Mathilde, infirmière en psychiatrie, nous raconte son quotidien fait d'empathie et de soins

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Esther, le 26 juillet 2017.

  1. Esther

    Esther
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    Mélange instable
    Membre de l'équipe

    Kaus Australis, Black Phillip et Mlle C. ont BigUpé ce message.
  2. Lilas DUPONT

    Lilas DUPONT
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    J ai adore ce temoignage. Il est tres beau et tres vrai surtout. J ai une maman infirmiere qui a decide de passer son concours a 39 ans apres 20 ans en aide soignante. Elle est mtn en neurologie et va passer bientot le concours des cadres. C est un modele pour moi.
    Personnellement je travaille en tant qu auxillaire de vie dans une maison de retraite pour la periode d ete. En un mois j ai pu tous voir ou presque :un schizophrène en pleine crise a 8h du matin dans la salle d accueil (autant dire sue la pauvrz réceptionniste vacataire a pas compris). Les deces de personnes qui allaient tres bien une heure avant, la preparation de chambre pour la visite de la famille avec le défunt dans la chambre, les personnes isolees qui demandent juste une discution, et puis le pire pour moi les personnes entrain de vriller mentalement. J ai retrouvé par hasard en passant dans un couloir une residente qui rentrait dans le local electrique non ferme. Elle cherchaitsa chambre. Cette mm femme a reussi a aller au sous sol et est entree dans la salle de restauration du personnel. Encore une fois elle cherchait sa chambre. Et des residents comme ca j en connais au moins 4 en m en occupant tous les jours.
     
    Kaus Australis, doudouillitsa, ChansonMuette et 3 autres ont BigUpé ce message.
  3. Mollychérie

    Mollychérie
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    Trop de boulot

    Beau témoignage qui reflète bien, je trouve, une partie de la réalité des services psychiatriques :)
    Dommage de ne pas avoir insisté davantage sur l'importance de la pluridisciplinarité, notamment entre paramédicaux... Qui est absolument indispensable dans les soins, mais encore davantage dans le domaine de la santé mentale ! Je pense qu'aucun professionnel ne peut envisager d'y travailler consciencieusement sans mettre cette pluridisciplinarité dans ses priorités. Ceci, au bénéfice du patient que l'on a en face de soi... D'ailleurs, en tant qu'ergothérapeute, gros big up à mes collègues infirmiers au passage !
     
    Kaus Australis, ChansonMuette, Lilas DUPONT et 3 autres ont BigUpé ce message.
  4. Mollychérie

    Mollychérie
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    Trop de boulot

    @Nyxi C'est une bonne idée, oui, je vais peut-être prendre ma plume dès que j'en trouve le temps ! :loveeyes:
    Je désespère parfois aussi... Bien que je sente une très légère amélioration depuis quelques temps ! On tient le bon bout ! :langue:
     
    Kaus Australis, ChansonMuette, Mlle C. et 2 autres ont BigUpé ce message.
  5. Hysteriafol

    Hysteriafol
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    Merci Mesdmoizelles pour ces réactions, c'est vrai qu'en le relisant aujourd'hui je remarque qu'il manque à mon témoignage l'importance du travail en équipe, et surtout de la pluridisciplinarité indispensable à un travail efficace. C'est d'autant plus vrai qu'en psychiatrie on travaille énormément en binôme avec l'aide-soignant, et que l'infirmier est vraiment le lien entre tous les professionnels qui interviennent auprès du patient.
    Sachez en tous les cas que je ne dénigre absolument pas le travail de tous ceux qui nous entourent : aides-soignants, ASH, travailleurs sociaux, ergothérapeutes, éducateurs spécialisés, médecins...
    Et merci Madmoizelle d'avoir publié mon témoignage, en espérant dédiaboliser un petit peu le milieu psychiatrique. :)
     
    Kaus Australis, Matouh, Black Phillip et 7 autres ont BigUpé ce message.
  6. maijuinjuillet

    maijuinjuillet
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    ((Ayant été maltraitée en psychiatrie (douleurs neuropathiques très fortes, ie liées à des liaisons des nerfs, considérées comme psy par un médecin d'hopital qui m'a fait hospitaliser de force, aujourd'hui diagnostiquées dans un autre hôpital), je n'ai pas très envie de lire un témoignage dédiabolisant sur la psychiatrie))
     
