Je suis, encore une fois, choquée par les réactions de certains. Il m'est arrivé la même chose, il y a 5 ans. Je partais à la bibli de ma fac pour relire juste avant mon examen de philo. Et là, dans la rue, un sale porc était en train de se branler. Le CHOC. Alors oui, j'avais déjà vu un tralala mais là, j'ai été choquée par les circonstances, le comportement, le mépris. C'était affreux.
Je me souviens de tout, de l'heure, du temps, du jour, de la tête de cet imbécile, de tout. Et j'ai peur que ça ne me quitte jamais.
Je crois que cette culture d'homme "superpuissantquisepermettout" vient à la base de notre putain de société qui n'y comprend rien. Ca fait des dizaines et centaines d'années que la femme est comme considérée comme objet. Alors, dans la tête de ces idiots, pourquoi la femme de la rue serait-elle différente de la femme des magazines porno ?
Je veux pas faire d'amalgame et de mélange douteux entre ces théories, mais c'est un problème récurrent qu'il faut prendre à la racine.
Il est vraiment temps que ça change. J'en peux plus de voir ces pubs, ces films, ces livres qui considèrent la femme comme un outil dont l'homme fait ce qu'il veut. Ca me donne envie de vomir. Putain, on a deux pattes, deux bras, deux oreilles, tout comme l'homme.
Encore une fois, on a peur de sortir seules le soir. Un monde de liberté, mon cul ....
Pour l'histoire, ici en Belgique, une femme qui a été victime de viol a demandé une enquête supplémentaire pour retrouver le mec. On lui avait demandé, à elle, de payer cette enquête ... Finalement, la justice a fait marche arrière et a annulé sa demande. Manquerait plus que ça !!!!! La fille doit payer pour retrouver l'agresseur.
On vit dans quel monde, bordel ??
 
shield;3971032 a dit :
Je vous cite toutes les deux parce que vous soulevez plus ou moins le même élément, que j'avais juste mentionné dans mon post parce que je pense que dans le cas de l'exhibition il y a aussi quelque chose d'ambigu à ce sujet : c'est-à-dire la question de la participation, de la relation qui s'installe dans l'exhibition. Est-ce que c'est quelque chose qui est à proprement parler subi? Autrement dit : quelle est la nature de cet acte? Dans le cadre de l'exhibition, ce qui est agressif c'est la transgression des limites qu'on se donne. Par exemple, oui, ça me dérangerait qu'on me donne des coups de fouet parce que dans ce cas-là une relation directe est instaurée contre mon consentement, mais ça ne me dérangerait pas qu'on baise devant moi (je ne considère pas ça comme participatif en somme, j'estime que je ne suis pas inclue dans cet acte juste parce que je le vois). Enfin, je reprends en gros ce que tu dis, Edwarda, en fait, sous la forme interrogative. Pourquoi est-ce que ça nous dérange davantage d'être nez-à-nez à la sexualité d'autrui plutôt que, je ne sais pas, de le voir manger un sandwich? On vit toute notre vie sans demander le consentement à autrui après tout (pour reprendre le sandwich : personne ne se dirait qu'on va demander la permission avant de grignoter dans un parc). Mais en même temps on pourrait argumenter en faveur de l'idée qu'il y a dans l'exhibitionnisme une prise à partie puisque l'exhibitionniste a besoin de montrer sa sexualité à quelqu'un (complément indirect), donc une seconde personne est nécessaire pour construire le fantasme. Enfin voilà, tant qu'on considère que la sexualité doit rester privée, l'exhibitionnisme est asocial et marginal. C'est une question de représentations aussi.

Luxanne, ce que tu dis à propos du viol dans le règne animal me semble discutable, encore faudrait-il savoir quand commence le consentement au niveau du développement cognitif, est-ce qu'on peut vraiment englober tout le comportement sexuel animal comme orienté vers la reproduction (ah j'aurais bien aimé vers des sciences cognitives et finalement je n'y connais pas grand chose, juste quelques bribes d'informations)? D'autant plus qu'on a largement argumenté ces derniers temps que les animaux avaient aussi des comportements homosexuels (par exemple). Peu de plaisir sans tabou, vraiment? Je n'en suis pas si sûre, au contraire, il me semble que se délivrer de la culpabilité permet de mieux profiter de son plaisir en limitant les contraintes et les frustrations.

