Le topic de celles qui arrêtent ou ont arrêté de fumer

Sujet dans 'Vie Quotidienne' lancé par Yana, le 26 avril 2010.

  1. Yana

    Yana
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    <<= Gauche // Droite =>>

    Arrêter de fumer, même avec de la volonté, c'est loin d'être facile ! Mais peut être qu'ensemble, ce sera un peu moins dur ?

    Vous avez arrêté de fumer ? Il y a combien de temps ? Comment vous avez fait ? Quelle quantité et à quelle fréquence vous fumiez ?

    Vous essayez d'arrêter ? Qu'est ce qui vous motive ? Vous le vivez comment ?

    Allez-y dites nous tout !
     
  2. Aalia

    Aalia
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    la vieille

    J?ai commencé à fumer en seconde, à l?âge de 15 ans en janvier 2000. A l?époque, beaucoup de mes camarades de classe fumaient, c?était autorisé et la clope ne coutait pas cher. Au collège, fumer donnait un coté racaille ? rebelle, mais là au lycée c?était devenu différent, ça faisait adulte. J?ai passé 4 mois à regarder avec admiration les terminales qui aspiraient la fumée, parlaient, puis soufflaient ensuite. Je me demandais bien comment ils faisaient. Et puis j?ai essayé, un jour, un copine me donnant sa cigarette allumée en disant « tiens moi ça », j?ai essayé. Deux amies me voyant passer me demandant « depuis quand tu fumes », j?ai répondu « depuis deux minutes ». C?était parti.
    Après deux mois de crapotage, j?ai fini par fumer pour de bon. J?ai tiré une latte et ça m?a tourné la tête pendant deux heures, mais j?étais contente : j?avais enfin compris comment ouvrir la bouche sans recracher tout de suite la fumée. J?ai acheté mon premier paquet en avril, un paquet de 20 Lucky Strike à 17 francs, je m?en souviens encore. J?ai fumé comme ça jusqu?en terminale.
    En terminale, je me suis mise avec quelqu?un qui ne voulait pas que je fume, totalement anti-tabac. J?ai fumé en cachette de lui pendant le temps qu?a duré notre histoire : 3 ans. En cachette de lui, plus en cachette de mes parents, ça commençait à faire beaucoup, mais rien ne pouvait me dissuader de fumer. Pauvre lycéenne de 17 ans, je trouvai quand même le temps, l?argent et la planque pour fumer.
    Après le bac, en math sup et math spé, on est tellement dans le boulot et le stress des concours que fumer ou pas fumer est le cadet de nos soucis. J?ai continué de fumer compulsivement pendant ces deux années et sans même m?en rendre compte, je crois. Je trouvais l?argent en donnant des cours de maths ! le prix du tabac avait déjà considérablement augmenté, mais je suivais, j?avais pas le choix.
    En 2004, j?ai intégré une école d?ingénieur et quitté mes parents. Mes parents qui étaient un frein au tabac des l?instant que j?étais chez eux. Là, c?était terminé, je fumais quand je voulais, ou je voulais et même dans ma chambre. Etant beaucoup plus libre qu?en prépa, je donnais des cours à gogo et pouvait donc me payer des paquets à gogo aussi. J?avais peu d?argent et la clope passait avant la bouffe : je fumais, mangeait peu, et en un an j?ai perdu 15 kilos sans trop m?en rendre compte.
    C?est vers ma deuxième année d?école que la cigarette a commencer à me dégouter. Mon nouveau petit ami était un fumeur, celui là, mes parents pas là, mes collocs fumeuses. N?ayant plus besoin de me cacher, n?ayant plus d?interdit à braver, j?ai commencé à me demander à quoi ça rimait. J?ai également commencé à ressentir des douleurs de type « point de coté » au réveil, suite à un stage chantier très très enfumé. Là, j?ai commencé à me dire que puisqu?il fallait que j?arrête un jour (je n?ai jamais imaginé fumer jusqu?à la fin de ma vie), autant le faire maintenant, car chaque jour passé serait plus difficile sinon.
    J?avais 22 ans et je sentais déjà le tabac m?abîmer.
    2006 : Dernière année d?école et je déménage. Je vais en profiter pour défumer puisque je change de vie, ce sera plus simple. Mes amis passent me voir dans mon nouvel appart parisien, on fume comme des pompiers. Rapé. Noël : je pars 10 jours en vacances avec mes parents pour la dernière fois, je ne vais donc pas fumer et au retour, je ne reprendrai pas. A mon retour, premier pote croisé = première cigarette fumée. Rapé, mais cette fois la décision est fermement ancrée dans ma tête.
    De janvier 2007 à aout 2007, j?essaie 4 fois de défumer, prenant chaque fois pour prétexte un changement dans ma vie : nouveau stage, déménagement, premier emploi, etc. A chaque fois, la défume dure une semaine grand max.
    Finalement, j?ai abandonné, je n?y arrive pas, ça me fatigue, mais ça me fatigue encore plus de me dire que je n?y arrive pas. Je préfère encore ne plus essayer.
    D?aout à décembre, je ne savoure plus la cigarette. Je passe de l?envie de fumer à l?envie d?écraser la clope que je viens à peine d?allumer. Je me réveille le matin en me disant « eh merde, je fume », j?émerge à peine de mon sommeil que me première pensée est qu?il faut que j?arrête de fumer? Plus personne n?est là pour me dire que c?est pas bien. Comme j?ai un emploi j?ai les moyens enfin de m?acheter mes paquets. Et pourtant je m?en veux à mort, je suis mal. Quand je parle d?arrêter de fumer mes amis me disent « mais bien sûr? ». Je l?ai dit tellement de fois, j?ai raté à chaque fois?
    J?apprend qu?en 2008, les bars, restaurants et boites de nuit deviennent non ? fumeurs : voilà l?ultime occasion à saisir, c?est toujours dans ce genre de lieux que je replonge, et il a toujours été hors de question de devenir associable pour arrêter de fumer.


