Naïvement, le titre de l'article m'avait fait presque bondir de joie ("oui, je vais trouver la solution miracle dans cet article!"). Comme beaucoup d'autres Madz, j'en ressors déçue. Ça ne prouve rien...

Je suis en 4ème année de médecine. La médecine ça a toujours été mon rêve. Maintenant que j'y suis, mon rêve en tête de liste, c'est une famille. Et je me noie dans mes questions.
Bien sûr que, quel que soit le métier, toute femme PEUT avoir un enfant (on peut même à 14 ans.. pour dire >_<). Ma question à moi, c'est, est-ce que je saurai m'occuper de mes enfants. Est-ce que mes enfants seront heureux, est-ce qu'ils m'en voudront, est-ce qu'ils garderont une image amère de leur enfance, est-ce que je serai là pour leurs premiers pas, leurs premiers mots, toutes leurs premières fois ? Est-ce que mon couple va voler en éclats à cause de moi ?
J'ai grandi avec une maman en congés maternels, qui venait me chercher tous les midis à l'école pour que je mange à la maison, qui me lisait des histoires tous les soirs pour m'endormir, qui m'organisait des fêtes d'anniversaire digne d'une princesse et qui m'accompagnait à la bibliothèque tous les mercredis après-midi. Ma maman est une maman parfaite, et moi mon rêve, bien sûr, c'est de lui ressembler. C'est d'offrir à mon enfant la même enfance que j'ai eu l'énorme chance d'avoir. Mais ça me serre le coeur rien que d'écrire tout ça parce que je sais bien au fond de moi que ça ne sera pas le cas.
En 4ème année déjà, je peine à trouver du temps pour moi. Puis il y aura l'internat, à 60 heures hebdomadaires en moyenne..
Alors oui, j'avoue que j'ai déjà pensé à revoir mes ambitions à la baisse, voire même à me réorienter. Et pour être tout à fait honnête, ça m'arrive même encore d'y penser, de temps en temps.
Il semble que dans tous les cas, il y a quelque chose à sacrifier.
Ca me fait du bien de lire ta réaction à l'article parce que je me retrouve vraiment dans ce que tu dis. Je suis aussi en 4e année de médecine (hé oui ^^), et ça fait un petit moment que je me pose ces questions un peu angoissantes. Quand j'ai vu le titre de l'article, je me suis dit que j'allais peut être avoir des réponses et en fait pas du tout.
J'ai toujours eu envie d'avoir des enfants (et si je pouvais j'en ferais dés maintenant!), de passer du temps avec eux et d'être pour eux une "bonne mère" comme ma maman l'a été avec moi, très présente.
Je suis rentrée en médecine sans trop savoir dans quoi je m'engageais, et maintenant j'ai l'impression que dans trois ans il va falloir que je fasse un choix que je redoute.
J'ai fait un stage en pédiatrie, j'ai adoré, et j'aimerais vraiment faire de la pédia... Seulement on me dit que l'internat est hyper prenant (bosser de 8h à 21h30, plus les gardes... :s), ça me fait trop peur.
Et d'ailleurs: quelle spécialité me permettrait vraiment de passer du temps avec ma famille? Peut-on faire une carrière en exerçant à mi-temps? ce sont des questions auxquelles on ne nous répond pas en médecine. J'ai l'impression que dans ce métier il y a une espèce de fierté du sacrifice, qui fait qu'on n'a pas le droit d'envisager d'avoir des horaires convenables et du temps libre.
Bref, tout ça pour dire, tu n'es pas la seule. Et je ne vois pas d'alternative au sacrifice de l'une ou l'autre de mes valeurs.

Et ce n'est pas seulement une question de femmes: mon copain, qui est en 6e année, se pose exactement la même, et il aimerait lui aussi avoir du temps pour lui et pour s'occuper de sa famille plus tard!
 
Bon OK, déculpabiliser, accepter qu'on fait ce qu'on peut, faire un travail sur soi-même, c'est bien. C'est très bien. Mais en définitive, ce que j'entends, c'est que c'est encore aux mères de prendre sur elles pour tout mener de front, et avec le sourire... Quand est-ce-qu'on parle du rôle des employeurs, des pouvoirs publics et des conjoints dans tout ça?
 
