Commentaires sur La Suède pratique à fond l’éducation bienveillante et surprise, tout le monde va bien

Kettricken

Hate is always foolish. Love is always wise
13 Avril 2011
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Pour moi, le coeur de l'éducation bienveillante, c'est juste de considérer que les enfants sont des personnes. Qu'ils ont leurs émotions et leur volonté propre, et de les respecter. Mais ça ne veut pas dire de ne pas les cadrer, ni de ne jamais les punir.
Parce que, la seule règle universelle en matière de parentalité, c'est : ça dépend des enfants. Et ça dépend même des parents, et des familles. Y a rien qui marche de manière universelle.
Je suis convaincue qu'on peut négocier tout en n'étant pas "bienveillant" et punir tout en l'étant. Mais il faut s'adapter à l'enfant qu'on a en face de soi. Comme l'explique @Lylia-B , si on négoce avec certains enfants, ils vont négocier pour tout. Alors que d'autres vont être contents d'avoir pu négocier pour un truc important et ne pas chercher à la faire systématiquement.

Un intérêt de la version moderne l'éducation bienveillante*, c'est d'avoir mis a disposition des parents via internet plein de petits trucs et astuces : négocier, détourner l'attention, proposer un choix... Mais pour moi, ce sont des trucs et astuces qui vont marcher ou pas, selon l'enfant ou la période ou l'énergie du parent. Ils ne doivent pas être systématiquement appliqué sans discernement. Pour certains enfants, ça sera plus efficace y compris sur le long terme d'être ferme, de ne pas négocier, quitte à réexpliquer le pourquoi de la règle dans un second temps.
C'est pour ça que j'apprécie tellement Parler pour que les touts-petits car il se présente comme une boite à outils éducatifs dans laquelle on peut piocher, sans aucun discours catastrophique sur les effets terribles de la mise au coin ou du "non" sans explication.

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Pour moi les deux seuls fondamentaux sont de respecter l'enfant et de lui donner un vrai cadre. Et parfois en l'imposant si il rentre trop en opposition.

* Je dis version moderne car pour moi, tout ça a toujours existé. Je suis née dans les années 80 et mes parents étaient à fond à l'époque dans un courant d'éducation quebecquois qui mettait au centre de sa théorie le fait que les enfants sont de "petites personnes" : de vraies personnes à respecter, mais encore petites et donc à guider.
Mes deux demi-soeurs qui sont devenues mères dans la même période était aussi dans une mouvance très "naturelle", branchée allaitement, portage, ne pas laisser pleurer etc. Ca n'était peut etre pas aussi répandu dans tous les cercles sociaux, mais c'était très présent chez nous.
 
21 Janvier 2023
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@Bloem , ta définition de l'éducation bienveillante est tellement bien exposée (oui je me suis réinscrite juste pour un big up, c'est wahou :top:)
C'est tout a fait ce que je fais avec mes enfants et si ça n'a pas toujours été évident (j'ai passé bien du temps avec mon fils dans les bras version prise de catch pour pas qu'il casse tout quand il était en colère, petit)
C'est maintenant très agréable de ne pas avoir à punir et de pouvoir négocier (puis les laisser en autonomie :caprice:)

J'ai fait il y a quelques années une formation en communication non violente et ça m'a beaucoup aidé, notamment la première partie: commencer par être bienveillant avec soi même, constater qu'on a des émotions et une facon de voir les choses qui nous est propre, savoir les exprimer, connaitre ses limites.
Pour moi l'éducation bienveillante c'est ça, écouter ses émotions et celles de l'enfant, et savoir où on veut placer les limites!
Tout n'est pas négociable, on vit en société et en famille et j'attends de mes enfants qu'ils respectent les autres et moi aussi, ils ont besoin de limites et leur dire non c'est leur rendre service. Par contre on peut expliquer et laisser des choix.
Pour reprendre l'exemple du manteau qui est un marronnier chez moi, quand il gèle il y a manteau, point. Par contre on peut expliquer pourquoi c'est nécessaire, négocier quel manteau, écouter pourquoi le manteau pose problème, trouver des solutions pour ça... Bref, être dans la relation et pas dans l'imposition. Et quand un jour j'ai la flemme et je lui dis de mettre son manteau et c'est tout, j'ai plus de chance que ça marche si le reste a lieu de temps en temps et je me sens pas malveillante pour autant: j'ai pris soin de moi et évité de me fâcher !
Je comprends par contre que de nombreux parents se sentent dépourvus en matière d'éducation, perso ça n'est pas arrivé tout seul, d'abord j'ai eu la chance d'avoir une mère présente et à l'écoute (et un père pas trop démissionnaire) puis je me suis beaucoup intéressée au sujet, j'ai lu (je plussoie le livre du Dr Gordon, c'est une écriture à l'américaine un peu inhabituelle pour nous mais très clair et efficace et se rapprochant beaucoup de la communication non violente) je me suis formée (bafa, BE éducatrice sportive, formation comm non violente) et me suis posée beaucoup de questions. Bref, je pense que ce genre de contenu gagne à être exposé et partagé (voir enseigné) et j'aimerais entendre plus, qu'être parent c'est pas inné et que s'informer sur le sujet est essentiel. Le monde a changé, la facon d'élever des enfants aussi, par conséquent. On prends le temps de s'informer avant de choisir un métier (il y a pas si longtemps on faisait juste comme ses parents :/) ça paraît donc pas illogique de s'informer pour devenir parent...
 
16 Novembre 2016
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Paris
Hello @Bloem , j'ai enfin trouvé la foi de te répondre :yawn: pas forcément sur tout mais dans les grandes lignes.

Donc on est bien d'accord qu'une punition ça peut recouvrir tout un champ des possibles, c'est assez vaste comme définition en fait.
Par contre pour moi envoyer un enfant dans sa chambre est une punition, dans le sens où c'est une contrainte ; déjà l'enfant n'a pas le choix, c'est l'adulte qui impose et il y a une notion de punition (même symbolique) puisque l'enfant est privé d'accès à l'espace commun et doit se reléguer dans sa chambre pendant un moment. Que le but soit de se calmer et que ça participe finalement à une gestion « bienveillante » de ses émotions, oui c'est tout à fait possible, mais ça n'est pas contradictoire avec le fait que c'est aussi une punition. Je trouve un peu hypocrite en fait de ne pas nommer « punition »... Ce qui en est clairement une. Au prétexte que l'intention de base ne serait pas la même.

