Défi écriture : place ces mots dans ton texte !

@Ortie vient de me proposer un nouveau type d'atelier écriture. