Commentaires sur J.K. Rowling verse 81 000 euros à une association transphobe en prise avec la justice

15 Juin 2014
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Je viens de me rendre que le profil de Nimora n'existe plus, impossible d'accèder à son profil ou de la taguer, et je trouve ça dommage de s'être inscrite juste pour balancer tout ça avant de fuir. J'espère du coup que si jamais tu continues de lire en sous-marin (vu qu'apparemment tu t'étais inscrite juste pour nous balancer ton point de vue sans aucune ouverture à la discussion, j'imagine que tu lisais donc en sous-marin déjà avant), tu prendras en compte la discussion dans son intégralité au lieu de rester fermée. Tu as eu beaucoup d'élements de réponses vu que tu disais de ne pas comprendre notre point de vue ici.
Nimora a été ban
 

Manuella.

C'est un laboratoire ! Mon expérience de vie ^^
28 Janvier 2024
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La réflexion qui suit est un peu trop simpliste je le reconnais mais je voudrais rassurer les jeunes personnes en leur disant que le présent même s'il parait difficile pour les personnes LGBTIAQ+ est exceptionnel, vu l'histoire de l'humanité ils vivent une période qui peut être ne se représentera pas, donc je ne peux que leur dire de profiter de la vie et d'avoir le courage de s'affirmer.

Je voudrais dire une chose assez simple, c'est que la nouvelle génération à tendance à se réfugier derrière les mots et les catégories, les différences.

Ils réinventent la roue, on a toujours été là, on existait avant sauf que l'on nous empêchait de nous affirmer, alors maintenant on crée plein de catégories pour nous justifier face aux personnes stupides sans aucune ouverture d'esprit, les phobiques de tous poils. C'est sans fin.

On a tou.te.s besoins de se rassurer face à la haine avec nos petites lettres mais si l'humain était respecté comme dans n'importe quelle société développée, idéale et humaniste, etc... On n'aurait pas besoin de nous justifier en permanence en expliquant nos particularités complexes de notre genre ou notre orientation sexuelle.

Les personnes masculines ou féminines vs leur sexe de naissance ont toujours existé. C'est comme les gauchers ou les droitiers, moi même je suis gauchère ^^.
J'ai redoublé à cause de cela, ce n'est pas une blague.

Avant on rassemblait celles-ci dans le troisième sexe si elles montraient des signes différents par rapport à la norme.
L' avantage du troisième sexe est qu'il aurait pu être égal aux deux autres ^^.

Par exemple :

Suis-je Pan, Bi ou Abrosexuelle ?

Suis-je Transsexuelle, Transgenre ou du Troisième sexe ?

T je le suis sûrement !

Donc a quoi bon vouloir à tout prix se mettre la rate au court bouillon si on peut exprimer par son attitude, son habillement, etc, ses préférences empruntées à tel ou tel genre. Je sais que la société occidentale évolue et que la variété de l'expression du genre est de plus en plus grande.
Si on peut éviter un parcours médical et la dysphorie corporelle, finalement le reste est juste d'avoir le courage de s'affirmer.

Moi qui a fait toutes les cases LGBT sans vraiment rien maitriser, sans vraiment le vouloir, la nouvelle génération devrait arrêter de se focaliser sur les détails des cases LGBTIQ+ et profiter de la vie.
Vous ne vous rendez pas compte que vous êtes dans l'oeil du cyclone historique car cela ne fait aucun doute que cette période n'est possiblement pas pérenne car la communauté LGBTI est beaucoup trop morcelée et trop fragile. C'est mon ressenti, j'espère avoir tort, ne gaspillez pas votre énergie à vous justifier, profitez de la vie car pour ma génération née dans les années 60 notre présent c'est d'être libre juste avant de mourir.

Quant à @Mimora, elle a le droit d'exprimer son opinion, ce que je lui reproche c'est qu'elle ne se rend pas compte des conséquences de son opinion fondée sur rien de tangible à part des suppositions aussi grosses qu'un éléphant dans un magasin de porcelaine ^^.
Je suis consciente que la transphobie existera toujours, je me fais aucunes illusions, je témoigne ici pour montrer que l'on existe tout simplement, je peux débattre si on m'y oblige mais je témoigne, c'est tout, en fait j'ai rien contre les transphobes, comment dire, la grande majorité des personnes cisgenres le sont inconsciement par défaut, par réflexe ou par peur de l'inconnu, à des niveaux plus ou moins importants suivant les générations, souvent dès qu'elles côtoient une personne trans leurs préjugés s'attenus, voir disparaissent, c'est juste que les personnes trans ne sont pas assez nombreuses pour contrer les préjugés envers elles.
 