Alors moi j'ai pas lu tout vos messages ni l'article qui apparemment n'apprends rien.
J'ai l'envie comme vous toutes de concilier vie pro et vie familiale mais ce n'est que l'expérience qui y répondra.
Ne faut-il juste pas vivre ? la perfection n'existe pas.

Enfant d'une mère très prise dans son travail, j'en ai souffert et voulu à ma mère à telle point que je me refuse de faire son métier passionnant dans le domaine médical.
On peut avoir l'impression de bien faire mais ce sont seulement les enfants qui peuvent réellement le dire.
 
C'est pas la première fois qu'il est publié un article témoignage qui au final ne témoigne de rien et/ou manque clairement d'informations sur le sujet (j'ai en tête les articles sur les clubs libertins ou Je suis une sorcière wiccane, pour exemple.). Quel est l'intérêt ?? D'autant que là le sujet n'est traité que dans la théorie, oui on peut choisir de tout choisir mais est-ce que pour autant ça va être viable au final ? Ca on ne le sait pas puisque le témoignage n'est pas basé sur une expérience réelle.

Heureusement il y a les commentaires. Sauf qu'ils prouvent bien que tout le monde n'est pas égal dans la vie, de par son vécu, ses attentes, ses capacités et que si certaines réussissent à priori à concilier carrière et famille, d'autres pas du tout. Et même si je suis du côté du "On a toujours le choix", les aléas de la vie font que parfois on a pas les options de choix que l'on aimerait avoir et si tout le monde pouvait bien l'imprimer ça serait fantastique ! Une femme qui mène super bien sa carrière mais dont l'enfant a des soucis de santé elle peut difficilement faire le choix de mener les deux de front sans sourciller, ou une maman qui a une carrière très/trop prenante va forcément empiéter sur sa vie de famille ou personnelle. Après on peut avoir une belle carrière et une belle vie de famille, sans que la carrière soit dans un domaine exceptionnel (genre tu peux avoir une super carrière dans la vente de fringues, et là ça t'empêche pas d'avoir une vie de famille, mais ça n'a rien à voir avec un truc comme être chirurgienne ou autre boulot qui bouffe du temps.). C'est quoi avoir une carrière au final en vrai? C'est presque ça la question...

J'aimerais faire le choix de tout mener de front, car j'ai envie de croire dans ce genre de modèles. Sauf que le métier pour lequel je suis formée et que j'exerçais (vendeuse ;) D'où mon précédent exemple) avant de finir mon alternance et être au chômage, c'est un métier qui me plait mais où je me fiche bien d'évoluer car il n'est qu'alimentaire pour moi, car mon projet d'avenir en terme professionnel se base dans le domaine "artistique" et que pour le moment je suis en plein travail pour avancer doucement dedans. C'est dans ce domaine artistique que j'ai envie de réussir mais c'est un domaine où je n'aurais pas besoin de choisir entre carrière et famille car il permet des libertés qui facilitent la vie de famille. J'ai aucune envie de choisir entre mon domaine chouchou et la famille, et je doute que j'aurais à le faire si je réussis, sauf qu'entre un taff alimentaire et la famille la question se pose même pas, je prends la famille :) Pour exemple, je suis donc au chômage depuis septembre après ma fin de CDD de 2ans, j'ai appris environs trois semaines après que j'étais enceinte (c'était tout à fait voulu mais au premier essai on s'y attendait pas ^^), je sais que j'aurais des difficultés a trouver du boulot enceinte et je sais que je ne me remettrais pas aux recherches d'emploi pour juste après le délai du "congé maternité" (qui existe au chômage oui oui), car j'aurais encore droit au chômage (vilaine profiteuse que je suis) qui me permettra de profiter un peu plus de ma petite famille, et pourtant mon chéri n'est "que" coiffeur et pas médecin ou autre métier qui rapporte un double SMIC au moins ;). Pour autant je fais pas le choix entre ma carrière et ma famille car la carrière que j'ai envie de mener je peux y travailler depuis mon chez moi en prenant soin de ma famille.

Autant de témoignages et d'expériences que de situations...
 