Pour les autres exemples que tu cites (enfin que tu re-cites :yawn: ), pour moi ça reste des punitions aussi. Je trouve que l'éducation « positive » dont tu parles joue sur les mots en voulant absolument éviter le terme mais je ne vois pas bien le but. Ce n'est pas un gros mot, ça a un but pédagogique à la base. Après il y en a de toutes sortes, oui, et de plus pédagogiques que d'autres. Mais je trouve qu'il faut assumer en fait, ça n'a rien de honteux et ce n'est pas un échec de punir un enfant. Le mettre face aux conséquences de ses actes en lui demandant de nettoyer une bêtise ou d'écrire une lettre pour quelqu'un, pour moi ça y correspond totalement aussi parce que justement punir ne rentre pas en contradiction avec réparer.
Mais ce qui est certain, c'est que ça suppose une forme de contrainte : l'enfant n'a pas forcément envie de faire le geste en question et ne le fera probablement pas de lui-même (du moins au début) s'il n'y a pas l'adulte derrière qui le suggère fortement voire l'impose. C'est en ça que ce sont des punitions (éducatives). Parce que concrètement si tu expliques à l'enfant qu'il a mal agi en frappant un camarade, que tu lui proposes de réparer sa faute en lui écrivant une lettre, et... qu'il refuse parce qu'il s'en fout ou n'a juste pas envie, tu fais quoi ? Tu laisses couler, au final c'est lui qui décide et y aura aucune conséquence ?
Ben non en fait, la lettre il va l'écrire et c'est bien le minimum (sauf s'il trouve une autre proposition de réparation qui convienne aussi au parent), et ce qu'il le veuille ou non. Ca va lui demander un effort, ça va peut-être lui prendre du temps, ça va probablement le soûler aussi parce qu'il préférerait aller jouer, mais il le fera. En tout cas je l'espère, parce que si tu lâches l'affaire sur ce coup-là et que tu dis « ok on fait rien si tu veux pas », pour moi c'est là que commence le laxisme et l'abandon du rôle éducatif en tant que parent.

Regarde bien, ce que je dis c'est que dans certains cas la punition est nécessaire. Ca veut dire qu'il y a des enfants qui n'en auront pas besoin, effectivement, je n'ai jamais dit le contraire. Et je crois vraiment qu'il y a des enfants plus « faciles » que d'autres. Pour certains assez raisonnables (et en âge de l'être ?) la discussion est efficace, ainsi que des méthodes « alternatives » j'imagine (je ne les connais pas assez pour me prononcer), mais c'est pas le cas de tout le monde.
Pour certains enfants, ou dans certains cas, je ne vois pas comment on peut faire autrement ET efficacement (c'est-à-dire sans subir de multiples crises et négociations à chaque fois qu'il y aura un manquement, ce qui à mon sens n'est ni souhaitable ni réaliste).

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A part ça, tu parles aussi des « conséquences naturelles » en éducation positive, genre si j'ai cassé mon jouet je peux plus jouer avec et c'est une conséquence suffisante en soi, ce qui « remplace » la punition au final. Alors je ne sais plus qui c'était mais il me semble qu'un parent a relevé très justement le problème avec ce type de raisonnement : et si tu casses quelque chose qui n'est pas à toi ? Tu n'as aucune conséquence négative te concernant directement, alors pourquoi tu en aurais quelque chose à faire ?
Si tu as un enfant naturellement très mignon et empathique, oui il va culpabiliser et éviter de le refaire, mais si comme beaucoup d'enfants il a besoin d'apprendre à développer cette empathie et à faire face aux conséquences de ses actes, bah y aura probablement un travail supplémentaire à faire derrière. Déjà demander à l'enfant de s'excuser c'est un bon début, et si ça se reproduit autrement que par pure maladresse, va falloir envisager autre chose. Genre si l'enfant abîme sciemment les affaires de ses camarades, va pas y avoir juste une petite discussion ; je ne suis pas experte mais ça peut passer par lui demander de les racheter (selon son âge et s'il dispose d'argent de poche), par le priver momentanément d'un jouet équivalent histoire qu'il comprenne en quoi c'est désagréable pour l'autre aussi... Ce ne sont que des pistes, qui pour moi sont bel et bien des punitions, mais qui ont du sens et me semblent assez incontournables dans ce cas. En tout cas perso je ne me gênerais pas pour appliquer une mesure dans ce sens et je n'y vois aucun problème.

Après les parents font leurs choix dans leur manière d'éduquer mais je trouverais vraiment improductif et pas « bienveillant » ( :cretin:) de venir leur sortir sans cesse des injonctions contradictoires. Genre ton enfant doit être bien élevé, empathique, poli, agréable en public, mais surtout tu ne dois jamais le punir et tu dois toujours rester « positif » (quoi que ça veuille dire). Et si ça marche pas, dans les faits, avec ces beaux principes ?
Je trouve qu'il ne faut pas avoir peur de faire preuve d'autorité, et bien se rendre compte que même s'il n'y a pas que ça, on reste dans une relation « verticale » avec l'enfant (surtout en bas âge) : on n'est pas son copain / sa copine, on est son parent et ça implique aussi être le chef. C'est mon point de vue en tout cas. On est l'adulte responsable et on est légitime à lui donner des ordres et lui faire respecter certaines contraintes. Je rappelle aussi que c'est pour son bien. Il ne faut pas en douter ni se culpabiliser pour ça...
Ca n'empêche pas de considérer l'enfant comme une personne, ni de discuter et expliquer les choses. Mais s'interdire arbitrairement de punir parce qu'un bouquin à la mode l'a dit + négocier 36 fois dès que chérichou n'a pas envie de faire un truc, c'est non. Personne n'a l'obligation de s'imposer ça pour être un bon parent.
En tout cas moi je ne le ferai pas et j'assume :yawn: je sens bien le truc comme encore une grosse charge mentale pour ma pomme, en tant que femme qui plus est, et la voie royale pour le burn-out parental.

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Pareil pour le fait de « laisser le choix » entre plusieurs options à chaque fois, négocier à l'infini etc. Mettons que mon enfant n'a pas envie de mettre son manteau, tu dis que dans ce cas on peut le laisser dehors 5 min pour qu'il change d'avis. Alors oui, mais s'il est un peu têtu / couillon et que ça ne marche pas ? Je le laisse se mettre en danger et possiblement choper une maladie (sachant que JE devrai certainement l'emmener chez le médecin et le garder après, super) ?
Et si je dois aller au boulot et que je n'ai pas le temps de lui laisser ces 5 min pour réfléchir dehors ? Et si je n'ai juste pas envie de faire ça ou que je n'en vois pas l'intérêt, en fait ?
Et si en plus de tout ça je me fais juger comme « mauvaise mère » par tout le voisinage parce que j'ai laissé mon enfant dehors sans manteau ? On ne gagne jamais à ce jeu-là... Et pour le coup oui je trouve que ça me mettrait davantage en tort ; il me semble mieux de ne pas céder à son caprice et de lui dire de mettre le manteau parce qu'il fait froid, que c'est important et que je lui demande de le faire, un point c'est tout. Mais là c'est mon avis.
Trop négocier ça ressemble encore beaucoup à une injonction un peu pourrave à mon sens.
Enfin si c'est ça l'éducation « positive » ça sera pas pour moi :yawn: je trouve que ça ressemble fortement à du laxisme de tenter de « détourner » le problème à chaque fois (en distrayant l'enfant etc), au lieu de le confronter.
Après si tu as le temps et l'énergie ça peut se faire dans certains cas et ça peut être très utile aussi (comme dans l'exemple perso de @Kettricken que j'invoque sauvagement :yawn: ), mais pas systématiquement non plus.
Vivre tout le temps dans la négociation, je n'en ai franchement pas envie et je ne pense pas que ça soit un bon message. L'enfant doit aussi entendre le « non » et le « c'est non négociable » au bout d'un moment. Bref, chacun.e ses convictions !