Dernière édition :
26 Mars 2014
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Merci à tous de partager vos vécus ! J'ai une question un peu naïve, et, j'espère, pas transphobe.

J'avoue que j'ai souvent du mal à percevoir ce que veut dire "être né dans le mauvais corps".
Dans le sens où je suis née dans un corps de femme, mais finalement je ne me sens pas femme ni homme, pour moi c'est principalement une construction culturelle. Je ne le vis pas mal (j'accepte mon corps, mais moins les inégalités que cela engendre). Et je me dis que j'aurais pu être née dans un corps d'homme, j'aurais accepté tout autant.
Un peu comme une caractéristique physique, en fait.
Comment avez-vous ressenti ce sentiment de ne pas être à la bonne place ? Est-ce une sensation physique, psychique ou un peu des deux ?
J'espère ne pas être offensante :fleur:
 

Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
13 Avril 2011
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On a tou.te.s besoins de se rassurer face à la haine avec nos petites lettres mais si l'humain était respecté comme dans n'importe quelle société développée, idéale et humaniste, etc... On n'aurait pas besoin de nous justifier en permanence en expliquant nos particularités complexes de notre genre ou notre orientation sexuelle.
Amen to that !
C'est peut-être aussi parce que je suis plus agée que la majorité des participantes du forum, mais je me souviens très bien que pendant mon adolescence dans les 90s, ma principale revendication était "cessons les étiquettes, laissons les gens être qui ils sont"
Quand j'ai vu apparaitre toutes les termes de "aromantique", "demi grey" etc, j'ai eu une resistance. On m'a dit que c'était important pour les gens, pour savoir qu'ils ne sont pas seuls à être qui ils sont. Je peux l'entendre et je pouvais me dire que n'étant pas concernée je n'avais rien à dire. Mais je continue à y voir un vrai risque
Si je pars de mon exemple, si ces termes avaient existé quand j'étais ado/jeune adulte, j'aurais très bien pu en revendiquer quelques uns. Et je suis très heureuse de ne pas l'avoir fait parce que quand je vois A QUEL POINT j'ai changé dans mes ressentis amoureux/sexuels/d'identité en 20 ans... Je me dis que c'est plus facile de ne pas en avoir fait une identité et de juste laisser les choses passer.

Mais bon, j'imagine que chaque manière de faire (catégoriser/étiquetter ou non) a ses avantages et ses inconvénients
Mais j'ai parfois l'impression que les jeunes actuellement ont l'impression que la deuxième moitié du 20ème siècle était tellement + rétrograde que ce qu'elle était parce qu'on n'avait pas ces termes. Elle était rétrograde hein, pas d'erreur. Mais y avait aussi moins de cristallisation sur certains sujets parce que justement, les conservateurs avaient moins de termes auxquels s'opposer (à part les gay et lesbiens).
 
Dernière édition :
28 Février 2018
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J'ai aussi envie d'ajouter à cette discussion que dans notre société on nous a appris qu'il n'y a que deux genres, comme si c'était une réalité aussi essentielle et immuable qué "le feu brûle, l'eau mouille". Mais il y a plein d'autres sociétés et cultures qui reconnaissent une pluralité de genres : Les Bugis en Indonésie ont 5 genres, le Talmud en reconnait 8 (lien en anglais désolée), en Inde et au Pakistan il y a 3 genres, pareil chez les Malgaches et les Zapotecs (Mexique), tandis que de nombreuses communautés autochtones d'Amérique du Nord avaient historiquement plus de deux genres, et aujourd'hui on compte plus de 100 termes dans différentes langues des Premières Nations qui désignent ces autres genres, ainsi que le terme générique "Two Spirits" qui remet en question la notion occidentale de deux genres binaires.

BREF tout ça pour dire que notre vision binaire et exclusive est loin d'être universelle, ce n'est pas un ordre naturel et immuable, juste une construction sociale.
 

Anechka

Fiodorophage
28 Janvier 2021
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@Unefougère personnellement ce qui me gène dans les exemples que tu donnes, c'est que j'ai l'impression qu'ils reposent tous sur une association étroite (et pas du tout remise en question) entre genre / comportements attendus de la part des individus de ce genre.

