Moi je suis un peu déçue de l'article parce que je m'attendais à un "comment concilier carrière et famille" et non pas un "c'est possible".
Je pensais lire le témoignage d'une Madz qui arrive à faire carrière en ayant des enfants.
Je rajouterai juste que c'est évidement possible mais c'est loin d'être de tout repos.
 
Étant mère et travaillant à plein temps (sans toutefois avoir un poste à responsabilité) je pense que c'est possible. Toutefois l'entourage a un rôle clé quand la maman travaille. Si vous avez un conjoint qui travaille tard le soir, une famille éloignée ou occupée, des voisins indisponibles ou un budget limité de baby sitting.. il est clair que ça va compliquer les choses. Mais si au contraire vous pouvez déléguer, que ce soit gratuitement par l'entourage ou en embauchant, oui c'est très faisable. L'organisation est la clé.

Moi perso je suis quelqu'un qui n'aime pas avoir trop de responsabilités professionnelles mais chacun ses choix.

Il y a aussi de plus en plus de reportages dédiés aux "Mompreneurs", ces mamans qui décident de créer leur activité tout en ayant des enfants (parfois en bas âge) et qui arrivent à faire tout ça!
 
J'ai toujours pensé que j'aurais des enfants tôt (25/26 ans, mes parents m'ont eue à 24) mais au final comme j'ai pas encore terminé mes études ... :hesite: j'attendrai peut être un peu. En tous cas je ne ferai de croix ni sur un boulot qui me plait ni sur ma vie de famille !

J'ai deux parents qui bossent beaucoup, c'est vrai que parfois je leur en voulais un peu mais au final j'ai survécu et aujourd'hui grâce à eux je sais que c'est possible de mener les deux de front. Cependant mes parents ont eu la chance d'avoir les grands parents à portée de main (je les voyais tous les jours) et aussi le fait que j'ai dix ans de + que mon frère a fait que j'ai pu beaucoup m'occuper de lui.

Le livre cité a l'air super intéressant en tous cas, il est temps que les femmes réalisent que la famille ne repose pas que sur elles et qu'on peut avoir les deux, comme les hommes (et aussi glander, faire du jardinage, etc)
 
J'ai un avis un peu nuancé sur le témoignage. J'ai lu une interview récemment de la directrice de l'ENA et je trouve aussi qu'elle a un discours motivant. Maintenant tout dépends de la situation de chacun.
Si vous êtes haut cadre de la fonction publique ou haut dirigeant (chose qui court pas les rues on est d'accord), en ayant 3 enfants, c'est peut être faisable mais il faut des nerfs d'aciers et accepter de ne pas être là pour chaque moment de ses enfants. Ce qui n'est pas nécessairement quelque chose de négatif. C'est valable pour les hommes et pour les femmes. Se lever à 6h, partir travailler et revenir à 21h, ce n'est pas simple non plus.
Ensuite, évidemment si on a les moyens d'avoir une nourrice c'est plus simple, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Prenons le cas de femmes non qualifiées qui ne peuvent pas décrocher un emploi à temps plein, cela devient absolument pas rentable de travailler.

Je suis largement pour que chacun homme ou femme, puisse aller le plus loin possible. Mais je trouve que parfois on fais culpabiliser les femmes qui restent chez elles pour éduquer leurs enfants. "Je suis fière de donner un exemple positif à mes enfants". Bien, bien. Et donc, les autres qui ne font pas le même choix ? J'ai peur qu'on tombe parfois dans l'excés inverse.

Ma mère a arrêté de travailler pour m'élever mais n'avait pas un métier qui lui plaisait. Et j'ai toujours dis que je ne ferais pas comme elle, que je voulais être indépendante. Aujourd'hui, je tiens le même discours mais je sais aussi que si un jour, j'ai un poste à responsabilité, je n'aurai jamais le temps de faire ce que ma mère a fait pour moi. J'en suis consciente et de le savoir me permets de comprendre les tenants et aboutissants des choix que je devrais faire. Dans ma vie privée ou professionnelle.
 
