Je viens de poster un message semblable sur l'ECM et je tenais à le partager ici aussi.
Je me sens loin et impuissante et je ne sais pas quoi faire. Même loin et pas touchée directement (ni moi, ni mes proches), j'étais en larmes hier.
J'ai débarqué ici hier soir dès que j'ai appris la nouvelle parce que j'étais toute seule chez moi et que n'ayant pas de proches là-bas ma première pensée a été pour vous les madZ et vos proches. Et je voulais vous dire (et j'irai sans doute le répéter sur le topic consacré) que j'ai été particulièrement touchée par l'élan de solidarité qui s'est organisé spontanément, les madZ et la rédac' venant assurer qu'ielles et leurs proches allaient bien, les messages proposant ou demandant un hébergement par ou pour des madZ et/ou leurs proches, l'initiative des traductions dans le plus de langues possibles pour les touristes étrangers, mes copines ECMiennes que j'aime d'amour qui ont sorti leurs blagues les plus nulles et leurs gifs les plus mignons pour que l'ECM soit un refuge pour se changer efficacement les idées...
Vous me donnez espoir, vous me donnez foi en l'être humain malgré tout.
Vous êtes tou.te.s des personnes absolument extraordinaires, je suis heureuse et fière de vous avoir même si je connais finalement très peu d'entre vous, et je tenais à vous le dire !
J'ai pensé à vous, à mes ami.e.s, à moi, à nos enfants ou futurs enfants pour celleux qui en veulent. Je suis *presque* prof (j'ai mon CAPES, je suis en report de stage) et j'ai pensé à mes petit.e.s élèves de cours particuliers, aux pitchounes dont je m'occupe l'été au centre de loisirs ou à la danse pendant l'année, à leurs réactions au mois de janvier et à celles qu'ils auront en apprenant les nouvelles, à leurs parents et à mes collègues enseignants de tous niveaux qui vont avoir la lourde tâche d'aborder le sujet parce qu'il faut en parler, à ceux qui risquent d'être stigmatisé.e.s à cause des amalgames...
J'ai digéré un peu cette nuit mais je suis toujours sous le choc. Je n'arrive pas à réfléchir. Je ne suis pas en colère. Je n'ai pas peur non plus. Et je ne me retiendrai pas de sortir à cause de tout ça. Je ne sais pas comment réagir sinon en aimant mes proches le plus fort possible. Je veux rester joyeuse, continuer à sourire, parce que c'est atroce à dire mais la vie continue et je ne me sens pas légitime pour être triste alors qu'aucun de mes proches n'est touché. Je ne sais pas quoi faire ou quoi dire. J'aimerais faire plus. Je me sens tellement impuissante.