Par exemple pour le peuple indonésien dont tu parles, les 5 genres sont :
1 - femme cis (corps de femme et comportement de femme)
2 - hommes cis (corps d'homme et comportement d'homme)
3 - femme/homme (corps de femme et comportement d'homme)
4 - homme/femme (corps d'homme et comportement de femme)
5 - intersexe (union sacrée des deux, comportement religieux)

Je trouve intéressant que cette société, et d'autres, reconnaisse plus de deux genres, en les décorrélant de la (plus ou moins) binarité sexuelle. Mais d'un autre côté, cette décorrélation renforce encore le poids des injonctions liées au genre (et aux genres biieen binaires au fond) : être une femme c'est, au-delà du corps, se comporter "comme une femme", et être un homme, idem. Quant à ceux qui se trouvent entre les deux, je suis très tentée de penser que leur divinisation résulte d'une impossibilité, finalement, d'accepter la réalité de la non binarité.

Pour moi, le gros problème de ce paradigme, c'est en fait toujours le même : qu'est-ce que ça veut dire, se comporter "en homme" ou "en femme" ? Et si je suis intéressée par des comportements attribués à ces deux genres, tout en étant tout à fait ok avec mon corps de femme ? Personnellement, ce que je n'aime pas dans le fait d'être une femme, c'est totalement lié au fait de vivre dans un monde qui a été et qui est encore inégalitaire en notre défaveur, dans quasiment tous les pans de nos vies. A part ça, je me sens bien dans mon corps, je ne ressens pas de fierté particulière avec le fait d'être une femme mais ça ne me pose pas de problème non plus, ce qui me fait me considérer comme une femme cis. (Pour répondre à la question de @Petit bouchon : je pense que les personnes trans ressentent intimement le fait d'être considérée femme ou homme comme une erreur, engendrant potentiellement une grande souffrance. Personnellement, être considérée comme femme ne me fait ni chaud ni froid, c'est aussi ce que je suis à mes yeux, et c'est facile pour moi de comprendre que ce qui me déplait dans cette expérience est purement lié à des attentes sociales construites).

Mais je suis une personne qui : gagne sa vie, a de la force physique, sourit énormément, pleure parfois, s'enerve, parle très facilement aux inconnus, ne se maquille pas, vit seule, aime la solitude et le plein air, a toujours un opinel dans son sac, aime les jolies choses, est tout le temps à vélo, prend facilement la parole et le lead dans son domaine pro, regarde des vlog de youtubeuses, trouve qu'une bonne partie des mecs sont des gros nullos de la communication, s'intéresse beaucoup à la politique, ne veut pas d'enfant, a de très proches amies femmes et quelques proches amis hommes, attache de l'importance a avoir un appartement propre, bricole, a facilement une attitude un peu protectrice avec ses proches, etc, etc... Dans une société sclérosée du genre, ça fait quoi de moi ?

Je veux vivre dans une société ou personne ne trouve rien à redire à ce que je fiche, comment je vis et à quoi je ressemble sous prétexte que cela ne correspondrait pas à mon genre. Et je le souhaite à tout le monde. Ce qui me gène parfois dans les discours sur le genre avec ses innombrables cases (et cela sans du tout remettre en cause la transidentité) c'est qu'ils ramènent trop à ce vieux poncif de partition des activités sociales en fonction du genre. Et de ce point de vue, le peuple indonésien en question fait pas tellement avancer le bouzin selon moi : j'ai aucune envie d'être une femme cis chez eux non plus, si cela présuppose de porter des robes et du maquillage, m'occuper d'enfants ou travailler en salon de beauté.
 
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28 Février 2018
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@Anechka tout à fait d'accord avec toi! J'essayais juste de montrer que contrairement à ce qu'on croit souvent, le fait d'avoir seulement deux genres corrélés à deux types d'appareils génitaux n'est que culturel et pas un truc immuable et universal.
Je me retrouve totalement dans ce que tu dis par rapport à l'envie d'être juste soi-même et de faire ce qu'on veut sans que ce soit attribué à des charactéristiques de tel ou tel genre.
 

Horion

Transmasc nbi il/lui - pas de citation !
18 Janvier 2016
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@Petit bouchon

Alors personnellement je n'aime pas la formulation être né dans un mauvais corps.
Je suis né dans un corps que je ne déteste pas mais qui n'est pas mon identité. Après mon cas est un peu différent car j'ai une forme d'intersexualité. C'est à dire qu'à l'adolescence apres mes règles je n'avais aucune poitrine, une pilosité accrue, une voix qui commençait à muer. Et on m'a collé dans me dire vraiment pourquoi une pilule pour que je développe des caractéristiques féminines. Ca m'aurait évité de prendre de la testostérone si on avait laissé mon corps se développer tout seul mais c'était pas conforme à ce que les médecins se faisaient du genre.

