Bonjour, je me permets moi aussi de mettre un petit message ici.
J'ai la chance de ne pas vivre à Paris, et de n'avoir aucun proche là bas.
Cependant, je ne peux pas ne pas me sentir concernée. Étant toulousaine, ces horreurs me font raviver le sentiment de terreur que nous avions vécu lors des attaques de Mohamed Merah en mars 2012.
Je ne peux pas ne pas repenser à la tristesse infinie que j'avais ressentie en janvier.
Et voilà qu'hier soir, après avoir regardé un bon film, en tombant par hasard sur TF1, j'apprends que Paris est en plein chaos.
Avec ma mère nous avons suivi minute par minute, ne sachant pas trop ce qu'il se passait, qui était responsable... Et on voyait le bilan humain s'alourdir de minutes en minutes. Passant de 18, à 30, à 60. Puis les déclarations après l'assaut du Bataclan "une centaine de victimes".
J'ai éteint ma télé, je n'en pouvais plus. Pour autant, je n'ai pas réellement trouvé le sommeil. Les témoins, blessés, familles des victimes et des disparus, les forces de l'ordre, les secouristes, les bénévoles n'avaient pas l'opportunité de se reposer eux.
Je ne pouvais pas non plus m’empêcher de penser aux gens qui allaient subir les amalgames. Les commentaires haineux envers les Musulmans, Arabes, et immigrés commençaient déjà à fleurir sur les réseaux sociaux.
Et ce matin, en voyant le bilan humain, je n'ai pas pu m'empêcher de pleurer. Surtout quand on sait qu'il y a encore tant de personnes entre la vie et la mort, tant de personnes disparues... Et donc que ça risque d'empirer.
J'espère juste qu'on saura être aussi unis qu'on avait pu l'être en janvier, c'est la seule chose qui nous permettra de ne pas céder à la terreur qu'on souhaite nous imposer. Qu'on soit solidaires les uns envers les autres, qu'on arrête de cracher sur les autres, qu'on soit tous là pour la France et pour montrer que nous sommes forts.
Bon courage aux forces de l'ordre, aux personnels de santé, et j'adresse toutes mes condoléances aux familles et proches des victimes de la barbarie humaine.
Vive la France, le pays des droits de l'Homme.