Et donc, @coffeebee, même si je reste encore sous cette forme interrogative parce que je n'ai pas poussé la réflexion très loin, je pencherais aussi vers une interprétation selon laquelle l'agression est construite par le rapport semi-virtuel instauré par l'exhibition et par le tabou sexuel à la fois. Et non, je n'avais pas entendu parler de cette expo! Mais je trouve la question de la représentation du corps en général très intéressante. J'avais aussi entendu une émission à la radio sur le fait qu'on ne montre pas de corps vieux ou malades.
Le probleme dans l'exhibition c'est que celui qui la subit ne la choisit pas. D'ailleurs, dans le viol comme dans ce genre de pratiques, on nie complètement le consentement d'autrui. Bien sûr il y a la transgression, mais je pense qu'avant d'être des pratiques sexuelles, se sont d'abord des démonstrations de pouvoir, ou l'autre est réifié.
Même en imaginant une société ou la sexualité est ouverte (ce qui paraîtrait bien bordélique puisque on baiserait n'importe où, à n'importe quel moment, avec n'importe qui...j'imagine le foutoir au bureau, où est-ce que ça s'arrêterais ? Jamais, il y aurait toujours quelqu'un de pret à remettre ça), le fait est que le consentement demeurerait un problème. Je pense qu'il faut dissocier en fait la transgression et non-consentement.
Tu vois, en reprenant l'urophilie, il y a transgression mais quand on le pratique sur quelqu'un de non-consentant, c'est une aggression, car il s'agit d'agir contre la volonté d'autrui, et généralement il y a un désir d'humilier.
Après, sur le fait que tu ne te sentes pas concernée par dédé qui se paluche en te regardant par ce que ça ne touche pas directement, je pense que c'est pas le cas de tout le monde. Moi je me sentirais dans une position de voyeurisme forcé, et en plus si cette personne se paluche en me regardant, je sens que je suis inclue dans un monde de fantasmes qui n'est pas le mien. Et ça me fait le même effet avec les pop up de sites porno : je me sens agressée, car plongée dans un univers sexuel qui n'est pas le mien et qu'en plus je n'ai pas choisit. Même en état d'excitation, ça ne m'attire pas car je n'y ai pas consentit.*

D'ailleurs, si on ne considérait plus son vagin comme un siège sacré, la portée du viol entre autre serrait largement limité : il existe des témoignages de femmes qui n'ont pas été traumatisées par leur viol car ça ne représentait pas pour elle une humiliation, une agression tout au plus (comme si on leur mettait un doigt dans l'oreille de force). C'est pourquoi j'ai du mal à parler de viol dans le règne animal, car il n'existe pas de portée symbolique même si les faits demeurent les mêmes.
Si demain manger un sandwich revêt une symbolique très forte, on arrêtera certainement de la faire en publique, sauf ceux qui désireront imposer cela aux autre. Un exemple bidon de mon cru, mais par exemple je me remaquille en publique. Je sais que je le fais par provocation, parce qu'une fille qui se maquille en publique à tendance à passer pour une fille superficielle. Ce qui est important pour moi à ce moment là, ce n'est pas de me remaquiller, c'est d'emmerder les autres (à un degré moindre certes).

Quand je parle de tabou, je ne parle pas vraiment de culpabilisation même si ça va souvent de paire. Je me réfère sans doute à mon expérience personnelle : par exemple, je ne vois aucun intérêt à faire l'amour au lit le soir, ça ne provoque rien en moi. Par contre, l'après midi ou a la pause déjeuner c'est juste youpi. Question de transgression j'imagine : revenir au boulot l'après-midi, ayant à peine mangé et un sourire débile sur le visage.
C'est comme cela que je l'entendais. Je pense que beaucoup d'entre nous construisent au moins au début sa sexualité sur ces bases. Et c'est pareil pour plein de choses : beaucoup de gens touchent au joint car c'est d'abord une transgression avant d'être un plaisir.