J'ai un avis un peu nuancé sur le témoignage. J'ai lu une interview récemment de la directrice de l'ENA et je trouve aussi qu'elle a un discours motivant. Maintenant tout dépends de la situation de chacun.
Si vous êtes haut cadre de la fonction publique ou haut dirigeant (chose qui court pas les rues on est d'accord), en ayant 3 enfants, c'est peut être faisable mais il faut des nerfs d'aciers et accepter de ne pas être là pour chaque moment de ses enfants. Ce qui n'est pas nécessairement quelque chose de négatif. C'est valable pour les hommes et pour les femmes. Se lever à 6h, partir travailler et revenir à 21h, ce n'est pas simple non plus.
Ensuite, évidemment si on a les moyens d'avoir une nourrice c'est plus simple, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Prenons le cas de femmes non qualifiées qui ne peuvent pas décrocher un emploi à temps plein, cela devient absolument pas rentable de travailler.

Je suis largement pour que chacun homme ou femme, puisse aller le plus loin possible. Mais je trouve que parfois on fais culpabiliser les femmes qui restent chez elles pour éduquer leurs enfants. "Je suis fière de donner un exemple positif à mes enfants". Bien, bien. Et donc, les autres qui ne font pas le même choix ? J'ai peur qu'on tombe parfois dans l'excés inverse.

C'est vrai que ce luxe de pouvoir tout avoir repose bien souvent sur des moyens financiers et familiaux qui ne sont pas donnés à tout le monde ... Et c'est triste à dire mais généralement les femmes en pâtissent en 1er car généralement leur salaire est le moins élevé et que d'un point de vue social on voit + une femme arrêter de bosser qu'un homme :sad:
 
Naïvement, le titre de l'article m'avait fait presque bondir de joie ("oui, je vais trouver la solution miracle dans cet article!"). Comme beaucoup d'autres Madz, j'en ressors déçue. Ça ne prouve rien...

Je suis en 4ème année de médecine. La médecine ça a toujours été mon rêve. Maintenant que j'y suis, mon rêve en tête de liste, c'est une famille. Et je me noie dans mes questions.
Bien sûr que, quel que soit le métier, toute femme PEUT avoir un enfant (on peut même à 14 ans.. pour dire >_<). Ma question à moi, c'est, est-ce que je saurai m'occuper de mes enfants. Est-ce que mes enfants seront heureux, est-ce qu'ils m'en voudront, est-ce qu'ils garderont une image amère de leur enfance, est-ce que je serai là pour leurs premiers pas, leurs premiers mots, toutes leurs premières fois ? Est-ce que mon couple va voler en éclats à cause de moi ?
J'ai grandi avec une maman en congés maternels, qui venait me chercher tous les midis à l'école pour que je mange à la maison, qui me lisait des histoires tous les soirs pour m'endormir, qui m'organisait des fêtes d'anniversaire digne d'une princesse et qui m'accompagnait à la bibliothèque tous les mercredis après-midi. Ma maman est une maman parfaite, et moi mon rêve, bien sûr, c'est de lui ressembler. C'est d'offrir à mon enfant la même enfance que j'ai eu l'énorme chance d'avoir. Mais ça me serre le coeur rien que d'écrire tout ça parce que je sais bien au fond de moi que ça ne sera pas le cas.
En 4ème année déjà, je peine à trouver du temps pour moi. Puis il y aura l'internat, à 60 heures hebdomadaires en moyenne..
Alors oui, j'avoue que j'ai déjà pensé à revoir mes ambitions à la baisse, voire même à me réorienter. Et pour être tout à fait honnête, ça m'arrive même encore d'y penser, de temps en temps.
Il semble que dans tous les cas, il y a quelque chose à sacrifier.
 
Je n'ai pas lu tous les commentaires (parce que ma fille vient de se coucher, mon mari vient de rentrer et qu'on va manger) mais comme beaucoup je suis d´çue par l'article. Je suis étudiante ET je travaille ET je suis maman. ET j'ai du mal à gérer ET NON ce n'est pas que du bonheur.
On a tout juste les moyens de payer une nounou agréée et affiliée à une crèche et une baby-sitter pour compléter une fois par semaine. On ne peut tout simplement pas se permettre de finir à des horaires pas possibles. Sans compter que dans mon cas en tout cas, ma fille me manque.
Il ne faut pas nier non plus la fatigue du aux nuits en pointillés (ou alors il faut avoir une nounou la nuit aussi ?), à l'allaitement si on y tient (et je ne suis pas prête à sacrifier ça), à l'investissement mental, à l'investissement physique.
S'ajoutent à ça les difficultés de couple auxquelles très peu échappent.