Ca me fait du bien de lire ta réaction à l'article parce que je me retrouve vraiment dans ce que tu dis. Je suis aussi en 4e année de médecine (hé oui ^^), et ça fait un petit moment que je me pose ces questions un peu angoissantes. Quand j'ai vu le titre de l'article, je me suis dit que j'allais peut être avoir des réponses et en fait pas du tout.
J'ai toujours eu envie d'avoir des enfants (et si je pouvais j'en ferais dés maintenant!), de passer du temps avec eux et d'être pour eux une "bonne mère" comme ma maman l'a été avec moi, très présente.
Je suis rentrée en médecine sans trop savoir dans quoi je m'engageais, et maintenant j'ai l'impression que dans trois ans il va falloir que je fasse un choix que je redoute.
J'ai fait un stage en pédiatrie, j'ai adoré, et j'aimerais vraiment faire de la pédia... Seulement on me dit que l'internat est hyper prenant (bosser de 8h à 21h30, plus les gardes... :s), ça me fait trop peur.
Et d'ailleurs: quelle spécialité me permettrait vraiment de passer du temps avec ma famille? Peut-on faire une carrière en exerçant à mi-temps? ce sont des questions auxquelles on ne nous répond pas en médecine. J'ai l'impression que dans ce métier il y a une espèce de fierté du sacrifice, qui fait qu'on n'a pas le droit d'envisager d'avoir des horaires convenables et du temps libre.
Bref, tout ça pour dire, tu n'es pas la seule. Et je ne vois pas d'alternative au sacrifice de l'une ou l'autre de mes valeurs.

Et ce n'est pas seulement une question de femmes: mon copain, qui est en 6e année, se pose exactement la même, et il aimerait lui aussi avoir du temps pour lui et pour s'occuper de sa famille plus tard!
Je suis médecin (en internat). Et maman depuis 6 mois. Et c'est possible! Par contre je ne dirais pas que c'est facile ou évident et encore moins encouragé! Une carrière de médecin on attend de toi que tu t'y investisse à 100% (voir plus), quand je dit "on", je pense aux chefs mais aussi à la société en général et aux collègues. Après avoir bossé quelques années comme une dingue, avec en effet des semaines à 60heures, j'ai voulu un enfant. Mais j'ai aussi voulu garder une qualité de vie, ne pas devoir renoncer à ma vie sociale, avoir du temps pour ma fille, ne pas courir toute la journée comme ça a été décrit, en bref avoir du PLAISIR à avoir un enfant. J'aime mon travail de médecin, hors de question d'y renoncer et de toute manière financièrement c'est impensable. J'ai donc changé de spécialité, je suis maintenant en psychiatrie où les horaires sont plus humains et je me suis battue pour avoir un temps partiel, ce qui a été possible en tout cas pour cette année. Je suis ravie de mon choix! Je ne ferais pas une grande carrière universitaire, je finirai mon internat un peu plus tard que la moyenne et je ne serais pas non plus une maman qui va tous les jours chercher son enfant à midi.
Je trouve hypocrite de dire qu'il est possible de tout concilier, c'est possible mais à mon avis on y sacrifie le plaisir. Moi j'ai sacrifié une partie des ambitions que j'avais durant mes études, ce que je ne regrette pas actuellement car je suis heureuse dans cet équilibre. Mon mari aussi a revu ses ambitions à la baisse avec le désir d'enfant, les mêmes questions se sont posées pour lui. Je crois qu'elle se posent à toute personne qui veut une vie de famille (et pas juste une famille). Après à chacun/chacune son choix: sacrifier un peu d'ambition, un peu de plaisir, un peu de vie sociale, un désir d'enfant... Mais je crois pas qu'on puisse tout avoir!
 
C'est bien de garder son optimisme et d'être ambitieuse, tu aurais tort de te mettre des bâtons dans les roues avant même d'avoir des enfants. En lisant les autre commentaires, on peut voir que ce n'est pas toujours facile ! Mais comme tu le dit, ça ne sert à rien de viser la perfection.

En fait je pense que ce n'est pas seulement une question de choix féminin, mais de choix de couple, de famille, d'organisation. La situation du conjoint, la proximité des grands parents, les trajets maison-école-travail... Chaque famille s'organise différemment et chaque situation est différente.
 