*Le consentement est très important pour moi car au début de ma sexualité j'ai eu du mal à connaître mes frontières, à comprendre et à dire ce que je ne voulais pas. Il m'est arrivé il y a moins d'un an de me voir imposer une pratique qui ne correspondait pas, et même si je suis grande, que j'en ai vues d'autres, ça m'a quand fait pas mal souffrir. Symboliquement surtout et pas vraiment dans ma chair.

Voilà c'est long je sais plus où j'en suis...
 
shield;3972009 a dit :
"est-ce que montrer est agressif?"
[...]dans quel mesure le regard est un contact? d'une part, et d'autre part, pourquoi le corps sexualisé de l'autre est perçu comme agressif?

Après pour le sexe, je suis complètement opposée à ta vision des choses par contre.

Le tabou de la sexualité, ça veut pas dire "baisons partout n'importe comment avec n'importe qui", mais "sentons nous libre d'avoir une sexualité épanouie, couchons avec qui on veut quand on veut tant que tout le monde est d'accord".

Quand je parle de tabou, oui je parle d'interdit mais ce n'est pas un simple interdit ("ne marchez pas sur l'herbe" dans les parcs, ce n'est pas un tabou, c'est un simple interdit), ça ne va pas seulement de paire avec la culpabilisation, c'est complètement indissociable! Un tabou est intériorisé, l'interdit ne vient pas des conceptions extérieures mais de soi-même, c'est pour ça qu'on ressent une telle violence à s'opposer à cet interdit là, parce qu'il est devenu une part de nous même.
[...]

"heureusement que le vagin est sacralisé"
[...]

Mais je précise parce que je sais pas si tu t'en rends compte, mais on digresse méchamment
[...]

Et si on va par là, le corps de l'homme selon les codes de virilité est très rarement sexualisé (au contraire, son sexe devient symbole de pouvoir, comme tu le dis, et en cela il est "vidé" de son contenu sexuel). Il y a une sorte de construction de "sexualité=vile, bas corporel, honteuse", et donc "sexualisons les femmes pour les avilir" + "un homme reste neutre parce qu'il est digne" (et ça croise ce qu'on disait avec @coffeebee d'ailleurs). Et si la sexualité n'était pas vile, bas corporel, honteuse, est-ce que ça ne serait pas justement ôter son arme arme des mains de l'oppresseur? Dans une certaine mesure, bien sûr, l'agression étant toujours présente après parce que notre corps nous appartient.

Je comprends pas trop ton exemple du maquillage en public par contre? Ni du sexe l'après-midi (y a aucune transgression à faire du sexe l'après-midi, c'est juste casser la routine et les clichés)? Une vraie transgression de tabou, ça serait plutôt la pédophilie par exemple, ou l'inceste, bref, un interdit intériorisé. Après, puisque tu parles de ton expérience, je dois dire que je préfère être animée par mon plaisir plutôt que par la transgression, quand je fume de l'herbe, c'est parce que ça me fait me sentir bien, et quand je couche avec quelqu'un c'est parce que ça me fait du bien et ça fait du bien à mon partenaire.
Alors pour moi oui montrer c'est agressif. J'ai un peu de Visual Studies à l'étranger (chose qui reste assez marginal) et en fait il se trouve que parfois le domination visuelle ou le rapport de force instauré par ce contact est bien plus fort que toute autre violence.
Je pense au panopticon repris par Foucault. Si tu veux je peux t'expliquer mais en aparté parce que c'est un peu vaste.
Pour le corps sexualisé j'imagine que c'est pareil, mais je vois peut-être pas trop ce que t'entends par là.