    Plus que jamais motivée et encouragée par les collègues, je vais chercher de la motivation un peu partout : sites, tabac info, pubs anti tabac, forums, dés le premier jour. Ma secrétaire m?aide vachement : on se fait un footing par semaine, qui finit vite en séances de natation car j?aime pas ça. Je recouvre mon souffle à vitesse grand V.
    Beaucoup autour de moi ne comprennent pas pourquoi c?est dur : après tout je n?ai fumé que 8 ans c?est pas très long. Si, justement, quand on a 23 ans, 8 ans c?est plus du tiers de sa vie et la totalité de sa vie d?adulte. C?est énorme. Mes souvenirs en tant que non fumeuse datent pratiquement de l?enfance. Etre adulte sans fumer, je ne sais pas faire, j?ai jamais fait. A 15 ans je suis en seconde, à 23 ans je suis cadre en bureau d?étude. J?en ai accompli, des choses avec la clope. C?est dur. Il faut que je perde mes repères. Mais je sens que je suis sur la bonne voie.
    3 semaines sont passées, et je sais déjà que cette défume est la bonne. J?ai souvent envie de fumer, mais je sais déjà que je ne le ferai pas. Mon chéri, qui vit avec moi, accepte d?aller dehors pour fumer. Puis il arrête. On se fait des petits cadeaux avec l? « argent non dépensé » pour tenir : console de jeux, puis vélo.. etc.
    Mes amis, me voyant sans tabac et grossir à vue d??il, sont un moment persuadés que je suis enceinte. Je me marre bien ! Il me croient incapables de tenir une défume sans une raison aussi importante. Bah, je me dis que dans 5 mois, ils verront à mon ventre que c?est faux.
    Puis j?ai oublié la clope. Je ne me vois plus avec une clope, je sais plus, c?était pas moi. Voir les gens fumer me fait toujours envie mais très modérément, et pas toujours.

    j'ai pris cette kilos cette année là : 2008. en 2009, j'en ai reperdu 10.

    Aujourd?hui, 2 ans et 4 mois après, j?ai confiance et je considère que cette confiance a été la clé de ma réussite. Je ne regrette rien et surtout pas la clope, j?ai gagné un fric monstre, j'ai retrouvé mon souffle en toute occasion.
    Aujourd?hui, en 2010, j?ai 25 ans, je viens de retrouver mon âge et j?ai une vie sans tabac devant moi.
     
