Sauriez-vous garder votre calme face à une antiféministe ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Mymy, le 14 juin 2018 à 15:14.

  1. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    #1 Mymy, 14 juin 2018 à 15:14
    Dernière édition par un modérateur: 15 juin 2018 à 00:39
  2. Cépamoi

    Cépamoi
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    Fluffy inside

    Oui :lunette: La preuve, il n'y a jamais un débat qui tourne en free style sur le forum :troll:
    Allez, j'ai sorti ma blague et une expression des années 90, je peux lire l'article en paix :drama:
     
    Gabelote, Madz-Nana, Eclise et 14 autres ont BigUpé ce message.
  3. CaraNougat

    CaraNougat
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    Je pense que débattre dans le but de convaincre une personne qui a des convictions opposées est une perte d'énergie et de temps. En principe, j'expose juste en quoi mon point de vue diffère, et j'arrête l'échange là (IRL en tout cas). Peut être que mes paroles lui seront utiles à un autre moment dans sa vie, quand elle sera plus prête à envisager que sa position n'était pas la meilleure, mais on se rend vite compte quand un débat ne suffira pas à permettre à la personne de se remettre en question. La situation est différente quand le sujet n'est pas particulièrement important pour l'interlocuteur.ice et/ou qu'iel n'y a jamais vraiment réfléchi.
     
    Freehug, PousseMoussue, Eclise et 35 autres ont BigUpé ce message.
  4. Flowercream-

    Flowercream-
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    Who can be safe from death?

    Ca m'arrive régulièrement, de débattre avec des conservateurs, dont des anti féministes, de regarder leurs vidéos sur Youtube, de lire leurs articles.. Je trouve ça plutôt intéressant; et même stimulant, d'essayer de comprendre le point de vue de l'autre, je trouve. Ca m'aide beaucoup dans mes réflexions. J'ai des contacts et des potes de tout les bords politiques et idéologiques, des féministes, bien sûr, radicales, libérales, pro sexe, des anti féministes, des gens d'extrême gauche, des musulmans, des athées, des catholiques, et même des royalistes!
    Donc, ouais, je pourrais discuter avec elle sans m'arracher les cheveux, même si nous ne serons pas du tout d'accord.
     
    jorda, Burial, ImatinibGlivec et 15 autres ont BigUpé ce message.
  5. Cépamoi

    Cépamoi
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    Fluffy inside

    Ca va dépendre de l'humeur (un SPM change tout chez moi) et du sujet. De l'émetteur.ice aussi si je connais la personne avant.
    Je crois que je peux être bonne communiquante quand l'envie m'en prend mais si j'ai passé une période nulle, ca risque de crier. Je n'aurais pas de patience. Le pire étant si la période nulle m'a prouvé une forme d'impuissance: ça m'est déjà arrivé de me dire "OK, toi, c'est grave. Tu sais quoi ? Non seulement je vais te mettre le nez dans ton caca mais je vais le faire d'une manière qui va d'une certaine manière te faire payer pour le reste".
    Ce n'est vraiment pas une attitude glorieuse :facepalm:
    Édit:
    Comme quoi le fait d'être concernée n'empêche pas de faire de la récupération de luttes (je crois que l'expression convient).
    En même temps, pour que ça préoccupe, je crois qu'il faut quand même penser que la réponse est le dialogue.
    Donc j'imagine que cette vision est biaisée parce que du coup, ca revient à dire que c'est mieux de dialoguer
    Même si c'est personnel, ca tourne vite en injonction aux personnes qui se sentent concerné. es et je crois qu'on a tout à fait le droit de ne pas vouloir dialoguer ou de vouloir synthétiser une personne=l'oppression qui éventuellement me touche :hesite:
    Je crois qu'on a le droit de ne pas vouloir faire de pédagogie, de ne pas dialoguer sans pour autant avoir à se taire :hesite:
    En fait, il n'y a pas de règle générale mais uniquement des histoires particulières :hesite:
     
    #5 Cépamoi, 14 juin 2018 à 15:49
    Dernière édition: 14 juin 2018 à 15:58
    Freehug, La.La, TennanTen et 6 autres ont BigUpé ce message.
  6. lafeemandarine

    lafeemandarine
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    Y'en a pour trois pages...