Moi aussi en voyant le titre je me suis dit "il y a donc une solution !". J'ai lu, j'ai vu que non. En me reconnectant plus tard je me suis dit "ah tiens, je n'avais pas fini cet article", j'ai relu et en fait si, j'avais fini, mais je n'avais rien trouvé de satisfaisant.

Je ne suis pas énarque, je fais un travail qui me passionne mais payé chichement, j'ai une fille et j'ai du lâcher un de mes postes parce que je n'assurais plus sur aucun front, ni comme professionnelle, ni comme étudiante, ni comme mère, ni comme épouse, et... encore moins comme femme face à elle-même.

Mon post est un peu maladroit et fouilli. On peut concilier les deux mais il y a de toute façon des sacrifices à faire et je crois que pour moi c'est peut-être la solution la moins insatisfaisante, et si je crie parfois mon bonheur, il a un prix.
Il ne suffit pas de vouloir pour pouvoir, ce n'est pas un simple parti pris idéologique.

J'ai choisi un métier qui, à l'avenir, me permettra sûrement de m'occuper de ma fille plus que beaucoup de mamans et j'ai une chance énorme. Mais la directrice de l'ENA qui a absolument toutes les cartes en main et qui vient expliquer que c'est pas si compliqué (je n'ai pas lu le livre mais c'est l'impression que donne l'article), je trouve ça limite irrespectueux. Elle doit travailler beaucoup oui, mais elle peut aussi se payer des super vacances et des super nounou à temps plein.
Mon mari avons pas mal d'aides et de chance mais je pense notamment à toutes les mères célibataires qui ne font pas forcément le boulot de leur rêve...

Je trouve aussi que c'est un discours très culpabilisant, comme beaucoup de discours autour de la maternité.
 
Moi aussi je suis déçue de l'article. Je m'attendait à des pistes de solutions et pas un voeux pieux.
J'etais persuadée que je n'aurai aucun probleme pour conjuger les deux, et me suis meme dirigée dans la fonction publique pour éviter ça.
Ben loupé. Et je suis juste enceinte.
Je me suis investie comme une damnée ces deux dernieres années, et là on me refuse un avancement: "tu comprends t'es enceinte, tu pourra pas t'investir autant dorenavant"... Mon conjoint ne travaille pas et va s'occuper de notre enfant, mais il a quand même été décidé qu je pourrai pas.
Depuis que je suis enceinte mon chef se plaint à qui veut l'entendre que je suis un poids (parce que je vais plus souvent au toilettes) et que de toute façon je vais le lacher pour partir en congé maternité.
Mon collegue qui eu une peritonite et à passer 6 mois à l'ostho n'a jamais eu de problème pour autant lui. Au moins mon congé maternité et planifié lui.
Alors oui je ne peux plus faire des dizaine d'heures sup le week end en ce moment parce que je suis fatiguée, mais quand mon collegue a été malade il ne pouvait plus non plus et lui il l'a eu son avancement...

Alors oui je pensait pouvoir tout combiner, car j'ai la chance d'avoir un conjoint hyper aidant. Je suis fatigué, il prends en charge tout pour que je puisse me concentrer sur le boulot (jusqu'à me conduire au travail pour me faciliter la vie). Mais on a decider à ma place que non je ne pouvais pas et là le plafond de verre, je me le suis bien pris dans la tête.
 
Moi aussi je suis déçue de l'article. Je m'attendait à des pistes de solutions et pas un voeux pieux.
J'etais persuadée que je n'aurai aucun probleme pour conjuger les deux, et me suis meme dirigée dans la fonction publique pour éviter ça.
Ben loupé. Et je suis juste enceinte.
Je me suis investie comme une damnée ces deux dernieres années, et là on me refuse un avancement: "tu comprends t'es enceinte, tu pourra pas t'investir autant dorenavant"... Mon conjoint ne travaille pas et va s'occuper de notre enfant, mais il a quand même été décidé qu je pourrai pas.
Depuis que je suis enceinte mon chef se plaint à qui veut l'entendre que je suis un poids (parce que je vais plus souvent au toilettes) et que de toute façon je vais le lacher pour partir en congé maternité.
Mon collegue qui eu une peritonite et à passer 6 mois à l'ostho n'a jamais eu de problème pour autant lui. Au moins mon congé maternité et planifié lui.
Alors oui je ne peux plus faire des dizaine d'heures sup le week end en ce moment parce que je suis fatiguée, mais quand mon collegue a été malade il ne pouvait plus non plus et lui il l'a eu son avancement...

