallier à quoi, quels ressentis?
    Si la personne n'en n'est pas à son coup d'essai (nombreuses rechutes ou consommation continue depuis longtemps), elle va avoir besoin de l'aide d'un.e professionnel.le. La volonté est la plus importante des étapes à franchir pour réussir, mais elle n'est pas suffisante.

    En somme, la désintoxication n'est pas suffisante à se défaire de l'addiction. Il faut identifier la cause et la traiter auprès d'un professionnel compétant, pour ensuite se désintoxiquer de la substance en elle-même. Sinon, le comportement addictif reviendra, et ce par le biais de comportements et substances multiples.

    Sinon, effectivement le déni est courant et constitue un mécanisme de défense, contre la peur de se confronter aux difficultés, au réel, au jugement. Ainsi, la meilleure chose qu'on puisse faire pour aider la personne à s'en défaire est de minimiser cette peur. Elle a peur d'être jugée? Prendre son parti et lui signifier qu'on sera présent à ses côtés, et non pas contre lui.
    Elle a peur de s'engager dans une démarche trop difficile/contraignante? L'aider et l'accompagner dans la prise de rendez-vous, la rencontre avec des professionnels.
    Après, vu que sa compagne est enceinte, elle sera probablement préoccupée par ailleurs et ça pourrait être difficile pour elle de tenir ce rôle. Une autre personne proche de son conjoint pourrait alors le faire.

    Comment se protéger soi-même? S'entourer, toujours. Le risque, c'est de vivre un huit-clos pour ne pas imposer à celui qui est en difficulté le regard et le jugement de personnes plus extérieures. Or, si on est pas soutenu et aidé, on ne peut pas soutenir et aider non plus.

    Tout cela n'est pas simple, mais on s'en sort. Le point commun qu'on souvent les addict, c'est une succession de mauvais choix. On peut un jour réussir à prendre la décision qui va nous coûter et bouleverser notre quotidien, pour le mieux cependant. Il s'agit de se faire aider par des professionnels compétents, je ne connais personne qui ai eu à regretter ce choix. Il faut parfois du temps pour le formuler. En espérant que ce petit bout à venir aidera en ce sens.
     
    Pau La, hiraeth, cocacola et 2 autres ont BigUpé ce message.
  3. Karolyna

    Karolyna
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    Je connais quelqu'un qui est sorti de ces addictions en partie grâce à l'aide de ses parents (il était mineure à l'époque). Je pense qu'ils l'ont aidé à avoir Le déclic mais malheureusement n'étant pas proche de cette personne et étant encore très jeune à l'époque je ne peux t'aider davantage...
     
  4. LaurenAuder

    LaurenAuder
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    J'y suis... Ma pote est aux urgences psy... Je n'ai pas de nouvelles... Plus de téléphone, plus de batterie?
    J'espère seulement qu'elle ne m'en veut pas de lui avoir dit d'y aller...
     
  5. thalieacanthe

    thalieacanthe
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    Miaoupiou

    Des nouvelles depuis ? Sinon, prendre contact avec un addictologue ? Une hospitalisation ce peut être bien pour permettre le sevrage.