Apres est ce qu'on a vraiment besoin d'expliquer de long en large et en travail le pourquoi notre identité de genre ne correspond pas au genre assigné ? À vrai dire je sais pas pourquoi je suis comme ça. Je le suis, c'est tout. Et faire en sorte que les gens me respectent pour qui je suis j'estime que c'est mon droit.
Toi même au final tu ne t'identifie ni à l'un ni à l'autre. Ca peut-être considéré comme une forme de transidentité aussi.
Psychiquement je sais que je ne suis pas une femme. Je ne suis pas totalement un homme non plus même si je me sens beaucoup mieux quand on m'appelle mec. Ceci dit ayant l'air bien gay et androgyne j'ai gagné aucun privilège. Juste une meilleure acceptation de moi même.
J'avais aussi une dysphorie corporelle au niveau de ma poitrine que j'ai fait enlevé. Mais ça c'est peut-être dû au fait qu'on me l'a fait développé sous pilule sans que j'ai mon mot à dire parce que j'avais des règles et une femme devait avoir des seins.

Perso j'ai pas besoin de tout comprendre pour accepter autrui.
 
26 Mars 2014
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@Anechka @Horion merci beaucoup pour vos réponses !
@Horion je trouve ton vécu difficile, la démarche de transformer ton corps sans ton consentement est quand même assez violente. On peut d'autant plus se sentir déphasé avec son apparence dans ce cas précis.

Finalement en vous lisant je pense que ce avec quoi j'ai du mal, c'est de devoir rentrer dans une case "homme" ou "femme" en général qui sont des notions limitantes. Et du coup, ça ne me semble pas logique de vouloir s'enfermer dans une autre case quand on ne s'identifie pas à celle à laquelle on a été assigné.
Qu'importe la personne je crois, et son sexe assigné à la naissance, le fait de s'identifier à un genre précis ne me parle pas :hesite:
 
7 Septembre 2011
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Paris
@Kettricken : Je ne suis pas du tout vénère, je répond plus en mode débat, mais j'ai vachement de mal avec la réthorique du : pourquoi tant de labels. Tu notais les milieux conservateurs, mais ça fait partie de leur réthorique justement : pourquoi labeliser ? Car ne pas labeliser, ça invisibilise aussi. On ne nomme pas, ça n'existe pas.

Évidemment, ce qui compte in fine, ce n'est pas le "label pour le label", mais c'est l'information et la sensibilisation, mais aussi la libération que le label apporte.



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Ce n'est pas du tout ce que tu veux dire, et ce n'est même pas ce que je comprends en te lisant, surtout que je te lis depuis si longtemps, je sais que tu es tout l'inverse, mais moi j'entends : vous vous coupez les cheveux en 4, et je ne vous prends pas au sérieux. IRL je ronge mon frein, mais les rares fois où des proches m'ont dit : Oh pas besoin de labels, j'ai trouvé ça hyper violent.
 
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Horion

Transmasc nbi il/lui - pas de citation !
18 Janvier 2016
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@Petit bouchon

Et malheureusement c'est encore vécu par pas mal de intersexes mais les transphobes préfèrent militer contre des transitions volontaires.

Apres je n'ai absolument pas parler de rôle de genre. Pour moi ça n'a rien à voir. D'ailleurs il n'y a pas vraiment de rôles de genre à part ceux imposé par le patriarcat. Je crois que c'est pour ça que certains vous avez dû mal à comprendre la transidentité. C'est parce que vous calquez ça aux rôles de genre alors que nous personnes trans pas du tout. Je me sens pas "mec" parce que j'aime les voitures. Je me reconnais mieux dans le genre masculin : c'est à dire être genré au masculin, m'habillait dans des vêtements masculins, j'ai choisi et j'ai changé mon prénom à l'état civil pour un prénom masculin. Ma transition se rapproche du genre masculin (enfin dans mon cas là corporalité que j'aurais du avoir de base sans qu'on me force des caractéristiques féminines parce que j'avais un vagin).
Pourquoi je me sens comme ça ? J'en sais rien. On pourrait poser exactement la même question à une femme cis ou une personne homosexuel. Mais est-ce que j'ai besoin de tout comprendre ? Non. Le principal c'est que j'ai vécu des années dans une identité qui n'était pas moi et que depuis que j'ai transitionné je me sens bien mieux, je n'ai plus d'idée suicidaires, etc. Comme beaucoup de personnes trans. Nos réalités existent depuis que l'homme existe. Est-ce qu'on a vraiment besoin de prouver par A+B ce que l'on est ? Ou juste on existe et c'est censé entraîner du respect pour ce que l'on est.
 