Pour la vision du sexe, c'est peut-être pas si opposé en fait, c'est peut être que je définis tabou de façon un peu légère. J'ai pas dit que le plaisir se situait uniquement dans la transgression mais qu'il se construisait selon moi en commençant par là : quand on essaye quelque chose pour la première fois, on n'a aucune idée du plaisir mais surtout idée de braver l'interdit ("tu resteras vierge jusqu'au mariage", etc...)
Désolé mais quand tu parlais d'une sexualité plus ouverte, j'avais l'impression que tu voulais normaliser le fait de se masturber publiquement notamment (ce qui n'appartient pas pour moi à la sexualité mais bien à une notion de pouvoir). On est d'accord sur le "sentons nous libre d'avoir une sexualité épanouie, couchons avec qui on veut quand on veut tant que tout le monde est d'accord"

"heureusement que le vagin est sacralisé" oula je veux pas du tout dire ça. Enfin je crois pas que tu me prêtes ces propos mais au cas où. Je tout à fait d'accord avec les conséquences de cette désacralisation. Après il y en aura toujours qui apprécieront cette désuétude (un peu comme le mademoiselle qu'on trouve charmant), et d'autres qui savent composer avec en sacralisant le pénis à même hauteur.
Tiens là, il y a un article qui parle des sociétés dites "sans viol" et qui pourtant gardent un part de sacralité à ce niveau : http://antisexisme.wordpress.com/2013/01/09/cultures-du-viol-1/


Désolé je sais que mes exemples sont un peu bidon, mais pour moi ils revêtent une forme de provocation (qui correspondent surement à mon éducation).


Et je te rassure, je n'en suis plus au stade de la provocation ou de la transgression pour la transgression, mais je dois avouer que j'ai idée que cela reste un étape de construction de la sexualité.


Et oui on digresse...
 
shield;3972122 a dit :
@luxanne
Oh, je pense que ça serait intéressant de parler des relation de pouvoir qu'instaure le regard ici, non? Enfin il me semble que c'est le sujet pour le coup.

Oui, je pense qu'on n'a pas donné le même sens à "tabou", parce que pour moi, clairement, ça n'est pas la même chose qu'un interdit "non assimilé". Si on a entendu toute notre vie "pas de sexe avant le mariage" sous forme de pression extérieure mais qu'on pense que c'est bidon et qu'on saisit l'occasion pour montrer ça, ce n'est pas la même chose qu'avoir réellement intégré l'idée de "pas de sexe avant le mariage" et dans ce cas-là, on va culpabiliser et se sentir mal si on le fait malgré tout, parce que du coup, ça se fera "malgré une part de nous-même" sans notre plein consentement justement. Enfin voilà la différence que je place entre l'interdit extérieur (qui peut être plaisant à transgresser, entre autres parce que c'est une façon de s'affirmer d'ailleurs) et l'interdit intériorisé qu'on ne peut pas transgresser sans faire violence à soi-même.

Merci pour l'article, je l'ai juste parcouru pour l'instant (je devrais même pas être là, je dois réviser :facepalm:), mais c'est très intéressant d'avoir une approche anthropologique éclairante sur le sujet.
Fais attention ce site est un gouffre temporel :)

J'aimerais bien qu'il y ait un article justement sur le pouvoir par le regard. Mais les Visual Studies sont encore trop peu développées, hélas. Il faut aller du côté de Foucault et son étude sur les prisons (il montre comment le regard et l'agencement spatial (d'une classe par exemple) permet de réguler les populations minoritaires, fragiles ou qu'on juge nécessaire de contrôler comme les enfants, les vieux, les prisonniers...) et aussi Bourdieu et toute l'oppression symbolique.

Bon courage pour tes révisions !
 
Je trouve que la réponse du Secrétaire du Parti Pirate est hyper brouillon. On sent un gros manque d'organisation et de prise de décision.
 
moemonroe;3972578 a dit :
TOUJOURS ETRE SUR SES GARDES 
Non. Pourquoi ? Les femmes (car en général c'est à elles qu'on adresse ce genre de messages) n'ont pas à intérioriser de telles injonctions :
http://antisexisme.wordpress.com/2012/01/31/les-mythes-autour-du-viol-et-leurs-consequences-partie-3/

Je comprends ton point de vue, ça peut exister ce genre de cas qui virent à la parano (ça m'est arrivé de mal interpréter un signe/une parole). Par contre, attention à ne pas minimiser ce à quoi beaucoup de femmes (parfois d'hommes mais c'est plus rare : ils sont d'avantage victimes d'agression physiques que de harcèlement sexuel) sont confrontées dans les espaces publiques, au risque de culpabiliser les victimes de ces mauvais comportements et non ceux qui les perpètrent.