Quant au fait que la sanction n'empêche pas de recommencer (y compris pour les adultes) : j'ai longuement développé sur la question dans un message précédent (le HS sur la police et la justice), ce serait redondant si je répétais la même chose.
Je résumerai juste par : oui, ce n'est pas toujours suffisant effectivement. Mais ça peut l'être aussi, j'en suis convaincue ne serait-ce que parce que je l'ai constaté moi-même (ex : l'élève qui va enfin cesser les bavardages dans ton cours quand tu l'auras collé une fois ou deux).
Et dans tous les cas, c'est mieux que de ne rien faire ; ne serait-ce que symboliquement, à titre d'exemple pour les autres et de réparation pour les personnes qui pourraient être « victimes ».

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Du coup je te rejoins sur la fin de ton message : il ne faut pas se mettre de pression sur l'éducation, parce que chacun.e peut avoir un système qui lui convient (avec ou sans punition). Par contre, ce que je trouve important c'est de savoir s'adapter à son enfant sans s'accrocher forcément à ses principes comme une moule à son rocher : pour ma part, si mon enfant n'a pas besoin d'être puni, ben tant mieux, c'est moins de taff pour moi.
Mais s'il y en a besoin, je n'hésiterai pas et je ne laisserai pas un bouquin me dire ce que je dois faire.
L'important c'est que ça fonctionne, au final. C'est du bon sens, si tu vois que ton enfant est bien élevé et que tu as une bonne relation avec lui / elle, très bien. Si ça ne va pas, il faut peut-être chercher de l'aide et / ou remettre certaines méthodes en question (mais encore faut-il ne pas être dans le déni).
Perso, je t'avoue que rien que le titre du bouquin que tu conseilles ne me donne pas forcément confiance, parce que ça sous-entend que la punition est négative et / ou à éviter et / ou qu'on peut nécessairement faire sans. Je ne suis déjà pas d'accord ; pour moi c'est un élément de pédagogie, qui peut s'avérer nécessaire, et je trouve déjà biaisé de le rejeter et le « diaboliser » par principe. Ca met déjà une pression aux parents qui vont se dire qu'il faut l'éviter, qui vont l'associer à un échec, et je trouve ça problématique pour toutes les raisons évoquées avant.
M'enfin peut-être que j'y jetterai un coup d'oeil à l'occasion, et qu'il me tombera des mains. Ou pas :yawn:
 
Dernière édition :
30 Septembre 2019
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la négociation je dirais même que si c'est tous le temps ça peut limite insécuriser l'enfant (trop de responsabilité a gérer)après je pense que dans la vraie vie personne ne négocie H36 avec son enfant il est 7H30 tu dois partir emmener bout de chou a la crèche et ton patron t 'attend de pied ferme a 8H30 au taff bah je pense que la négoc ça va être genre 5min et après c'est "bon ça suffit maintenant on y va" chez absolument tous les parents du monde (imaginez "bon maman va se prendre un blame parce qu'elle est en retard mais bon c'est quoi une prime finalement .L'argent est bien peu de chose)
 
23 Mars 2016
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Belgique
@hellopapiméquépasa en effet, il y a des enfants que la négociation rend insecure. Tout comme le fait de faire des choix.
On m'avait conseillé à une époque de proposer des choix à ma fille pour la détourner de son opposition. Exemple bateau: elle ne veut pas mettre de bonnet pour sortir, lui proposer de choisir entre le bonnet rose et le bonnet bleu (plutôt que de lui imposer le bonnet). Eh bien m'y god l'horreur. Elle était incapable de se décider et changeait d'avis toutes les 5 minutes. Et bien sûr une fois dehors le bonnet choisi n'était pas le bon!! Il lui fallait absolument l'autre. Je la sentais totalement mais totalement insecure à la moindre décision.
 
5 Août 2021
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@Lylia-B J'aime beaucoup ton intervention de manière générale.

Je reviens juste sur un point:
Je reprends l'exemple de la santé, mais quand tu dois négocier à chaque fois pour que ton enfant mette son écharpe en plein hiver, et qu'il négocie à chaque fois (mais je veux pas, mais non je vais pas tomber malade, et pourquoi je dois la mettre etc.), bah en fait au bout de la 20eme, 50eme, 100eme fois, tu en as marre de négocier pour une écharpe.
Et non, un enfant ne sait pas "ce qui est bien pour lui", en tout cas pas sur tout.
Je ne pense pas qu'il faille "négocier" très régulièrement. Il y a des trucs négociables avec un enfant mais pas tant que ça.
On va pas négocier la couleur de tes rideaux. De même si ses parents décident de le mettre à la crèche ou à l'école, c'est à priori non négociable. Même si l'enfant peut être contrarié par la décision.
Et bizarrement, certaines négociation courantes sont pourtant inutiles. Comme négocier pour que l'enfant mange (mange ses légumes ou mange tout court). Le laisser avoir faim 1 nuit ou deux ne va pas nuire à sa santé et il se rendra bien compte qu'il doit manger.

Perso, si mon potentiel enfant devait refuser de mettre son manteau, il le mettra pas. Parce-que j'aurais probablement pas envie de me lancer dans une vaine explication.
Donc à moins qu'il gèle au point qu'il pourrait perdre ses doigts en 5 min, je préfère qu'il expérimente le froid et comme ça il apprendra qu'il vaut mieux être couvert avant de sortir l'hiver et j'aurais plus à lui expliquer 5 fois.

De même, plutôt que s'angoisser parce-qu'une maison est fraiche, et d'imaginer qu'on a que 2 choix:
- forcer l'enfant à se couvrir
- ou monter le chauffage
On peut se dire que quand l'enfant aura froid il l'exprimera et on pourra lui conseiller de se couvrir. Surtout qu'on n'est pas dans son corps et qu'il est peut-être très bien ainsi.

J'ai l'impression qu'on veut un peu trop couver les enfants afin de les protéger des petits désagréments. Au point de se stresser et d'entrer en conflit avec l'enfant.

Un enfant ne sait probablement pas ce qui est bon pour lui (comme beaucoup d'adultes en vrai). En revanche, sauf pathologies, ou circonstances extraordinaires, on peut lui faire confiance sur le fait qu'il ne se laissera pas mourir de faim ou de froid.

Et petit rappel: le froid ne rend pas malade. Il faudrait vraiment que l'enfant tombe en hypothermie pour que ça est un impact sur sa santé. Il réagira bien avant d'en arriver là.