Alors oui je pensait pouvoir tout combiner, car j'ai la chance d'avoir un conjoint hyper aidant. Je suis fatigué, il prends en charge tout pour que je puisse me concentrer sur le boulot (jusqu'à me conduire au travail pour me faciliter la vie). Mais on a decider à ma place que non je ne pouvais pas et là le plafond de verre, je me le suis bien pris dans la tête.
Jessy Cat, je voulais réagir à ton témoignage. Déjà, je te souhaite bon courage et j'espère que ta grossesse se passera au mieux ^^
Tu dis travailler dans la fonction publique. Tu es statutaire ou contractuelle ? Tu parles de quel genre d'avancement. Car tout est assez réglé dans la Fonction Publique, du coup, tu dois pouvoir faire valoir tes droits. D'autant plus si tu as entendu clairement ton supérieur qualifié ta grossesse de poids.

Mais la grossesse est le sujet sensible pour beaucoup d'employeurs. Une femme entre 25 et 40 ans, c'est limite une bombe à retardement pour eux. Elle va partir plusieurs mois en congés maternité et peut être même en congé parental. Et limite, il faudrait presque s'excuser d'avoir d'être enceinte.
Et si d'un côté on a les patrons idiots qui voient leurs employées enceintes comme un poids de l'autre on a les témoignages des fameuses dirigeantes qui peuvent tout faire et témoigne n'être parti en congé maternité que 10 jours avant le terme. Soit t'es un poids, soit t'es superman. C'est n'importe quoi.
 
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Je pense pas qu'il y ait de recette miracle pour "concilier carrière et famille". Ça dépend de choses extrêmement subjective: comment vous avez vécu votre enfance, quel genre de personnalité vous avez, quelles sont vos valeurs, votre entourage actuel, vos moyens... Mais ce qui est à la base de tout ça c'est l'objectif qu'on se met c'est pour ça que je ne trouve pas cet article décevant du tout. A quoi bon avoir toutes les clefs en main pour concilier tout ça si nous même on s'en croit pas capable! Moi j'irais lire ce livre parce que quand elle parle de cet espèce de syndrome de l'élève parfaite je m'y retrouve parfaitement, et j'y retrouve aussi toutes les amies que j'ai pu avoir. Ça en fait mal. On est toutes très sérieuses, on prend nos responsabilité, on ne surévalue jamais nos compétences, et à côté de ça on voit ces mecs bien dans leur peau qui osent se lancer même s'ils ont pas la bonne réponse, même s'ils sont pas parfait, et s'ils se trompent c'est pas grave, ils se relèvent et retentent aussitôt. Ils se donnent une chance eux. Pourquoi est-ce que nous ça nous viendrait pas naturellement aussi? S'il nous faut tout maîtriser avant de se lancer alors on ne peut plus vraiment parler de "se lancer". S'il faut vraiment une recette magique je dirais que le plafond de verre il faut le briser en nous même.
 