Si certaines femmes deviennent parano, je pense que c'est aussi à cause d'un climat qui reste menaçant, car au final c'est les victimes qu'on culpabilise (si les actions des autres, imprévisibles, engendrent chez vous une punition/culpabilisation, il y a de grandes chances que vous cherchiez à anticiper ces situations, quitte à vous tromper)
 
moemonroe;3972578 a dit :
Bonjour,
Alors j'espère que mon commentaire ne vas pas être mal pris. Pour commencer, je ne néglige en rien l'importance de ce qu'à subit La Marquise. Je donne juste mon point de vue (qui va pi-être être un peu long).

Y'a une phrase de cet article qui m'a interpeller.

Citation a dit :
Cette « affaire » pose de nombreuses questions. Celle de la culture du viol, de la peur dans laquelle beaucoup de femmes vivent, même inconsciemment : la peur d’être violée, ou agressée, uniquement parce qu’elles n’ont pas de pénis entre les cuisses.

Alors premièrement TOUT LE MONDE peut être face à des affaires d'exhibitionnisme, femme comme homme. Je m'explique, mon frère est gay et je l'accompagne souvent dans des boites gay sur Paris et j'ai pu voir à plusieurs reprises (une dizaine de fois, je pense) des hommes se masturber, sans pression à coter de moi sur d'autre homme.

BRANLETTE n'égale pas NÉNETTE.

Je veux dire dans tout les articles concernant les viols, agressions, harcèlement, etc, que j'ai pu lire sur Madmozielle on se met toujours en position de victime (sauf dans l'article de Parker) alors que non je suis désoler TOUT LE MONDE peut se faire agresser, TOUT LE MONDE se faire harceler dans la rue, TOUT LE MONDE peut être face à des exhibitionnistes, etc.. Faut arrêter de croire que la femme subit tout. (Je suis pas une anti-femme ou anti-feministe non je suis juste réaliste)

Et puis (je ne juge pas hein) mais je suis autant choquer d'un couple qui couchent en pleine journée (dans un parc, métro, etc..) qu'un monsieur qui se fait plaisir tout seul.

J'ai moi même eu le droit déjà à des mains aux fesses, des insultes, un jour on ma même jeter une glace dessus sous prétexte de ne pas avoir répondu à une avance. Et à chaque fois (sauf pour la glaçe, parce que je trouvais sa gamin et que ce petit con ne savait même pas viser) j'ai toujours ouvert ma bouche.

Mais ATTENTION mesdemoiselles je sais aussi que pas mal d'entre vous sont le type de femmes paranos. Qu'elles sont tellement paranos qu'on dirait que c'est des stars. "Excusez-moi vous n'auriez pas l'heure s'il vous plait?" et vous pensez que cet homme va vous kidnapper, vous séquestrer, vous tuez et vous mangez. Alors qu'il a juste demander l'heure, faut savoir faire la part des choses; TOUJOURS ETRE SUR SES GARDES mais ne pas voir le mal partout.

Il faut savoir faire la différence entre une question, une avance et une AGRESSION et HARCELEMENT.

Une question : "Excusez-moi vous n'auriez pas l'heure s'il vous plait?"

Une avance : "Vous êtes très charmante"

Une agression : * mains aux fesses à plusieurs reprises *

Harcèlement : "Et sal*pe, et et je t'appelle là"

Bref voilà mon avis.
Conclusion : Il faut faire attention à soi mais pas être parano, parce que OUI tout sa existe mais NON tout les garçons du monde ne sont pas des violeurs ou des agresseurs.