    #7 maijuinjuillet, 27 juillet 2017
    Dernière édition: 27 juillet 2017
    Growing Entish, Gypsie Mérou et lavieennoire ont BigUpé ce message.
  7. lavieennoire

    lavieennoire
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    Ayant moi-même été hospitalisée en hôpital psychiatrique pour dépression lorsque j'étais adolescente, je ne peux témoigner que du mépris et et la condescendance du personnel médical et particulièrement des infirmiers et des aides-soignants surtout envers les patients les plus "atteints". J'ai même eu souvenir d'avoir entendu une discussion entre plusieurs infirlmiers et aides-soigants se moquant ouvertement de plusieurs patients. J'ajoute qu'ils en faisaient le moins possible, en prenant des pauses à ralonge (surtout celle du déjeuner qui durait en moyenne 3h) et le nombre trop important d'agents par rapport au nombre de patients.
     
    maijuinjuillet, Growing Entish et Gypsie Mérou ont BigUpé ce message.
  8. Hysteriafol

    Hysteriafol
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    Je mentirais si je disais que tous les patients sont contents de leur hospitalisation et si je disais que tous les collègues que j'ai rencontré sont toujours des personnes bienveillantes. Je ne mets absolument pas en doute vos expériences douloureuses en psychiatrie, c'est parfois le ressenti de nos patients.
    Pour autant malgré un quotidien parfois difficile (je ne compte plus le nombre d'insultes par lesquelles on a pu m'appeler, et j'ai également reçu un nombre non négligeable de coups au travail) je n'en conclus pas que tous les patients sont des connards ! Je pense que l'exercice inverse peut être envisageable.
    Et pour ce qui est du "surnombre" de soignants et de la durée de nos pauses, voilà un exemple concret : hier j'ai travaillé dans un service d'admission (psychiatrie adulte de crise) où nous étions 3 infirmières pour 26 patients (dont 2 patients en chambre protégée), j'ai réussi à prendre une pause de 15 minutes pour le déjeuner et entre 7h30 et 13h30 je n'ai même pas réussi à aller faire pipi (pourtant je bois du thé...).
     
    Kaus Australis, Elanore, ChansonMuette et 9 autres ont BigUpé ce message.
  9. Kounette

    Kounette
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    Only Lovers left Alive

    Je suis également étonnée de lire que certaines institutions ont un surnombre de professionnels par rapport au nombre de patient. J'ai toujours constaté l'inverse et il me semble que c'est ce que les hopitaux et EHPAD (vu à la tv récemment) dénoncent également.
    J'ai travaillé en Service de Soins de Suite et de Réadaptation Pédiatrique, en Foyer d'Accueil Médicalisé et en EHPAD et c'est plutôt l'inverse qui en ressort. Pour avoir assisté à pas mal de réunion de service, notamment en EHPAD, les infirmières, les AMP et les aides soignants s'estiment vraiment trop peu pour s'occuper convenablement de leurs patients à tel point qu'ils se sentent vraiment maltraitants.
    J'avais interrogé une AS quant à son emploi du temps : 6h-20h avec 15min de pause à midi et 15min à 15h et c'est tout. Et c'était rare qu'elle les prenait vu qu'elle était souvent toute seule avec 15 patients et qu'elle prenait du retard sur les soins.

    Je plussoie quant au travail pluridisciplinaire ! En tant que future psy j'ai du mal à concevoir la prise en charge d'un patient sans connaitre ses problématiques médicales, sociales ou autres et encore moins démarrer un travail avec lui sans que les autres professionnels n'en connaissent la teneur et l'utilité
     
    Kaus Australis, ChansonMuette, Babitty Lapina et 3 autres ont BigUpé ce message.
  10. Brigande

    Brigande
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    Ton expérience m'intéresse :)
    Je suis étudiante en soins infirmiers, et mon prochain stage aura lieu dans une clinique psy post-cure. Que peux-tu me dire des soins relationnels en psy ? Et du rôle infirmier dans les ateliers ?
    Merci d'avance :)
     
    Kaus Australis et Lilas DUPONT ont BigUpé.
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