@Bobbie in the Sky c'est une question que je me pose aussi. Plus exactement, récemment il y a une polémique entre divers comptes de gauche que je suis sur Twitter. C'était suite à la diffusion d'un reportage sur un meeting de Jordan Bardella, une certaine Colombe, 60 ans, bénévole aux Restos du coeur et bénéficiaire du RSA disait en larmes, voter Marine le Pen. Quelqu'un l'a traitée de "grosse dinde raciste" (ou quelque chose du genre...) ce qui a lancé un débat sur le thème "que faire de ces électeurs-là ?". Ceux qui appartiennent aux classes populaires, normalement défendues par la gauche, mais qui expriment des opinions complètement contraires aux valeurs de gauche ? Que faire d'une Colombe au racisme décomplexé ? Est-ce qu'on vient sur son terrain pour comprendre les raisons de son vote et la convaincre de le changer ? Ou est-ce qu'on la renvoie à son racisme et à la puanteur de ses opinions (sans pour autant lui lancer des insultes sexistes) ?
Spontanément, jusque récemment j'aurais plutôt penché pour la première option : discuter, débattre, convaincre... En voyant ces personnes comme des laissés pour compte de la société qui votent FN pour des raisons économiques (habitants de régions économiquement sinistrées par exemple), mais j'ai entendu des analyses qui prônent plutôt l'inverse : stigmatiser la parole raciste peu importe qui l'exprime. Parce que le vote FN repose sur deux facteurs : la précarité économique certes, mais aussi le fait de ne plus craindre la stigmatisation sociale. Moins le vote RN est honteux, plus il peut s'exposer au grand jour et plus il se massifie. Donc il faut continuer à faire porter un lourd coût social à ces électeurs même si theoriquement, ils représentent un vivier de voix pour la gauche. Je mets ici un lien vers le thread Twitter qui parle de ça : https://x.com/jeraeve/status/1786796543967625250?t=rxnw8y_XwHvrWNai1jYiKQ&s=19
Je n'ai moi-même pas complétement tranché la question, mais je pose ça là pour alimenter le débat.
Spontanément, jusque récemment j'aurais plutôt penché pour la première option : discuter, débattre, convaincre... En voyant ces personnes comme des laissés pour compte de la société qui votent FN pour des raisons économiques (habitants de régions économiquement sinistrées par exemple), mais j'ai entendu des analyses qui prônent plutôt l'inverse : stigmatiser la parole raciste peu importe qui l'exprime. Parce que le vote FN repose sur deux facteurs : la précarité économique certes, mais aussi le fait de ne plus craindre la stigmatisation sociale. Moins le vote RN est honteux, plus il peut s'exposer au grand jour et plus il se massifie. Donc il faut continuer à faire porter un lourd coût social à ces électeurs même si theoriquement, ils représentent un vivier de voix pour la gauche. Je mets ici un lien vers le thread Twitter qui parle de ça : https://x.com/jeraeve/status/1786796543967625250?t=rxnw8y_XwHvrWNai1jYiKQ&s=19
Je n'ai moi-même pas complétement tranché la question, mais je pose ça là pour alimenter le débat.