Ahah, ça me fait un peu rire ce genre d'article... (en fait non, ça m'énerve).
Décider de ne pas se mettre de barrière mentale, voire morale, au fait de vouloir concilier vie de famille et carrière, certes. Très bien.
Mais faire comme si, alors même qu'on n'est absolument pas en situation (le témoignage ne fait état que d'une projection dans l'avenir), ça y est, on avait trouvé "la clef"... Quelle blague.
Je vois de plus en plus fleurir ce genre d'articles et/ou témoignages sur le "oui, vous pouvez tout avoir" et je trouve cela non seulement mensonger mais culpabilisant pour celles qui galèrent.
Et cette théorie selon laquelle on se plaindrait mais qu'en fait, on prendrait "plaisir" à jongler entre tout, qu'on se sentirait boostée par ça, fière... Peut-être que certaines prennent leur pied à ça et que ça les flatte, qu'elles se sentent indispensables et wonderwoman d'être sur tous les fronts... Mais ce n'est clairement pas le cas de tout le monde. Et je reste intimement persuadée que non, on ne peut pas assurer à tous les niveaux. Que "ne pas choisir", c'est choisir quand même, au final. Choisir de faire cohabiter deux aspects de sa vie (la famille et la carrière) qu'on ne pourra pas mener à 100%. Dans lesquels il y aura toujours une frustration, de la culpabilité, une certaine forme de regrets.
J'ai fait Sciences Po Paris, j'ai fêté mes 30 ans il y a trois mois, je suis consultante, proprio d'une maison, mariée et maman de deux enfants. On m'a déjà dit, à plusieurs reprises, que je représentais une "success story". Et pourtant, si les gens voyaient l'envers du décor, je doute qu'ils continueraient à penser cela...
Mes enfants ont 3 ans et 6 mois, un âge extrêmement prenant. Les journées commencent à six heures au plus tard, weekend compris, et je ne commence à souffler que lorsqu'il sont couchés. Enfin par "souffler", j'entends que mon mari et moi pouvons faire de la paperasse, la vaisselle, ranger le bordel etc... En ce moment ils sont malades (entrée à l'école du grand oblige, c'est "gastro party"...), et ça tombe mal car je suis en pleine mission de terrain hyper prenante. Mon mari et moi nous relayons entre l'école qui appelle, la nounou qui envoie un sms "la petite a 39°", le pédiatre, et nos boulots. La dernière fois, l'école a appelé, mon fils ne cessait de vomir, mais je ne pouvais absolument pas ne pas assurer un séminaire que j'animais, et mon mari était également professionnellement coincé. Personne n'est allé chercher mon fils, il a dû attendre l'heure habituelle. Quand je suis venue le chercher, il pleurait, avait été changé et douché par le personnel de la garderie car il s'était fait dessus, étant très mal. Je me suis sentie la pire mère du monde, et les regards du personnel n'ont pas aidé. Et au boulot, pas mieux... Il y a quinze jours, j'avais ramené du travail à la maison car, coincée par les horaires des petits, j'avais pris du retard dans la production de mon diagnostic. Couchée à point d'heure et physiquement épuisée, je suis partie le lendemain au travail en oubliant un dossier important sur la table de mon salon. Ambiance, ambiance quand ma responsable l'a vu.
Ce sont de simples micro-exemples du quotidien. Auxquels s'ajoute la frustration de ne pas passer beaucoup de temps de qualité en tête-à-tête avec mon mari. De peu voir mes parents. D'être fatiguée le weekend pour jouer ou faire du vélo avec mon fils. De me sentir mal les moments où je perds patience quand la petite me fout du petit pot potiron partout alors que je viens de laver. Sauf qu'elle a 6 mois, elle n'est pas responsable et lui gueuler dessus ne sert à rien... Quand je vais au cinéma, c'est un évènement... Je sors peu, et pourtant je suis tout le temps crevée. Les journées sont speed du début à la fin. Cette semaine, j'ai perdu deux kilos. Deux kilos d'épuisement. Il n'y a pas un jour où je ne questionne mon choix de vie. Pas un jour où je ne me demande si je n'aurais pas dû privilégier de vivre dans un endroit moins cher, où j'aurais pu me permettre de ne pas travailler. Mais j'aime mon travail. Peut-être aurais-je dû ne pas faire d'enfants, alors? Mais je voulais des enfants, c'était un besoin viscéral que j'avais au fond de moi, et je les aime. Alors quoi? Est-ce moi qui suis particulièrement nulle? Je ne peux pas me plaindre d'avoir un mari qui n'assume pas, on est sur un système égalitaire. Je ne peux même pas me plaindre d'avoir un employeur sexiste, ils sont plutôt conciliants. C'est juste que, à l'heure actuelle, je ne vois pas comment on peut tout bien faire. Honnêtement. Alors si certaines femmes ont le sentiment d'y arriver, tant mieux pour elles. Mais qu'on ne vienne pas me dire que c'est juste une question de choix, de disponibilité d'esprit, de "façon de voir les choses". Non, un métier à responsabilités c'est prenant et impliquant. Des enfants c'est chronophage et stressant. Les deux cumulés, c'est dur et on n'y trouve pas forcément de satisfaction masochiste comme c'est parfois sous-entendu.
 
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