Et toi, pourquoi tu manges ?

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par AnonymousUser, le 23 février 2009.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Dans la même veine que le sujet sur votre rapport à l'alcool, venez nous parler de votre rapport à la nourriture.

    Es-tu de celles qui se contentent de manger pour vivre, considérant la nourriture comme un carburant, de celles qui apprécient toujours une bonne table mais sans plus, ou de celles qui sont de véritables gourmandes et qui s'assument (ou non) ?
    Quelle éducation as-tu reçu vis-à-vis de la nourriture et a-t-elle une grande place dans ta vie quotidienne aujourd'hui ? Ce rapport a peut-être même changé au cours de ton existence...

    Je rappelle qu'il ne s'agit pas de faire l'apologie de comportements alimentaires pathologiques tels que la boulimie ou l'anorexie, ni bien sûr de tomber dans l'inverse. De même, il ne sera pas question ici de jugement d'autrui.
     
  2. Possession

    Possession
    Expand Collapse
    Mélange instable

    Parfois, la nourriture est synonyme de plaisir.
    Parfois, je m'en fous.
    Mais en ce moment, elle est synonyme de poison.
     
  3. Moossye

    Moossye
    Expand Collapse
    Vieux Meuble de Mmz.com

    Ouh là j'ai un rapport assez coupable à la nourriture.

    Déjà, je mange par plaisir.
    En plus j'ai du mal à réduire les quantités.
    En plus je grossis trop facilement.
    Et pour couronner le tout, j'aime les choses pas glamour du tout : la bière, le maroilles, le munster, le camembert, le morbier... J'aime bien le beurre aussi T_T'

    Je suis une véritable gourmande qui a du mal à trouver un équilibre entre une alimentation saine et quelques plaisirs.
    A 12 ans, j'ai fait un régime qui m'a permis de perdre près de 10kg, mais c'est le seul que j'ai réussi à tenir car ça devenait urgent. Depuis j'ai appris à faire du sport régulièrement, ce qui m'aide. Car je suis totalement incapable de me priver sans me "venger" par la suite

    Par contre, je ne suis pas difficile du tout ! J'adore la soupe, j'adore les épinards, les haricots verts, la purée de pois cassé, et quasiment tous les légumes. Si on décide à ma place, c'est vraiment pas difficile de bien me faire manger.

    Niveau éducation, mes parents habitent à la campagne et ils ont l'habitude de jardiner, on mange beaucoup de légumes de notre jardin, on essaie également d'acheter des légumes directement au producteur, ou d'aller les cueillir dans les fermes qui le propose.
    L'alimentation a fait partie de mon éducation par le biais de la nature : aider au jardin, ramasser les carottes, les cassis, les fraises, les framboises, les tomates, les courgettes, les concombres... Apprendre à faire pousser telle ou telle herbe.
    On allait en forêt ramasser des châtaignes, des champignons. Et aujourd'hui encore on va dans des fermes pour ramasser des fraises et des haricots verts, on va chez le producteur pour acheter des endives qui ont poussé en pleine terre. Aaaaah, et le lait qu'on achète directement à la ferme !
    Mon beau père est apiculteur, on aide à faire le miel, les bonbons, les pains d'épices...

    Ils viennent d'acheter une maison en pleine campagne et leur but c'est de vivre en quasi autarcie.

    Disons que je suis habituée à ce qui est bon et qui n'a pas poussé dans la flotte, sous une serre :d

    On m'a appris à faire attention aux ingrédients des plats que j'achète, à acheter le plus souvent possible (et dans la limite des moyens financiers T_T') des choses saines, naturelles, bio.

    En 3 ans et demi d'études je m'y étais déshabituée, mais après 2 mois complet chez mes parents, je crois que je vais repartir sur de bonnes bases et bien manger.
     