    Avec ça, il y a le risque de tomber sur quelqu'un qui fait du "sealioning" (qui fait semblant de ne rien comprendre pour vous faire perdre votre temps). Cette page (en anglais) propose des pistes pour gérer ce genre de personne.
     
    Freehug, Burial, La.La et 10 autres ont BigUpé ce message.
  7. Nour + Nad

    Nour + Nad
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    Don't let the bastards grind you down

    Je peux pas m'empêcher de voir cet article comme un message implicite destiné aux madz du forum qui sont pas de la """"team dialogue""" (c'est sans doute voulu). :hesite:

    Perso, j'ai arrêté de dialoguer, purement et simplement, ça me demande trop d'énergie, de patience et c'est trop violent, émotionnellement parlant. C'est à dire que lorsque je rencontre des personnes aux propos qui me choquent/lis des commentaires qui me choquent, je dis rien, je change de sujet de conversation ou je laisse les autres parler à ma place et je fais en sorte d'éviter cette personne à l'avenir.

    Certaines idées et certains mouvements, comme le féminisme ou l'antiracisme (surtout quand t'as pas la position qu'il "faut"), sont tellement impopulaires que tu finis rapidement par avoir l'impression de te battre contre le reste du monde dès que ça vient dans une conversation parce-que la majorité sera contre toi. Au début, quand t'es solide et plein d'espoir (et que ça te touche pas personnellement surtout), ça va, tu discutes, t'essaies de convaincre mais quand tu deviens blasée et fragile, t'as plus trop envie de te lancer dans des débats dont tu sais que tu ressortiras pas indemne (#j'aipasenviededévelopperunulcère).
     
    Noelyse, Freehug, Table et 28 autres ont BigUpé ce message.
  8. Mymy

    Mymy
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    Member of ze Rédac', membre actif des Croisé-e-s contre l'invocation de Pierre Desproges, et accessoirement beau foufouillon.
    Membre de l'équipe

    Ah non pas du tout, c'est pour ça que j'ai tenu à expliquer à la fin qu'à aucun moment je ne juge celles qui n'ont pas envie de dialoguer. Je les comprends et parfois moi aussi je suis fatiguée, lassée, ou j'ai l'impression que la personne ne m'écoute pas, alors je ne me lance pas ou je coupe court. C'est pas un message caché, j'aurais pas eu peur de dire « Lettre à celles qui ne veulent pas dialoguer » si c'était le cas 8)
     
    Freehug, ben quoi ?, Aeslis et 2 autres ont BigUpé ce message.
  9. Margay

    Margay
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    J'ai passé 2 ans sur JVC donc non, ça me dérange pas du tout, et même j'adore ça :cretin: Je crois que ma passion est le débat (vu que je peux y passer des heures et me coucher à pas d'heure pour répondre, chercher des sources, étudier celle de l'adversaire, etc) Après, dans le cas énoncé par l'article, je pense que j'aurais pas pu beaucoup débattre parce que ma conclusion aurait assez vite été "Bah tu fais ce que tu veux, si tu veux être femme au foyer, des enfants, un mari, fais le, mais moi ça m'intéresse pas comme vie :dunno:" (bon, j'ai pas regardé la vidéo en entier because it's english ^^)
     
    Shadowsofthenight, Freehug, Emel- et 9 autres ont BigUpé ce message.
  10. Chat-au-Chocolat

    Chat-au-Chocolat
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    Quand est-ce qu'on mange ?

    J'adore débattre, mais pas sur des sujets aussi épidermiques (ou alors, il faut que la personne partage certaines idées avec moi, je ne pourrais pas débattre avec quelqu'un qui est à l'opposé extrême du spectre). C'est frustrant, rageant, chronophage, et ça ne sert à rien.