J'ai fait il y a quelques années une formation en communication non violente et ça m'a beaucoup aidé, notamment la première partie: commencer par être bienveillant avec soi même, constater qu'on a des émotions et une façon de voir les choses qui nous est propre, savoir les exprimer, connaitre ses limites.
Pour moi l'éducation bienveillante c'est ça, écouter ses émotions et celles de l'enfant, et savoir où on veut placer les limites!
+1000. L'idée n'est pas de s'oublier ou profit de l'enfant.

Hello @Bloem , j'ai enfin trouvé la foi de te répondre :yawn: pas forcément sur tout mais dans les grandes lignes.
Je vais faire la même juste pour certains points (désolée si je répond pas sur tout, c'est peu dur en ce moment).

Donc on est bien d'accord qu'une punition ça peut recouvrir tout un champ des possibles, c'est assez vaste comme définition en fait.
Par contre pour moi envoyer un enfant dans sa chambre est une punition, dans le sens où c'est une contrainte ; déjà l'enfant n'a pas le choix, c'est l'adulte qui impose et il y a une notion de punition (même symbolique) puisque l'enfant est privé d'accès à l'espace commun et doit se reléguer dans sa chambre pendant un moment. Que le but soit de se calmer et que ça participe finalement à une gestion « bienveillante » de ses émotions, oui c'est tout à fait possible, mais ça n'est pas contradictoire avec le fait que c'est aussi une punition. Je trouve un peu hypocrite en fait de ne pas nommer « punition »... Ce qui en est clairement une. Au prétexte que l'intention de base ne serait pas la même.
Pour moi il y a une grosse différence entre contrainte et punition.
Par exemple: l'école est une contrainte pour pas mal d'enfant qui, si on leur laissait le choix, n'iraient pas. Cependant ce n'est pas une punition. On n'envoie pas les enfants à l'école pour les punir.

C'est pourquoi ce qui fait que quelque chose est punition dépend aussi de l'intention de la personne. Si l'intention est de punir alors c'est une punition. Sinon ce n'en ait pas une.

Pour les autres exemples que tu cites (enfin que tu re-cites :yawn: ), pour moi ça reste des punitions aussi. Je trouve que l'éducation « positive » dont tu parles joue sur les mots en voulant absolument éviter le terme mais je ne vois pas bien le but.
Alors sur les 3 autres exemples il y avait:
-privé d'un jouet
- faire nettoyer une maladresse
- faire écrire une lettre d'excuse

Nettoyer lorsqu'on salit n'est pas une punition en soit. Pas plus que participer aux tâches ménagères, ranger ses affaires ou cuisiner. Pareil pour apprendre à son enfant à reconnaitre ses tords et à présenter ses excuses.

Ça fait parti de l'éducation et des règles de savoir vivre. Et c'est juste l'aider à devenir autonome car on sera pas toujours derrière à chaque fois qu'il renverse un truc ou qu'il se dispute avec quelqu'un.

Sinon adulte on s'auto-punit tout le temps.:rire: C'est une vision bien négative de la vie.

La punition c'est par définition: ce qu'on fait subir à quelqu'un pour le punir d'une faute qu'il a commise.
Dans le Robert et le larousse c'est "action de punir" et à "punir" à on a:
1) Frapper quelqu'un d'une peine, sanctionner un acte
2) Infliger à quelqu'un une punition pour telle action, telle attitude

Demander à quelqu'un de nettoyer ce qu'il a fait c'est pas vraiment équivalent à "frapper quelqu'un d'une peine".

Lorsque j’apprends à un enfant à réparer ses maladresses je ne cherche à le contraindre.
C'est pas "tu as renversé ton verre, tu es puni: tu dois nettoyer". C'est "tu peux aller chercher l'éponge à côté de l'évier, pour essuyer, et la balayette pour ramasser les morceaux".
En fait j'ai pas besoin d'être en colère. Si je mets un objet dans la main d'une personne maladroite je vais pas me fâcher si l'objet fini au sol. C'était prévisible. Donc soit je donne un verre en plastique, soit un verre en ver que je pourrais racheter si besoin.

Je ne demande pas à un enfant de nettoyer pour lui infliger une peine, le but n'étant de l'embêter. Au contraire, je l'accompagne dans la tache si besoin et j'essaie de faire en sorte que ça soit pas pénible (tout le contraire d'une punition). Le but étant de lui apprendre les gestes à avoir lorsque ça se reproduira et à le rendre de plus en plus autonome.
Donc l'inverse d'un parent laxiste qui va se mettre en 4 pour éviter à l'enfant toute conséquence à ses actions.

On n'est pas obligé de punir un enfant parce-qu'il a renversé un verre ou autres "bêtises". Je trouve que c'est au contraire contre productif et très stressant pour l'enfant.
Si un enfant est, comme tous les autres enfants, maladroit, avec des capacités de concentration et d'attention limitées, on va pas l'aider en le punissant.

Ce n'est pas un gros mot, ça a un but pédagogique à la base. Après il y en a de toutes sortes, oui, et de plus pédagogiques que d'autres. Mais je trouve qu'il faut assumer en fait, ça n'a rien de honteux et ce n'est pas un échec de punir un enfant.
Ce n'est pas une question d'"assumer".

Il est possible de punir son enfant avec des punitions "pédagogiques" ou "réparatrices" oui.

On peut aussi l'éduquer autrement. La punition a aussi de nombreux aspects négatifs que certains parents cherchent à éviter. Cet article les résume mieux que moi:

Parce que concrètement si tu expliques à l'enfant qu'il a mal agi en frappant un camarade, que tu lui proposes de réparer sa faute en lui écrivant une lettre, et... qu'il refuse parce qu'il s'en fout ou n'a juste pas envie, tu fais quoi ? Tu laisses couler, au final c'est lui qui décide et y aura aucune conséquence ?
Si on parle d'un enfant capable d'écrire une lettre on est d'accord qu'on table pas en dessous de 8 ans.

S'il a pas envie c'est qu'il n'a pas compris la gravité de son geste ou qu'il l'estime justifié. Ou que c'est cette tache qui le bloque.
Ou qu'il est sociopathe. XD

Déjà si un enfant de 8 ans ou plus en frappait un autre je pense que j'aurai une discussion bien plus approfondie que "c'est pas bien".
Car à cet âge on sait déjà que frapper c'est pas bien et si on le fait quand même c'est qu'il y a un problème plus complexe derrière.

Punir parce-qu'il faut punir ça résous pas le problème. En plus, comme on inflige une peine à l'enfant (puisque c'est ça punir), au lieu d'avoir de l'empathie pour son camarade à qui il a fait mal, il sera bien trop focalisé pour sa propre peine.
Donc en voulant punir on peut se retrouver à contrecarrer un outil très puissant dans l'éducation de l'enfant.

On ne punit pas les adultes (sauf au niveau légal). Est-ce qu'on laisse tout "couler" pour autant? Non.

