Le harcèlement sexuel n’a plus besoin d’être explicite pour être condamné

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Clemence Bodoc, le 13 juillet 2015.

  1. Clemence Bodoc

    Clemence Bodoc
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    Rédactrice en chef
    Membre de l'équipe

    MookieA et honeyspoon_ ont BigUpé.
  2. Gingermind

    Gingermind
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    Je fais des apparitions fugaces quand les planètes sont alignées

    Nan mais je ne comprends même pas comment ça a dû être réglé par un tribunal et pourquoi l'employeur n'a rien fait :bomb:
    Même en étant convaincu que "non non ce n'est pas misogyne" (:stare:) , c'est juste complètement vulgaire et antiprofessionnel.
    "ça me pète les couilles", "quelle sale pute", on donne des heures de colle tous les jours à des collégiens pour de tels propos mais là non on laisse des gens adultes faire ça tous les jours. Sinon le vivre-ensemble se porte bien, oui?

    Je suis allée lire l'AVFT et ce que j'ai trouvé de plus triste car très vrai c'est ça:
    "Mme G. avait 25 ans d’ancienneté. Avoir osé s’opposer à l’une des expressions de la misogynie au nom des intérêts de toutes lui a coûté son poste. Elle est désormais contrainte, à 47 ans, d’envisager une reconversion professionnelle."
     
    Chambray, Freehug, Ptit_Lili et 7 autres ont BigUpé ce message.
  3. Neverland90

    Neverland90
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    Ça me rappel l'histoire de la fresque représentant un viol dans une salle de garde d'un hôpital.
     
    Manea, Ptit_Lili, Denderah et 1 autre membre ont BigUpé ce message.
  4. Sahomia

    Sahomia
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    Je viens de me rendre compte que j'ai vécu ça au collège..c'était en cour d'espagnol, les tables étaient disposées en 2 U, dont un plus petit au centre et j'étais donc assise dans la même branche du petit U d'un mec que je n'appréciais pas spécialement, le genre de mec à faire du bordel en cours. Il faut savoir que j'étais (et je le suis encore) très timide quand je ne connais personne et c'était le cas dans ce cour. Et donc ce mec a profité de ça, pour, pendant toute l'année, imiter des gémissements, me demander constamment si j'avais envie de coucher avec untel ou untel, me disant que j'étais une pute, de façon indirecte en parlant avec ses potes. Je ne répondais rien, mais j'étais tellement mal à l'aise, et donc je rougissais, je baissais la tête sur mes feuilles et finalement je sortais du cours la tête explosée, avec juste une envie de pleurer. Et je me souviens d'une fois où en sortant un des potes de ce mec m'a dit 'hé t'es une pute!' j'ai répondu 'oui d'accord.' et il m'a dit 'non mais c'est une vanne tu vois ahah' oui. c'est drôle. bordel que je me marre! Personne, ni même le prof, n'a jamais fait attention à ça. Le prof n'a jamais remarqué que je n'étais absolument pas à l'aise entourées de ces gens qui passaient leur temps à rire et à faire des blagues salaces. Résultats des courses? Je hais ce gars, et ces foutues personnes qui rigolaient avec lui, et je déteste l'espagnol.
     
    Alonso, Lone, Denderah et 2 autres ont BigUpé ce message.
  5. Isocel

    Isocel
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    ah bravo !! Enfin !! J'avais vraiment l'impression qu'il fallait s'être fait violer par son patron pour avoir gain de cause. :rockon:
     
  6. alita99

    alita99
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    On ne devrait pas appeler ça une carte de vote mais une carte de vœux.

    La femme qui a porté plainte a vraiment, vraiment, vraiment beaucoup de courage.
     
    Alonso, Shadeluna, Dame Andine cogite et 2 autres ont BigUpé ce message.
  7. Fluotine

    Fluotine
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    Roule une pelle a la vie

    Sahomia, j'ai vécu la même chose à l'époque au collège et un peu au lycée aussi, et ça m'a fait développer une p.... de phobie scolaire... Surtout que ça ne s'arrêtait pas aux salles de classe, c'était à l'extérieur aussi... Ils s'attaquent toujours aux plus discrets, ceux qui n'osent pas réagir... J'espère qu'ils ont tous une vie de merde aujourd'hui, na! :twisted:
     
    lafeemandarine a BigUpé ce message
  8. agapanthe7

    agapanthe7
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    Truffaldienne

    Un truc m'interpelle. Elle etait la cible des quolibets ou les entendant "juste"?
     
  9. artemis-diane

    artemis-diane
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    Geekette métalleuse

    Au vue de l'article je dirais qu'elle les entendaient. Mais j'avoue que d'avoir des collègues aussi vulgaires tout le temps, ça donne envie de distribuer des baffes.
     
  10. Crazy

    Crazy
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    "Il ne faut pas confondre ce qui est personnel et ce qui est important." (Terry Pratchett)

    Je suis un peu partagée sur ce qui est décrit en début d'article : mes collègues directs (tous des hommes) s'appellent souvent "ma couille" et disent souvent "s'en battre les couilles" quand qqch ne les intéresse pas mais, en-dehors de cette vulgarité intrinsèque, ça ne me choque pas. Quand il y a des blagues graveleuses (qui me ciblent parfois, devant moi, mais pas plus que lesdits collègues mâles), je ne suis pas la dernière à répondre.
    (Bon, sur ce point, je précise que quand je suis ciblée, c'est aussi parce qu'ils savent que je le prends bien : je sais qu'ils ne le feraient pas avec qqn que ça dérange).

    Par contre, pour la suite de l'article, je suis d'accord. Et les images de pr0n au taf, c'est pas professionnel.
     
  11. Dovara

    Dovara
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    Cela fait depuis 1998 que Jessie commande James et Miaouss. Girl power.

    @Crazy

    Les gens ont des sensibilités différents, ce qui peut ne pas te choquer peut déranger le voisin/la voisine. Certains ne seront absolument pas gênée par des surnoms comme ceux-là et d'autres seront embarrassés. Le problème sur ce point, c'est qu'ils ne faisaient pas uniquement entre eux dans le sens où ils semblaient inclure toute la pièce dans leurs conversations. Elle leur a demandé d'ailleurs d'arrêté (c'est légitime) mais cela n'a pas marché. Et certaines personnes ne sont pas doués pour répondre à des blagues graveleuses, notamment les personnes un peu plus réservée.
     
  12. MookieA

    MookieA
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    HA-HA-HOLIDAY [I]yeee :headbang:[/I]

    Je pense qu'il y a une nuance entre blagues/surnoms à caractère sexuel (les ma couille et biloute ou je ne sais quoi d'autres) qui peuvent arriver entre des personnes données à un moment donné, et un environnement malsain comme décrit dans l'article, où le dialogue n'a pas cours (puisque les collègues ont très mal réagit à la demande de changer de comportement).
    C'est une bonne avancée de reconnaître que certains environnements sont excluants et que ces comportements n'ont pas raison d'être dans un cadre professionnel. Pour le cas par cas, ce sera à la justice de trancher.

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