  3. Yana

    Yana
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    <<= Gauche // Droite =>>

    Supprimé
     
  4. Leopoldinesamère

    Leopoldinesamère
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    Feu Leopoldine.

    Ce topic tombe à pic. Aujourd'hui en philo je me suis mise à faire le compte des cigarettes par jour, puis par semaine, par mois et enfin par an (je sais pas trop ce qui m'a prise) et le résultat final (1574 haha) m'a fait avoir une grosse prise de conscience, et je crois que c'était ce qui me manquait pour vraiment être décidée à arrêter.
    Ca fait un moment que j'ai de moins en moins de plaisir à fumer, que ça devient vraiment un réflexe dont je peux pas me passer et que souvent au milieu de ma clope je me dis "mais pourquoi tu fais ça?"?
    Et puis ça coûte cher, je sens que j'arrive déjà plus à courir sans être au bord de la suffocation, mes doigts puent le tabac en permanence...
    Donc là, j'arrête.

    Ca va être dur par contre je pense, parce que la très grande majorité de mes potes fument, donc ne pas sortir avec eux aux récrés... Je sais pas si j'en suis capable, et être au milieu de fumeurs sans fumer, c'est aussi pas trop possible. A part ça, je suis bien motivée et comme il m'arrive souvent de ne pas fumer pendant un ou deux jours, voire même une semaine si je suis chez moi, et que le tabac ça me dégoûte vraiment en ce moment, je le sens bien :up:

    Par contre, je suis au milieu de mon paquet de roulées, je le finis ou je le file à quelqu'un?
    En tout cas, je vais essayer ton truc de la fausse dernière, Yana, ça pourrait bien marcher :)
     
  5. Yana

    Yana
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    <<= Gauche // Droite =>>

    Léopoldine., si tu ne t'imagines pas ne pas sortir avec les fumeurs à la récré, attends peut être les vacances ?
    Tu peux aussi essayer de remplacer ton addiction : ma meilleure pote prenait un tic tac à la place de chaque clope qu'elle voulait fumer. moi j'en voyais pas l'intérêt, mais au moins avec ça, t'as bonne haleine ! :yawn:
     
  6. Syberia

    Syberia
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    Shake ya ass

    Je viens de faire une tentative il y a 2 mois ,j'ai stoppé la clope pendant 2 semaines ,puis j'en ai repris une puis deux, puis vous connaissez la chanson .
    J'ai 26 ans, je fume depuis que j'ai 15 ans et c'est vrai que cette clope elle représente quelque chose ,je m'imagine en non fumeuse ,et ,c'est bête mais ça me fait la sensation d'être une autre ,à mes yeux et aux yeux des autres .
    J'ai envie d'arrêter ,j'en ai ras le bol de cette dépendance pourrie ,même si ça va être difficile parce que c'est un sacré plaisir pour moi . J'ai peur de craquer si je bois un verre, quand je suis sur mes cours ou dans les moments ou je suis super stressée ,mais bon voila j'espère que la motivation sera plus forte .
    Bon c'est décidé je termine mon paquet et je stoppe !
    En tout cas je vous félicite d'avoir arrêté ,c'est une belle victoire et je te souhaite bon courage Léopoldine ,va nous en falloir un peu :)
     
  7. Eloyce

    Eloyce
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    Cheese nacho baby