  4. 100drillon

    100drillon
    Expand Collapse
    Soudainement optimiste

    Je me suis tellement inscrite dans des comportemments de compulsion alimentaire/arrêt de manger que je n'ai jamais vraiment faim. Ca me bloque pour manger normalemment car mon corps ne me dit jamais quand il faut manger et je ne sais pas comment faire pour retrouver cette sensation et une alimentation plus saine.

    Je mange plutôt à l'émotion (ou à l'ennui), principalement des choses sucrées (rares sont les fois où je me fais un vrai repas). Chocolat, gateaux céréales, vienoiseries patisseries,... tout y passe.

    Je crois que ce comportemment face à la nourriture vient justement de mon éducation: dans ma famille, il y a toujours eu une "ambiace bon mangeurs". On me forçais plus ou moins à manger parce que c'est bon, mais après on me culpabilisais en me disant que j'étais grosse et qu'il fallait que j'arrête de me goinfrer. On ne m'a jamais vraiment apris comment me comporter avec la nourriture en fait...
    Et ça a été pire quand mes parents ont divorcés: c'était un peu mange ce que tu veux quand tu veux, comme tu veux, jamais de vrais repas équilibrés. Et quand j'allais chez mon père c'était l'orgie alimentaire: il me gavait comme une oie, achetait que des cochoneries pour nous faire plaisir, et moi je mangais pour lui faire plaisir... et je grossissais à vu d'oail...



    Bref, j'aimerais vraiment retrouver un rapport sain avec la nourriture mais je ne sais pas par ou commencer. Je ne penses pas que je pourrais y arriver seule mais je ne sais pas vers qui e tourner...

     
  5. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Pour l'éducation que j'ai reçue niveau bouffe, j'ai déjà répondu sur un autre topic. Je ne re-commencerai pas ici ;]

    Actuellement, à la question "pourquoi tu manges", je répondrais : pour me sentir bien. La bouffe est un des axes centraux de ma vie. J'ai la conviction intime (plus ou moins erronée à cause de la façon dont je vis et dont j'oriente les choses) que ma santé mentale et physique dépendent de mon mode de vie, et donc de la façon dont je m'alimente. C'est un peu, là aussi, du domaine de la pensée magique, dans le sens où quand je me sens super mal ou quand j'ai fait des excès, je me restreins et j'adopte une hygiène alimentaire ultra stricte : alors j'ai l'impression d'avoir le contrôle sur/de ma vie. J'éprouve une forme de plaisir à me... restreindre, oui, à me serrer la ceinture, à me sanctionner, en me contentant de l'essentiel et d'aliments que je perçois comme "purs" (crudités - fruits et légumes confondus, céréales complètes biologiques, etc.). J'ai des périodes de "purification" alimentaire qui ont un effet bizarre sur moi. C'est presque une forme douce de sadomasochisme, si ça existe. La sensation de "dompter" mon corps me procure le sentiment qu'il m'appartient, que je le dresse et qu'il se laisse dresser. Je le domine. Je crois que c'est un contre-coup à certaines choses que j'ai vécues, durant lesquelles mon corps ne m'appartenait plus - il appartenait à quelqu'un d'autre. Aujourd'hui il est bien là. J'ai besoin de le sentir.
     
  6. Sneezewort

    Sneezewort
    Expand Collapse
    Revival

    Relation complexe aussi.

    Quand je suis trop heureuse ou, au contraire, trop triste, j'ai tendance à compenser en bouffant. Mais vraiment trop trop manger. Ou parfois j'ai des "pulsions" incontrôlables qui font que je peux m'enfiler une tablette de chocolat et un paquet de gâteaux en 10mn : ça c'est quand quelque chose me tracasse particulièrement et que j'arrive pas à mettre le doigt dessus. En gros, la bouffe et mon comportement avec m'apporte des réponses sur mon état émotionnel, comment je vais en ce moment... quand je pars dans l'excès alimentaire, je sais que quelque chose ne va pas et je rectifie le tir.