    Dans le cas du féminisme, je crois que j'aurais encore plus de mal à débattre avec une femme qu'avec un homme antiféministe. Pour moi, une femme est censée être acquise à la cause... Celles qui balancent des trucs aussi énormes que "la place des femmes est à la maison, elles sont moins intelligentes que les hommes blablabla", je suis désolée mais je ne peux pas. Ça me donne presque des envies de violence, car je ne comprends pas qu'on puisse être à ce point contre son propre camp. Pour moi ça relève de la bêtise pure et simple en fait (bon, je sais bien que c'est beaucoup plus compliqué que ça, mais la réaction que cela engendre chez moi est viscérale).
    Donc je n'aurais même pas essayé de dialoguer avec la madame de la vidéo, car pour moi c'est une perte de temps pure et simple. Reste le nez dans ton caca patriarcal, et ne viens pas m'embêter :drama:
     
    Shadowsofthenight, Freehug, Maud Kennedy et 15 autres ont BigUpé ce message.
  11. skippy01

    skippy01
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    La vie est une enseignante bien cruelle. Elle t'apprend la leçon après t'avoir fait passer l'examen.

    Moi, je ne débats que si il y a un socle commun au niveau des valeurs. C'est comme ça que ça se passe dans ma famille et ça donne des discussions hyper intéressantes.

    Un exemple réel: ma mère est féministe sur la majorité des questions, mais estime que la galanterie est une forme de politesse. Dans ce cas de figure, je suis ok pour débattre avec elle du caractère sexiste de cette dernière.

    Par contre, avec quelqu'un qui estime implicitement ou non que les femmes sont inférieures aux hommes, c'est pas la peine. Il est toujours difficile, voir impossible, de faire fléchir les valeurs d'autrui, et débattre dans ces conditions donne souvent beaucoup d'efforts pour peu, voire aucun résultat. Du coup, quelqu'un qui a des valeurs trop éloignées des miennes, je le raye de ma liste d'amis. Je veux bien être empathique, mais pas au point d'abîmer ma santé mentale, merci bien.
     
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  12. Flowercream-

    Flowercream-
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    Who can be safe from death?

    @Chat-au-Chocolat :
    Je ne sais pas si tu as lu l'excellent livre d'Andrea Dworkin, "les femmes de droite". Elle y explique pourquoi il y a des femmes qui sont conservatrices, anti féministes, et c'est très intéressant. Elle y fait preuve de beaucoup de compassion envers ces femmes, qui sont loin d'être bêtes, justement. Je comprends ton point de vue, bien sûr, mais ces femmes savent bien que le monde n'est pas parfait pour elles. La gauche aussi est misogyne, et elles n'ont pas envie d'être poussées à servir d'esclaves sexuelles disponibles à tout les hommes ( ce qui s'est passé lors de la " libération sexuelle", les femmes hippies, les compagnes de ces hommes de gauche étaient très fréquemment violées, forcées ). Et elles s'allient au patriarcat, aux hommes dans l'espoir d'être " protégées " de la violence masculine. Une sorte de "deal" : je reste à ma place, je suis à la maison à faire des enfants et les élever, et en échange, j'ai le statut respectable de femme mariée et de mère, j'échappe à la mauvaise réputation des femmes qui n'ont ni enfants ni mari, à la misère et à la prostitution, au viol, etc.

    En fait la différence majeure entre le sexisme des hommes de gauche et ceux de droite est bien là : pour l'homme de gauche, les femmes doivent absolument coucher, avec un maximum d'hommes, être toujours disponible sexuellement, être "libérées" sexuellement. Et pour l'homme de droite, l'épouse lui appartient, elle n'a qu'un seul partenaire, son mari, elle se doit d'être "pure". Voilà ce que choisissent les femmes de droite : un seul mari, à qui elle devra bien sûr disponibilité sexuelle et obéissance, qui lui "offrira" un foyer et une certaine "stabilité", et l'étiquette confortable et respectable d'épouse et de mère, plutôt que des dizaines de relations plus ou moins forcées et sans attaches, sans sécurité matérielle, et avec l'étiquette infamante socialement de " salope ", de femme de mauvaise vie.
     
    #12 Flowercream-, 14 juin 2018 à 17:29
    Dernière édition: 14 juin 2018 à 17:37
    Shadowsofthenight, sophiebrld, Lysine_ et 19 autres ont BigUpé ce message.
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