    Ce topic est pour moi.
    J'ai une relation assez étrange avec la cigarette. J'ai commencé en début de seconde, j'ai arrêté quasiment toute l'année de première sans difficulté et puis aux alentours du bac de français (soit il y a deux ans) j'ai recommencé en étant de plus en plus addict.
    A l'époque ça allait encore. 2 ou 3 clopes par jour, maximum. Voire même plusieurs jours sans fumer sans ressentir de manque. Et puis cet été fut l'hécatombe: un paquet par jour pendant une semaine. Du coup depuis je galère à ne plus en avoir besoin. J'ai diminué (jusqu'à décembre j'en étais à 7 ou 8 par jour) et je me suis stabilisée à ce niveau là.
    Et puis je me suis mise avec mon copain, non-fumeur et anti-clope. J'ai décidé d'arrêter il y a environ un mois (j'avais déjà essayé fin décembre en fait, en me disant que j'allais comme ça prendre un bon départ pour 2010, mais j'avais pas réussi). Depuis, il m'arrive de ne pas fumer de la journée, mais ça reste assez rare. J'en suis actuellement à 3 maximum en général, ces trois derniers jours c'était une le matin et point barre. J'en suis assez fière et j'aimerais vraiment réussir à arrêter complètement. Là je m'avoue optimiste parce que je suis en vacances et donc souvent chez moi (je fume rarement à la maison). Mais une fois en cours c'est plus délicat de se cantonner à 3, je me lève à 6h pour me coucher à 23h et mon paquet prend souvent un coup dans la matinée.
    En fait, ça change tout quand on ne fume que lorsqu'on en a vraiment envie, et pas par habitude.
     
  8. slashingbee

    slashingbee
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    Hand.Cannot.Erase

    J'ai arrêté le 3 septembre 2009, je me sens la reine du monde :happy:
     
  9. Yana

    Yana
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    <<= Gauche // Droite =>>

    Pour celles qui ont réussi à arrêter pour de bon, quelle est votre attitude vis à vis des autres fumeurs ? Ca ne vous dérange pas qu'ils allument leur clope à coté de vous, ça vous torture, vous essayez de les convaincre d'arrêter... ?
     
  10. Aalia

    Aalia
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    la vieille

    La présence d'un fumeur ne me dérange absolument pas. Je n'ai pas envie du tout d'en allumer une avec lui, et puis je pense à autre chose : à notre conversation.. pas de fixette sur la clope comme ça pouvait être le cas au début.

    J'essaie de garder à l'esprit que je ne suis pas non-fumeuse. Je suis une fumeuse qui a arrêté de fumer. Je suis comme l'ex alcoolique qui a arrêté de boire et qui est condamné à zéro alcool jusqu'à la fin de ses jours : en dépassant les bornes de l'acceptable, je n'ai eu que deux solutions : fumer comme un pompier ou rien, zéro. la modération n'existe plus, je ne peux retourner à un état de "une de temps en temps", c'est fini et je ne dois jamais l'oublier, ni maintenant, ni dans 20 ans, sous peine de replonger.

    Mais je suis tellement fâchée avec la clope que je pense avoir peu de chance de retenter quoi que ce soit.

    Pour ce qui est des fumeurs, je ne les aborde pas comme ça pour leur expliquer ce que je pense de la cigarette, le chemin que j'ai parcouru et pourquoi ils se trompent. Pourtant je suis aujourd'hui une grande militante anti-tabac, mais j'attend un signe :
    • celui qui doute et qui m'en parle : je lui dit tout ce que j'ai sur le coeur
    • celui qui se voile la face par rapport aux dangers qu'il encourt : je lui raconte mes deuils, car oui j'ai connu des morts de la cigarette, tout un tas.
    • celui qui dit qu'il arrêtera un jour : oui mais plus il attend, plus ce sera dur!
    • Bref.. tous ceux qui commencent à aborder le sujet du tabac sans raison, que ce soit pour se justifier ou pour emettre des doutes.. j'estime qu'ils ont déjà un début de problème avec le tabac et que je peux les aider.
     
  11. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    J'espère un jour, pouvoir vous rejoindre sur ce sujet. J'ai un rapport tellement étrange à la cigarette et je ne pense pas que ce soit le bon moment pour arrêter, pour moi. Lors de mon dernier stage hospitalier, j'ai vu tellement d'horreurs que je me suis dis que si je n'arrêtais pas maintenant, je n'arrêterai jamais tant ça a mobilisé des choses dans ma tête. Mais je n'y suis pas arrivée.

    J'admire les gens qui arrêtent seuls, vraiment, tant ça me parait insurmontable. Mon médecin a prescrit un traitement à mon copain qui est tout nouveau et qui marche plutôt pas mal. Le gros avantage, c'est qu'il permet de se dégoutter tout seul de la cigarette et que tu arrêtes donc, progressivement.
     
  12. Aalia

    Aalia
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    la vieille

    le champix?
     
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