(C'est mon tout premier commentaire sur Madmoizelle, j'espère n'avoir choquer ou heurter personne ce n'était pas du tout mon intention. VIVE LES FEMMES, VIVE LES HOMMES, VIVE TOUT LE MONDE)
J'ai beaucoup de mal avec tonmessage... Comme l"ont dit d'autre avant moi, les femmes sont "parano" (j'aime pas ce terme, j'expliquerais après pourquoi) ça ne sort pas de nulle part et ça ne vient pas d'une volonté d'être suivie pour faire sa star comme tu sembles l'insinuer. Si on a peur de se faire agresser dans la rue, c'est bien car il y en a qui SONT agressées dans la rue. Est-ce que je me suis déjà fait agressée ? Pas jusqu'au point de me prendre des coups. Mais je me suis déjà fait choper le bras par deux gars un peu éméchés qui m'ont dit des obscénités pas possible.

J'ai lu un livre sur l'autodéfenseverbale, et la nana expliquait ceci : quand une personne a un comportement qui met mal à l'aise quelqu'un (exemple, un homme interpelle une femme dans une rue déserte la nuit), et que l'autre personne le lui manifeste (« ho vous m'avait fait peur ! ») la « bonne » réaction de celui qui a mit mal à l'aise serait de s'excuser... Si cette personne minimise « rho ça va, je vais pas vous tuer » ou continue le comportement qui met mal à l'aise, alors il y a un truc bizarre. Donc dire « ho ça va, je demandais juste l'heure » c'est con, car on est pas médium, on peut pas savoir à 50 mètres de distance « ha tient ce gars va me demander l'heure ». Il faut arrêter avec cette idée que les agresseurs vont sortir d'une poubelle avec le couteau entre les dents. Les gens qui agressent des inconnus, généralement, s'y prennent avec tact et ont une certaine aura persuasive.

Ensuite, j'aime pas le terme« parano ». J'appelle ça des signaux que le corps nous envoi. La société a tendance à nous demander d'ignorer ces signaux, je suis pas d'accord. Dans de nombreux témoignages de personnes victimes d'agressions, les victimes disaient qu'avant l'agression elles avaient sentit « quelque chose ». Je pense que notre cerveau analyse les situations inconsciemment, pour la survie et la conservation de notre intégrité, et déclenche ensuite stress et énervement si il considère qu'il y a menace.

Pour ceux qui ont étudié lasociologie, corrigez moi et complétez moi : mais un sociologue avait étudié le comportement des gens dans la rue. Il a appelé (je crois, plus sûre) l'Unwelt, cette bulle qui nous entoure et qui correspond à la distance sûre entre nous et la menace. Si quelque chose d'anormal pénètre dans ce périmètre, notre corps entre en alerte. Déjà, il a remarqué que l'Unwelt des femmes était plus grand que les hommes. Ensuite, ça peut expliquer pourquoi se faire aborder par des hommes (même si c'est pour dire « vous êtes joli ») est fatiguant. En bref, vous marchez, l'Unwelt autour de vous est normal. Ensuite, un homme s'approche. Conditionnée par des années d'harcèlement, vous stressez, et pour cause : en plus de devoir prêter attention à votre Unwelt, vous devez décupler cette attention vers l'élément anormal qui s'approche. Donc, on répète ça 3, 4, 5, 6 fois dans la journée = GROS RAS LE BOL.

Ensuite ce n'est jamais à la personnemal à l'aise à cause de quelqu'un qui doit s'excuser. On est mal à l'aise quand on a peur d'une transgression de limite. Cette peur est légitime (chat échaudé craint l'eau froide...) et c'est une sûreté. Au cas ou. Si le gars voulait juste l'heure, OK, il repart tout de suite après. Si il ne voulait pas vraiment l'heure, on a déjà le corps en alerte au cas ou...

Donc bon, ça relativise un peu lavision de nana starlette qui se pense poursuivit par des paparazzis...
 