    Pour moi rectifier le tir, c'est assez draconien. Je suis assez "c'est tout ou rien" et quand j'entre dans une telle période, tout ce qui est de près ou de loin gras ou sucré est banni pendant un temps que je délimite, puis je reprends une alimentation normale. C'est comme si en reprenant le contrôle de mes comportements alimentaires, je reprenais le contrôle de ma vie. C'est d'ailleurs en général dans ces moments là que je me sens le mieux (estime de soi, résultats scolaires, simplement succès). Je ne fais pas ça que pour la bouffe d'ailleurs, mais pour à peu près tout ce qui est contrôlable : consommation de clopes, d'alcool, cadence de sport etc etc. J'ai alors la (stupide) impression de savoir me contrôler, ce que les autres ne savent pas faire : ça me rassure.

    Bref, en général ça terrifie mes proches parce que je mange en quantité normale, sauf que je bannis pas mal de trucs avec une rigueur déconcertante : pas un carré de chocolat, pas un bout de saucisson, pas un gâteau, pas de féculents pendant des semaines et des semaines. Sans envie d'ailleurs, alors qu'en temps normal je mangerais ça à la longueur de journée.
     
  7. Pois

    Pois
    Expand Collapse
    {

    J'ai une relation qui varie au cours des jours. Un jour, ce sera plus ou moins sain, alors qu'un autre, ce sera plus complexe. Bref, je suis une contradiction à moi toute seule.

    Pour répondre à la question, je dirais que je mange par automatisme. Même si j'apprends à manger avec plaisir, mais j'ai du mal. Je n'ai pas faim, mais je ressens un besoin de me gaver par moment, et du coup j'avale tout ce que je trouve sur mon passage. J'éprouve peu de culpabilité à mon comportement, puisque j'ai tendance à rester stable dans mon poids. Et je dirais aussi que je ne sais pas m'arrêter, je ne prends pas conscience de tout ce que je peux ingérer, même si je sais que mon comportement n'est pas sain.

    Il m'arrive aussi de ne pas manger par période. Tout simplement parce que je n'ai pas faim, et que je ne ressens pas l'envie de manger. Cela est peut être du au fait que je prenais des médicaments qui me provoquaient des pertes d'appétit, je ne sais pas. Par contre, là mon poids est en chute libre, je peux perdre jusqu'à deux kilos par semaine, ce qui n'est pas bon, et n'est pas une alternative à un régime. J'ai du mal à décrire cette sensaton, comme l'impression que ma gorge se resserre de plus en plus, et que je ne peux rien avaler. Cet état là ne dure en général pas plus d'une semaine.

    En ce moment, j'essaie d'adopter l'alimentation la plus saine qui soit. Mes parents sont très "stricts" là dessus, il aime la bonne cuisine, et les produits frais, je n'ai jamais manger un produit qui venait du supermarché, ou alors je ressentais une énorme différence, mon père cultive son jardin, et au besoin va acheter les aliments chez des petits producteurs locaux. J'évite tout ce qui est gras, et ce qui est lourd ; cependant, je suis très difficile, donc les aliments sont souvent les mêmes. Tout ce qui est gâteau, confiserie et autre, j'essaie de vraiment limiter, mais je m'autorise des petits extras quand même.
     