Ben non en fait, la lettre il va l'écrire et c'est bien le minimum (sauf s'il trouve une autre proposition de réparation qui convienne aussi au parent), et ce qu'il le veuille ou non. Ca va lui demander un effort, ça va peut-être lui prendre du temps, ça va probablement le soûler aussi parce qu'il préférerait aller jouer, mais il le fera. En tout cas je l'espère, parce que si tu lâches l'affaire sur ce coup-là et que tu dis « ok on fait rien si tu veux pas », pour moi c'est là que commence le laxisme et l'abandon du rôle éducatif en tant que parent.
Je me poserais la question: pourquoi un enfant qui sait qu'il a fait quelque chose de mal et qui cherche à réparer son erreur et à se réconcilier avec son camarade de classe refuserait d'écrire une lettre d'excuse?
Et je ne contenterai pas de me la poser évidemment. Je lui poserais également et j'attendrai des réponses.

Regarde bien, ce que je dis c'est que dans certains cas la punition est nécessaire. Ça veut dire qu'il y a des enfants qui n'en auront pas besoin, effectivement, je n'ai jamais dit le contraire. Et je crois vraiment qu'il y a des enfants plus « faciles » que d'autres. Pour certains assez raisonnables (et en âge de l'être ?) la discussion est efficace, ainsi que des méthodes « alternatives » j'imagine (je ne les connais pas assez pour me prononcer), mais c'est pas le cas de tout le monde.
Pour certains enfants, ou dans certains cas, je ne vois pas comment on peut faire autrement ET efficacement (c'est-à-dire sans subir de multiples crises et négociations à chaque fois qu'il y aura un manquement, ce qui à mon sens n'est ni souhaitable ni réaliste).
L'efficacité de la punition n'est pas prouvée. Rien ne prouve que l'enfant se comporte mieux parce-qu'il a été puni que s'il ne reçoit pas de punition.

Et bon, je peux concéder que certains enfants peuvent sembler beaucoup plus faciles que d'autres mais j'ai jamais vu un enfant qui ne fait jamais de bêtises.

Et avant de juger un enfant "facile" il faut mieux attendre qu'il soit adulte. Car un ado cool a pu être une vrai terreur à 5 ans. Et à l'inverse un enfant calme peut tout à coup faire une crise d'ado assez terrible. De plus un enfant peut sembler très sage dans un contexte et être horrible ailleurs.
J'ai une exemple dans ma famille. Une enfant tellement sage à l'école que sa maitresse s'est exclamé "ha s'ils pouvaient tous être comme ça!"
Sauf que la gamine est insupportable partout ailleurs, au point de faire fuir ses sœurs de la maison. Alors qu'elles ont quand même 16 et 18 ans. Donc un age ou le comportement d'une enfant de 5 ans ne devrait plus poser de gros problèmes.
Même les tantes et la mamie ont renoncé à garder l'enfant (pourtant c'était pas la motivation qui manquait). Sans rentrer dans les détails il y a un gros soucis de culpabilité chez sa maman (dû à quelque chose qui n'est pas de sa faute en vrai). Et ça l'empêche de poser des limites que son enfant cherche pourtant, allant jusqu'à des crises de boulimies provoquant un surpoids.
Alors elle est super sage à l'école mais pas parce-qu'elle se fait punir (bien trop sage pour ça) mais parce-qu'elle est hors contexte familial et qu'elle y trouve un cadre que sa mère ne remet pas en question.

A l'inverse il y a des enfants bien cadrés à la maison qui ne supportent pas l'environnent scolaire ou la crèche. Une cinquantaine de punitions ne changeront pas le problème. Si on ne joue pas sur l'environnement pour le rendre plus sécure pour l'enfant on verra pas d'amélioration sur son comportement.

Un exemple: si on essaie de contraindre à enfant, qui a besoin d'une bulle d'espace personnel, à s'assoir collé-serré sur un banc avec ses camarades de classe alors il y a un risque assez important d'agressivité. L'enfant ne supportera pas la promiscuité longtemps. Une simple tolérance, comme permettre à l'enfant de s'assoir au sol ou sur une chaise, avec un petit espace entre lui et ses camarade permet d'éviter les gestes agressifs ou le refus complet de l'enfant de participer au rassemblement.

Il y a toujours une composante "environnement" lors d'un conflit. Et si les enfants le subissent sans pouvoir jouer dessus, l'adulte, au contraire, a les capacités pour influencer l'environnement de l'enfant. S'il y a 3 trottinettes pour 30 enfants, l'adulte va vite passer son temps à faire la police car les enfants vont vite se battre (c'est pas encore les rois de la résolution pacifique). De plus, on n'est pas à l'abri d'une erreur d’appréciation (comment savoir qui a piqué la trottinette à qui, l'adulte n'a pas des yeux partout).
Donc un système de roulement permet d'éviter les conflits.

Un exemple qui ne concerne pas la violence:
En haltes garderies les enfants s'amusaient constamment à coincé des images entre les grilles d'un radiateur. On a beaucoup râlé (car merci les 15min perdues tous les jours pour les récupérer). Puis on observant et en réfléchissant on s'est aperçut que c'était un exercice de mobilité fine hyper intéressant pour eux, d'où le fait qu'ils recommençaient.

Donc on a créé un atelier (similaire aux ateliers Montessori) ou les enfants pouvaient venir et mettre des images dans une boite avec une fine ouverture (comme une tirelire).
En même pas 1 mois on est passé de je-sais-pas-combien d'images coincées dans le radiateur à une de temps en temps. Lorsqu'on voyait un enfant faire on le redirigeait vers l'atelier et c'était tout.

C'est juste un exemple avec des tout petits pour montrer que si les enfants ont un comportement embêtant et récurrent, on peut trouver une solution juste en changeant l'environnement.

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A part ça, tu parles aussi des « conséquences naturelles » en éducation positive, genre si j'ai cassé mon jouet je peux plus jouer avec et c'est une conséquence suffisante en soi, ce qui « remplace » la punition au final. Alors je ne sais plus qui c'était mais il me semble qu'un parent a relevé très justement le problème avec ce type de raisonnement : et si tu casses quelque chose qui n'est pas à toi ? Tu n'as aucune conséquence négative te concernant directement, alors pourquoi tu en aurais quelque chose à faire ?
Qu'est-ce qui remplacerait la punition et permettrait à l'enfant de se remettre en question, de regretter son geste ou de travailler à ce que ça ne se reproduise plus?

L'empathie déjà. Qui est une capacité naturelle chez l'enfant et qui se renforce avec l'éducation. L'empathie est quand même un outil très puissant. Les même zones du cerveau sont utilisées, si l'enfant se fait mal que s'il voit un autre avoir mal.
Donc faire prendre conscience à l'enfant de la peine de l'autre et lui apprendre à agir différemment (c'est pas inné), ça sera bien plus efficace au final que le punir.