Jessy Cat, je voulais réagir à ton témoignage. Déjà, je te souhaite bon courage et j'espère que ta grossesse se passera au mieux ^^
Tu dis travailler dans la fonction publique. Tu es statutaire ou contractuelle ? Tu parles de quel genre d'avancement. Car tout est assez réglé dans la Fonction Publique, du coup, tu dois pouvoir faire valoir tes droits. D'autant plus si tu as entendu clairement ton supérieur qualifié ta grossesse de poids.
Je suis fonctionnaire, et ce qui va me passer sous le nez c'est un avancement accéléré et promotion au poste supérieur ( que j'ai déjà commencé à prendre en main mais tant pis, rends tout t'es enceinte).
Alors oui, je vais avoir mon avancement normal (ils ont pas le choix, ils peuvent pas le retirer), mais ce pour quoi je me suis défoncé et qui m'ont dit c'est bon, tu l'as viens de disparaître lorsque mon certificat de grossesse est arrivé. Alors qu'en plus tout tombait très bien, la personne que je devait remplacer est encore là durant mon congé.
 
Et si tout simplement le problème ce situe dans une société ou l'on attends que tu "vendes" ta vie pour le traavil, hommes comme femmes. Les hommes ne se posent pas la question car il est présupposé dès le début qu'ils ne s'investiront pas dans la relation familliale.
Mais finalement, ceux qui le font, ne sont pas beaucoup mieux vu que celle qui le font. Combien de fois j'ai entendu mon partron dire à un collegue qui prennait une journée enfant malade: "t'a pas une bonne femme pour ça, tu abuse". Et finalement aussi à un pere célibataire (il y en a): "tu n'aura pas d'avancement, ton enfant t'empeche de bien t'investir".

Finalement est ce que ce n'est pas la place que prends le travail dans nos vies qui nous empeche de pouvoir mener "une vie" ou l'on pourrait avoir des loisirs, s'occuper de ses enfants ET travailler pour avoir un revenu afin de pouvoir faire les 2 points précédants.
Je sais que je pars un peu loin du sujet, mais en ces temps de crisse, ou le travail pour tous ne reviendra jamais, pourquoi ne pas le partager, comme ça les gens travaillent moins, on une vie de famille, des loisirs, mais tout le monde subviens à ses besoins...
Plus de choix, ou de sacrifice ou de "mener tout de front" jusqu'à l'épuisement. La vraie possibilité de tout faire car ça rentre dans une vie humaine.
 
Comme souvent en ce moment, on apprend plus dans les commentaires que dans le contenu de l'article.
Merci à toutes pour vos témoignages sur cette question qui me touche beaucoup.
 
@Monemy Ton message aussi m'a fait beaucoup de bien. Toutes mes autres amies de promo n'ont pas du tout en tête d'avoir un enfant (et en tout cas, pas avant 30 ans). Pour elles c'est la médecine avant tout. Quand je leur dis que je n'attendrai certainement pas la fin de l'internat pour fonder une famille, elles me regardent avec les yeux écarquillés et je me sens presque venue d'une autre planète. Je me reconnais tellement dans ton commentaire. Moi aussi, je m'oriente (orientais ?) vers la pédiatrie, moi aussi je me penche sur la question de sacrifier cette spécialité pour une autre moins prenante. Je me surprends souvent à envier furieusement certaines connaissances de mon âge qui travaillent à McDo et ont déjà des enfants. Je me demande souvent si ma vie est (sera) plus réussie que la leur.. et je crois que je connais la réponse, au fond. Les mi-temps existent, mais comme dit Ouibouze, il faut apparemment se battre sans relâche pour l'obtenir.. A moins peut-être d'être dans une maison médicale, en tant que généraliste, j'avais entendu une histoire à ce sujet.. C'est vrai que ce sujet est flou et que les facs ne nous en disent pas un mot.. c'est bien dommage :/

@Ouibouze Merci à toi pour ton témoignage, trop rare sur la toile.. C'est rassurant de voir qu'il y a quelques solutions qui existent, même s'il y a toujours cette notion de sacrifice qui persiste. (et même si la psychiatrie ce n'est vraiment pas fait pour moi et que je ne sais pas trop quelles sont les autres spécialités un peu plus "cool".) J'imagine que ces choix n'ont pas dû être facile à faire, je te trouve bien courageuse de les avoir menés jusqu'au bout :)
 

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