  8. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Je crois que moi aussi mon rapport à la nourriture est plutôt sain, même si paradoxalement je mange plutôt beaucoup. Je suis très gourmande, je mange en grande quantité lors des repas, mais très rarement en-dehors. En fait, il n'y a que lorsque je suis chez mes parents que je grignote, pour la simple raison que le réfrigérateur est toujours plein. Mais quand je suis chez moi j'ai rarement des choses à grignoter, donc je ne mange qu'aux repas. En fait je m'interdis de m'acheter des biscuits, gâteaux, bonbons et autres, parce que je sais très bien que je ne saurais pas me restreindre. Cela dit, je n'ai pas l'impression de me priver, parce que manger un bon steack ou même des légumes bien préparés m'apporte (presque) autant de plaisir que manger du chocolat. Par contre, comme je l'ai dit, je mange beaucoup lors des repas, et j'ai été élevée dans le culte du "tu finis ton assiette!". Du coup, je mange systématiquement tout ce que j'ai devant moi, même si je n'ai plus faim, et j'écoute très peu mon corps. Quand je mange au restaurant universitaire par exemple, je laisse très rarement quoi que ce soit de comestible sur mon plateau, et comme les quantités sont souvent faramineuses, mon estomac est souvent plein à craquer et la plupart du temps je ne m'en rends même pas vraiment compte... Mais sinon, manger ne me pose pas de problème, j'ai un rapport plutôt décomplexé à la nourritue et je peux aussi manger deux tablettes de chocolat sans avoir trop mauvaise conscience.
     
  9. Constanz

    Constanz
    Expand Collapse
    ?

    Je mange en général très peu. Je ne petit déjeune pas, je saute parfois le dîner, et je n'ai pour autant que très rarement faim à l'heure du déjeuner. D'ailleurs je ne finis pas mes assiettes au Restaurant Universitaire. Chez mes parents, on a toujours mangé relativement léger, beaucoup de fruits et légumes, ma mère picore plus qu'elle ne mange, bref ça a toujours été mon régime alimentaire. Par contre je ne saute les repas à cette fréquence que depuis que je vis seule.
    Je mange uniquement par envie, étant donné que la sensation de faim m'est presque inconnue. Je me prive rarement d'une viennoiserie en passant devant une boulangerie, la seule chose m'en empêchant étant le contenu de mon porte monnaie.
    En parallèle, je compense aussi mes coups de déprime en mangeant énormément, tout ce qui me passe sous la main, jusqu'à en avoir des coliques et brûlures d'estomac atroces. Et suite à ça, comme l'ont décrit Caa Yari et Sneezewort, je m'impose un régime à base de fruits légumes, produits laitiers, céréales complètes et énormément de thé, qui me donne la sensation de reprendre le contrôle.
     
  10. Vice-Versa

    Vice-Versa
    Expand Collapse

    Je mange par plaisir. Malheuresement, ça se ressent physiquement.J'essaie de manger de plus en plus sain. Plus de légumes surtt, mais il me faut ma part de féculent dans un repas, sinon chuis pas rassasiée.
     
  11. Bulle mousseuse

    Bulle mousseuse
    Expand Collapse
    *Pouf*

    Es-tu de celles qui se contentent de manger pour vivre, considérant la nourriture comme un carburant, de celles qui apprécient toujours une bonne table mais sans plus, ou de celles qui sont de véritables gourmandes et qui s'assument (ou non) ?

    Je suis une grosse gourmande, j'adore m'empiffrer de chocolat t autres choses grasses (quelques légumes de temps à autres aussi, bien sur) et j'ai la chance de grossir lentement et de perdre rapidement quand je veux.
    Je mange rarement par faim réelle.

    Quelle éducation as-tu reçu par rapport à la nourriture et a-t-elle une grande place dans ta vie quotidienne aujourd'hui ? Ce rapport a peut-être même changé au cours de ton existence...

    Euh.. bien se tenir à table et tout ce qui se rappore auxbonnes manières mais rien qui aie pu changer mon existence..
     
  12. Zack

    Zack
    Expand Collapse
    Brand New Me

    Je mange parce que j'aime ça. J'aime tous les aliments, à part deux, trois exceptions, et j'adore faire la cuisine. Je suis très attachée au goût et à la consistance de ce que je mange (et de ce que je prépare pour les autres). J'ai besoin de couleurs et de saveurs dans mon assiette.
    J'ai un rapport très convivial et vivant avec la nourriture, c'est une source de plaisir, de sensation et de partage. En revanche si je dois me nourrir et que je suis seule, ça ne me motive pas du tout.
     
Chargement...