Je retrouve plus le reportage que j'avais vu sur l'empathie chez l'enfant. Mais ce court reportage résume pas mal:

Ensuite la pression sociale. Si l'enfant est dans un environnement où il est mal vu de casser les affaires de son voisin, il va vite prendre le pli d'éviter.

Et puis l'enfant qui casse un jouet ou frappe un copain n'est pas un adulte miniature non plus. La plupart du temps, l'intension de casser le jouet n'y est pas: l'enfant a désiré jouer et pas casser le jouet. Une punition ne rendra pas un enfant moins maladroit. Surtout si on parle de jeunes enfants qui apprennent en expérimentant.

Édit: En plus c'est pas logique de punir l'enfant que s'il y a casse. On devrait punir l'enfant systématiquement s'il prend un objet des mains ou s'il utilise mal un objet. Donc suivre l'enfant à la trace. Car le fait que le jouet du copain est cassé n'est que la conséquence indirecte de ces deux comportements.
Si 9 fois sur dix, il prend le jouet du copain ou joue de manière inadéquate sans se faire punir, c'est pas la fois où il était puni qui le fera changé. Parce-que 9 chances sur 10, ça se tente.
A la rigueur ça l'encourage à pas se faire prendre:
- piquer l'objet lorsque l'adulte est occupé ailleurs
- si casse: déposer l'objet dans un coin et faire l'innocent (pas vu, pas pris)


Pour éviter qu'un enfant casse quelque chose il vaut mieux lui mettre à sa portée que des choses solides ou dont on peut se permettre la casse.
Je crois que l'exemple était un téléphone, que l'enfant aurait cassé parce-que "c'est drôle de taper sur des objets". J'imagine un très jeune enfant. En tout cas moins de 3 ans sauf problème de développement.
Alors je vais peut-être paraitre rude mais la personne qui laisse un portable à un enfant est plus responsable du fait que le téléphone soit cassé que l'enfant. C'est 1000 fois plus facile pour un adulte de mettre un portable hors de portée que pour un petit de l'utiliser correctement.
Faut pas non plus enfermer l'enfant dans une bulle mais il y a un age ou soit on décide de passer sa vie à punir un enfant pour un comportement naturel, soit on adapte pour éviter que l'enfant puisse faire des catastrophes. On peut aussi voir ça comme un défi. Si les enfants ont systématiquement un comportement embêtant, on peut réfléchir à comment adapter l'environnement.

C'est le même principe que pour les prises et les produits ménagés:
Mettre des caches-prises n'empêchera pas qu'il faudra éduquer l'enfant sur le fait qu'on met pas ses doigts dans la prise.
Et il faudra bien apprendre à l'enfant que la javel se boit pas (surtout qu'on peut pas se permettre qu'il en fasse lui-même l'expérience).
Pourtant au quotidien on met bien les produits dangereux hors de portée de l'enfant.

Donc on peut aussi laisser le portable de maman et les cartes pokémon du grand frère hors de portée de l'enfant.
Il y aura forcément des objets cassés. Mais ça sera moins fréquent lorsque l'enfant gagnera en maturité et en habilité. En attendant, on limite les risques, on gronde l'enfant et on dédommage la personne.

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Après les parents font leurs choix dans leur manière d'éduquer mais je trouverais vraiment improductif et pas « bienveillant » ( :cretin:) de venir leur sortir sans cesse des injonctions contradictoires.
Non c'est clair.
Comme je suis plutôt du côté non-punitif de la chose, j'ai un peu l'impression que c'est les autres qui les lancent des petites piques, à coup de "c'est impossible de jamais punir" "tu vas te faire bouffer" (au jour d'aujourd'hui j'ai encore tous mes doigts ça va) et sans être parent donc j'ose même pas imaginer si j'avais un enfant.

Mais je pense qu'on se sent toujours attaqué sur ce genre de sujet. On peut pas demander à tout le monde d'avoir le même point de vue sur l'éducation. En revanche, on arrive généralement à ce m'être d'accord sur les comportement inadaptés ou sur les choses à ne pas faire (comme frapper son enfant). Je pense que ça suffit et qu'on devrait se concentrer ce le fait qu'on est d'accord sur beaucoup de choses.

Genre ton enfant doit être bien élevé, empathique, poli, agréable en public, mais surtout tu ne dois jamais le punir et tu dois toujours rester « positif » (quoi que ça veuille dire). Et si ça marche pas, dans les faits, avec ces beaux principes ?
Je crois pas qu'il faille toujours rester positif. C'est une déformation de l'éducation "bienveillante". Quand un enfant se comporte mal on a le droit d'être en colère et de l'exprimer.

Mais s'interdire arbitrairement de punir parce qu'un bouquin à la mode l'a dit + négocier 36 fois dès que chérichou n'a pas envie de faire un truc, c'est non.
C'est pas un choix arbitraire pour moi. Le bouquin que j'ai cité n'est pas arrivé dans mes mains par hasard. J'avais déjà beaucoup de doutes sur les punitions à l'époque. En plus il parle pas de négocier 36 fois.

Et oui, si ça parle pas à un autre parent il a 0 obligation de le lire ou de vouloir appliquer ses conseils.

Et si je dois aller au boulot et que je n'ai pas le temps de lui laisser ces 5 min pour réfléchir dehors ? Et si je n'ai juste pas envie de faire ça ou que je n'en vois pas l'intérêt, en fait ?
Alors tu fais comme tu le sens. Mais moi je vois l’intérêt (apprendre pourquoi on doit mettre son manteau) et en vrai je serais probablement capable d'emmener l'enfant à l'école sans son manteau pour être à l'heure au travail.

L'enfant doit aussi entendre le « non » et le « c'est non négociable » au bout d'un moment. Bref, chacun.e ses convictions !
D'accord mais une fois que tu es arrivé au "c'est non négociable" puis la punition et que ça marche pas. Tu fais quoi après? Tu punis plus fort? Et si ça suffit pas qu'est-ce que tu fais? Non parce-que tu parlais d'enfant facile tout à l'heure mais il y a des gamins qui ne cèdent jamais. Surtout qu'ils s'endurcissent s'ils reçoivent régulièrement des punitions.

En plus dans ce cas là la punition est peu efficace car pas applicable tout de suite (tu peux pas envoyer de suite l'enfant dans sa chambre, ni le priver d'un jouet). La punition perd en efficacité si pas appliquée tout de suite, systématiquement etc...

Alors je préfère perdre du temps lorsqu'ils sont petits plutôt que d'entrer en conflit et de me retrouver avec des enfants toujours dans l'opposition.

Car soit l'enfant va s'opposer et la crise va durée (donc je serais en retard) soit l'enfant va ruser et retirer son manteau à l'école et dès que possible.