A

aglaonice

Guest
Histoire de clarifier certaines choses pour The Frog et Inay, l'Umwelt est la perception de l'environnement. Et cette perception diffère en fonction des espèces (l'Umwelt d'une mouche ne sera pas le même que celui d'une chauve-souris et ne sera pas non plus le même que celui d'un humain. Par exemple, un chien possède des capacités olfactives qui lui permettent de discerner une multitude d'odeurs que l'humain n'a pas les facultés de percevoir.).
Quant à la distance critique, on appelle distance personnelle cette espèce de bulle protectrice qui existe chez chaque être vivant. Pénétrer cette zone équivaut à un viol. Chaque individu possède sa propre zone de confort (certains ne supporteront pas de se tenir à moins d'1m d'une personne tandis que d'autres auront tendance à être plus proches).
Voilà :-)
 
:oo:q... QUOI???? AH BAH OUI!!! Comme j'ai déjà entendu "moi j'aimerais bien me faire violer pas une meuf! je dirais pas non!", ou "bah elle le mérite!"(mon frère, se bouffon, pense qu'une meuf mérite d'être baiser et jeté...) donc, pour eux, une femme qui se tripote devant eux, c'est "acceptable"? je suis désolé, il y a un respect!

Ditent les madz, ça vous dirait qu'on aille sur paris, et qu'on "drague" du mâle comme certain le font? Je serais prête à el faire! Caméra caché, comme ça, on verra, c'est qui qui "exagère", "la conne", la "parano". En parlant de parano, quand à nos 13 ans, en racompagnant une copine, un mec plutôt chelou, d'environ 30 ans, m'a fait des avances, me demander de la drogue, et je ne sais plus... J'en ai pas dormi, un homme qui habitait pas loin, qui fesait des travaux, nous regardait sans réagir, alors que j'essayais de courir... "pourquoi tu marche vite?" "je... je dois rentrer, mes parents m'attendent, je dois manger", c'est quand on était à la hauteur de l'homme, qu'il m'a dit "bon bah a plus"... Ma mère dormait sur le canapé, c'était l'été, il faisait chaud... J'ai pleuré, j'avais peur qu'il m'ait suivi, qu'il vienne, qu'il me touche, j'avais peur... Juste un monsieur(pour mon jeune age) qui ne demandait rien au début, vous fait des propositions à 13/14ans... Juste l'heure on dit? Ouais mais il y a des limites!

Cette histoire me reviens, ma mère m'avait dit de ne pas m'inquiété, mais comme si c'était banal... mais quand j'y repense... c'était GRAVE!!! J'ai envie d'en pleurer, merde comment j'ai oublié ça?!
Mais déjà, si les porno, les sexe était moins présent, les idées seraient plus clair!
 
C'est triste de toujours se sentir en danger. Je pense que malheureusement les femmes le seront toujours plus que les hommes. Une madz a dit que sa la dérangeait autant un couple qui baise dans un parc qu'un mec qui se branle devant toi. Je sais pas si j'ai bien compris, j'ai parcouru un peu, mais si c'est ça je trouve que c'est un peu dingue de dire ça... Le mec qui se branle devant toi y'a une attention claire et dirigée vers toi. Enfin, voilà si je vois un mec se branler dans son coin, tout seul sans manifester quoi que ce soit à mon égard, ben là oui, on peut le comparer au couple qui baise dans son coin.

J'admire beaucoup les filles comme celles de l'article, qui se renseignent, parlent beaucoup, théorisent, se battent! Mais je les plains un peu aussi car je crois qu'elle n'arriverons jamais à leurs objectifs. Oui c'est défaitiste. Toute cette culture du viol est dégueulasse, on la subit, et je comprendrais que certaines pensent que c'est aussi à cause de gens comme moi que cela n'avance pas, mais je pense malheureusement que sa ne changera jamais. L'homme est plus fort physiquement, ça joue énormément je pense. Il y aura toujours des mecs détraqués pour violer des femmes, et au fond je pense que le problème est bien plus souvent psychologique (pas au sens des maladies mentales) avant d'être social (dans le sens vie politique pas dans le sens des interactions sociales). Quoi qu'il en soit je ne quitterais jamais mon couteau et ma bombe lacrymo, et ce n'est pas de la paranoïa, comme pensent certaines, le danger est là.
 

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