Manuella.

C'est un laboratoire ! Mon expérience de vie ^^
28 Janvier 2024
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@Petit bouchon
Difficile de décrire notre "sensation" de dysphorie.
C'est très progressif et par vague, cela dépend aussi de notre vécu étant enfant et surtout avant et après la puberté et du contexte social aussi.
J'ai eu des alter ego imaginaires féminins avant ma puberté.
Ma dysphorie a réellement commencé vers mes 17 ans, progressivement j'ai eu envie de devenir une femme, je les enviais pour leurs avantages, vu de mon point de vue d'ado sans expérience. Avant je ne comprenais pas pourquoi je n'arrivais pas à m'intégrer à mes groupes d'amis, j'ai fini par être harcelée, c'était violent...
Je voulais être une femme, le rêve de mon ressenti féminin, mais c'était encore vague, juste cette envie impossible à réaliser, une folie vu l'époque.
Cela a augmenté progressivement juqu'à mes vingt ans, je m'épilais la barbe avec une pince à épiler !
Il y avait la peur de l'inconnu, le sida qui pointait son nez, j'étais seule, je croyais que les travesties étaient nées féminines, l'image que la société me renvoyait d'elles était 100% négative, si j'allais vers mon genre j'allais devenir une prostituée.
Je suis tombée amoureuse d'un homme avec qui je suis sortie pendant un an, j'avais une sexualité similaire à une femme hétéro.
Il a fini par me jeter car j'étais un peu trop dans le registre féminin dans l'intimité, ensuite j'ai été draguée par ma femme, j'ai cédé à son charme et amoureuse d'elle je me suis auto convaincue qu'il fallait que j'abandonne mon rêve d'être une femme, elle m'a appris sans le savoir à devenir un homme hétéro.
J'ai toujours été mal dans ma peau, résignée, jamais j'ai profité de mon corps d'homme, jamais je me suis senti beau, etc, j'ai vraiment cru être un homme hétéro résigné jusqu'à mes 52 ans.
Quelle horreur de m'apercevoir que je m'étais auto persuadée de vivre en mec pendant des décennies par peur et par ignorance, tout est remonté à la surface en quelques semaines, je voulais arrêter de jouer ce mauvais rôle, rien n'a pu m'arrêter, impossible malgré une dysphorie corporelle hypertrophiée qui est devenue la catapulte de ma transition, je voulais fuir ce corps de vieux mâle, ces poils moches, ce sexe trop gros et trop visible, ces seins inexistants, ces cheveux qui se perdaient dans mon peigne, cette voix fade et sans attrait, mes chemises, mes baskettes, tout ce qui faisait de moi un homme, oui la dysphorie, c'est hyper violent si on tarde trop à vivre son genre.
Voilà pour résumer la violence de la dysphorie si on laisse la société contrôler notre ressenti de genre.
Je suis toujours un peu dysphorique car quand on fait une transition médicale à 55 ans, on reste andro, certe on bascule suffisament pour avoir un corps féminin mais version masculine quand même, j'ai gardé en moi ce rejet de mon corps car cela fait peu de temps que j'ai quasi fini ma transition médicale, au bout de 7 ans, j'ai pas encore atteint mon optimum ^^.
En fait j'ai conscience de mon trauma et c'est la raison pour laquelle je dis que ceux qui pensent empêcher une personne trans de transitionner ne se rendent vraiment pas compte ce à quoi ils la condamnent, à l'enfer ou au suicide à petit feu.
Maintenant j'ai la dysphorie des femmes d'un certain âge qui ne veulent pas vieillir trop vite ^^, de passer directement (du mec) à la mamie, sans pouvoir vivre suffisament ma vie de femme, une autre contrainte mais malgré mon âge et ma vie de seniore célibataire, pour rien au monde je voudrais renoncer à ma vie de femme.
Certe je suis épanouie, j'apprécie comme il se doit ma vie malgré mon âge mais j'ai gardé le goût amer de mon passé dans mes entrailles.
C'est pour cela que je témoigne, j'en ai tellement marre d'entendre toutes les c... que les cisgenres phobiques peuvent dire sur nous.
 
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