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En fait je trouve dangereux d'avoir l'illusion qu'on peut toujours se faire obéir de son enfant (et que donc si on échoue c'est qu'on s'y prend mal).
Je trouve plus sain de dire aux parents: "Non votre enfant ne vous obéira pas toujours. Oui c'est normal, et non toutes les astuces du monde (y compris la punition) ne changerons pas ça. Donc si ça vous semble nécessaire et profitable de punir faites-le. Mais n'allez pas imaginer que ça fonctionnera toujours, ou que c'est plus efficace qu'autre chose."

Du coup je te rejoins sur la fin de ton message : il ne faut pas se mettre de pression sur l'éducation, parce que chacun.e peut avoir un système qui lui convient (avec ou sans punition).
C'est vraiment ce que je voulais faire passer. :fleur:
Par contre, ce que je trouve important c'est de savoir s'adapter à son enfant sans s'accrocher forcément à ses principes comme une moule à son rocher : pour ma part, si mon enfant n'a pas besoin d'être puni, ben tant mieux, c'est moins de taff pour moi.
Mais s'il y en a besoin, je n'hésiterai pas et je ne laisserai pas un bouquin me dire ce que je dois faire.
Le truc c'est que je ressent jamais qu'un enfant a "besoin d'être puni". Peut-être que ça viendra un jour qui sait. Mais d'ici là je vais pas forcer ma nature.

Edit: mon message a été posté avant la fin donc il peut d'être corrigé dans l'heure qui suit.
 
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@Bloem Pareil, je vais juste revenir sur quelques trucs en vrac :yawn:
Après pour ma part je pense que je laisserai ce topic soit mourir de sa belle mort, soit être repris par des personnes qui auraient d'autres choses à apporter. Finalement je suis bien d'accord que toi et moi on a une certaine vision des choses qui a son intérêt, et une certaine expérience professionnelle dans le domaine qui vient apporter de l'eau au moulin, mais je ne suis pas sûre de pouvoir y contribuer davantage pour le moment sans risquer de tourner en rond. Quand je serai mère moi-même j'aurai peut-être d'autres choses à dire sous un autre angle (pas forcément mais peut-être), dans ce cas j'y repenserai.

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Pour l'exemple du manteau, je n'ai pas le même point de vue. Je pense effectivement que c'est mon rôle de protéger l'enfant de certaines choses ; pas à l'excès non plus, mais le laisser avoir froid dehors simplement pour éviter le conflit je trouve ça limite. Enfin pour moi ça reviendrait à vraiment s'agripper à un principe de « je ne punis pas, je ne veux pas imposer, je ne veux pas qu'il se fâche » en dépit du bon sens (selon ma vision des choses en tout cas) et de son intérêt à lui.
Après c'est pas la mort d'avoir un peu froid non plus, je peux te l'accorder...

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Sinon sur la définition de ce qu'est une punition, je pense de plus en plus que ce n'est pas si facile et qu'on ne doit pas avoir la même:yawn:
Mais effectivement je ne voulais pas dire que contrainte = punition. Je trouve juste que ça y participe. Tout comme l'intention y participe aussi, mais que ce n'est pas une condition suffisante en soi.
Envoyer quelqu'un dans sa chambre, même avec les intentions les plus « positives » du monde, pour moi ça en fait partie ; il y a un élément de contrainte (l'enfant ne choisit pas, on ne demande pas son avis même si ça peut être imposé très calmement), un élément de réparation (soit dans le sens moral, c'est-à-dire réparation de la « faute » commise, soit réparation dans le sens concret de résolution du problème c'est-à-dire se calmer – et à mon avis c'est beaucoup plus dans ce sens-là qu'irait une éducation « positive »), et un élément de « pénibilité » si je puis dire (pas forcément obligatoire d'ailleurs, mais là si par exemple l'enfant avait envie d'être hors de la chambre là maintenant pour aller jouer dehors, ben il peut pas donc ça reste subi).

Sinon je suis d'accord qu'aller à l'école ou participer aux tâches ménagères n'est pas une punition, ça n'a rien à voir. Je suis d'accord aussi avec l'exemple que tu as donné du verre renversé, je ne vois pas de punition dans le fait de nettoyer derrière soi dans ce cas. Personnellement quand j'évoquais le fait de punir en obligeant un enfant à nettoyer une bêtise, je pensais en fait à une bêtise / dégradation volontaire (par exemple, un élève qui fait un tag sur une table). Je pense dans ce cas que c'est bel et bien une punition de lui demander de venir pendant un temps supplémentaire avec tout le matériel pour nettoyer (et d'ailleurs, techniquement, c'est noté comme un motif de punition dans les logiciels qu'on utilise pour gérer les écoles, comme Pronote). Mais là c'est peut-être surtout l'intention de l'enfant / ado au préalable qui définit l'acte de réparation qui suit comme une punition :hesite:

Apprendre à reconnaître ses torts et s'excuser n'est pas non plus une punition en soi (et il y a plein d'autres moyens de le faire qu'en punissant), mais ça peut (doit ?) s'accompagner parfois d'une punition si besoin. Moi ça me fait penser à l'exemple que j'avais développé en spoiler...

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C'est le genre de cas où je pense qu'une bonne explication est nécessaire, oui, mais aussi une punition. Surtout quand l'enfant a déjà atteint un certain âge et est donc nettement plus conscient et responsable de ses actes.


Et aussi pour l'exemple d'un enfant qui en frapperait un autre, mais encore une fois j'ai jamais dit qu'il suffit de punir et hop c'est réglé :rire:
J'ai bien dit : toujours une discussion au préalable. C'est incontournable. Et pas qu'une, même, il faudrait à mon avis sérieusement creuser la question, par tous les moyens possibles (surtout s'il y a un refus de s'excuser). Je dis juste que parfois il peut être nécessaire d'y ajouter une dimension punitive, notamment quand c'est répété, volontaire etc.
Mais je trouve que tu n'as pas vraiment proposé de piste concrète non plus, ni de résolution à ce genre de problème... C'est compliqué en fait.

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Bref...Je vais pas revenir mille fois dessus ou sur les autres exemples parce qu'on a tout simplement pas le même point de vue :yawn: j'espère juste que c'est plus clair de mon côté.


Sinon, tu parles aussi de l'environnement scolaire, comme quoi parfois les punitions n'y changeront rien et qu'il faudrait adapter l'environnement à l'enfant (je suis à moitié d'accord parce que parfois si, ça peut très bien suffire quand c'est bien fait). En théorie OK. Sauf qu'en pratique c'est pas forcément possible, surtout si on a 25 gamins différents avec tous des besoins différents. Donc... On fait quoi en attendant ?
Le truc c'est que l'enseignement c'est pas à la carte et qu'il faut des règles collectives pour que ça fonctionne. Si par exemple Bidule a (soi-disant) besoin de parler tout le temps pour être bien dans sa peau, ben je suis désolée pour lui mais ça ne sera juste pas possible dans le milieu scolaire. Il va déranger tous les autres élèves + le professeur et c'est hors de question de bosser comme ça.
D'où le fait de dissuader un mauvais comportement par (entre autres) une punition, et ce même si l'élève a du mal à le comprendre ou à en voir l'intérêt. C'est bien dommage pour lui mais si le seul truc qu'il comprend et qui fonctionne c'est qu'il va avoir des heures de retenue en se comportant d'une certaine manière (et que ça le fait chier), ben on utilise ça.
Après on a un peu plus de tolérance pour les élèves qui ont un fonctionnement particulier (TDAH etc), mais même là il y a des limites à ce qu'on peut / doit accepter.

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Je veux bien entendre que ça soit différent quand on éduque un enfant, même si certaines logiques restent semblables, mais je maintiens que dans le cadre de l'école (qui reste aussi éducatif) c'est nécessaire à certains moments. Et pourtant on vient aussi nous bassiner avec les mêmes termes d'éducation « bienveillante » (comprendre : sans punir), ce qui est inapplicable, ne marche pas du tout dans les faits et met beaucoup de stagiaires et de professeurs en souffrance (en plus de les culpabiliser). Peut-être, je dis bien peut-être, que UN enfant peut se gérer comme ça en y mettant le temps et l'énergie (et il faut le vouloir), mais 25 non.

Je vois au moins qu'on est d'accord sur le fait qu'on met une énorme pression aux professeurs, sans pour autant leur donner les moyens d'appliquer les méthodes préconisées.
De toute façon, même pour l'éducation d'un seul enfant, si on pense qu'à un moment donné c'est une bonne solution de mettre une punition, c'est totalement ok aussi. A bas les injonctions et place à la liberté pédagogique :supermad:


Sinon je suis assez d'accord avec ton passage sur l'importance de l'empathie (et d'éduquer un enfant à ça). D'accord aussi qu'on ne punit pas pour des maladresses, ni un enfant tout petit qui ne sait pas ce qu'il fait en cassant un téléphone (qui effectivement ne devrait pas être laissé à sa portée), mais j'avoue que je ne vois pas à quel moment j'aurais prétendu le contraire :hesite:
Une nuance quand même : tu dis qu'on peut adapter l'environnement de l'enfant pour éviter les « catastrophes », je suis en partie d'accord mais ça revient encore une fois à contourner le problème, d'autant qu'on ne peut pas toujours (concrètement) adapter l'environnement pour qu'il corresponde à l'enfant. Il faut aussi qu'il apprenne à bien se comporter en société, hors de sa bulle. En bref : il faut nécessairement que lui aussi s'adapte à son environnement. Ca passe par se comporter correctement en public, à l'école, au cinéma, au restaurant, dans les transports... Comme je disais, on ne fait pas du « à la carte » parce que de toute façon tout ne sera pas adapté aux besoins d'un enfant. Mais il faut apprendre à faire avec sans l'autoriser à déranger tout le monde, pour moi c'est vraiment dans ce sens-là que doit aller l'éducation, et pas l'inverse.


Une dernière chose : tu as reparlé de l'exemple du manteau, comme quoi laisser expérimenter un enfant qui ne veut pas mettre son manteau ça ne me nuit pas à moi et c'est son mode d'apprentissage pour qu'il se rende compte que ses parents ont raison.
Alors : déjà si, je considère que ça me nuit aussi à moi s'il a froid, qu'il en souffre etc. Je ne me sentirais pas bien dans mon rôle de mère si c'était le cas, et d'autant plus si c'est « juste » parce que j'ai eu la flemme / pas l'autorité nécessaire pour lui imposer de le mettre. Mais ça c'est mon point de vue.
Autre problème : un enfant peut très bien... ne pas se rendre compte que ses parents ont raison, justement. Il y a des cas qui peuvent mettre beaucoup plus de temps, et si tu veux lui donner une bonne leçon en lui montrant qu'il a froid et qu'il aurait dû t'écouter, ben ça peut rater aussi voire être contre-productif.
Exemple simple : la nourriture. Un enfant ne verra pas de problème à se nourrir de malbouffe pendant des années, parce qu'il faudrait beaucoup de temps pour qu'il développe des problèmes de santé. Je dis pas pour autant qu'il faut punir sur ce sujet-là (ce n'est pas la réponse à tout, je ne suis pas la mère Fouettard :yawn: ), je dis juste qu'un enfant n'est pas forcément capable de voir quel est son intérêt et que parfois il faut simplement imposer, d'une manière ou d'une autre (y compris en rusant). La libre expérimentation de l'enfant ne marchera pas toujours.

Ah je suis bien d'accord qu'il n'y a pas de solution miracle, sinon ça se saurait. Des fois les punitions ne marcheront pas plus que la négociation :dunno:
Ce que je dis, c'est que chaque parent fait comme il veut, du moment qu'il fait au mieux pour que son enfant ne nuise pas trop aux autres et à lui-même. Je trouve que c'est davantage le résultat qui compte au final :hesite: (tout en respectant les droits de l'enfant hein, pas en recourant à la violence). Si des parents ont envie d'éduquer sans punir, grand bien leur fasse, du moment que ça leur convient et que ça marche pour eux j'ai rien à dire :dunno:
Mais si d'autres ont envie d'y recourir, on n'a rien à leur dire non plus. Y compris en évitant les discours culpabilisants / les pressions inutiles, surtout quand c'est pas prouvé que cette méthode est plus efficace ; à la base je réagissais sur le fait d'encenser l'éducation « positive » en Suède, en soulignant les limites de cette éducation (comme en parlait l'article que j'ai posté).
Je pense qu'on sera d'accord là-dessus en tout cas :fleur:
 
Dernière édition :
5 Août 2021
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@just_in_case

Oui on est d'accord!

Une partie de la différence de point de vue peut être aussi expliqué par le fait qu'on ne travaille pas avec le même âge.
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Entre un enfant de 2 ans qui frappe et un ado de 14ans c'est pas du tout la même dynamique.
C'est vraiment lié à l'âge et aux capacités limités à 2 ans ( besoin d'apprendre à gérer ses émotions et à savoir s'exprimer autrement). On peut pas vraiment considéré le petit comme un "délinquant" en comparant son geste au délit d'un adulte.

Et pour l'autorité et l'obéissance je pense qu'il restera compliqué de toujours se faire obéir à la lettre par l'enfant, particulièrement pour les parents lors des crises d'opposition (c'est un peu le propre de ces crises de rester campé sur positions comme une moule sur son rocher).
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Et pour les enfants compliqués à l'école: c'est sur qu'on pourra pas faire classe à part mais faut pas partir trop défaitiste en se disant qu'on ne peut rien faire. Parfois de légères adaptations, assez faciles à mettre en place, peuvent améliorer la situation. Et ça soulage tout le monde.
Mais je pensais plus aux premières années, lorsque la collectivité est encore compliquée à gérer pour les enfants.
Et parfois juste un "je comprends que ça te demande des efforts importants" peut aider, même si c'est pas possible de faire autrement.

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C'était bien sympa de pouvoir en discuter sans s'échauffer. :fleur:
 

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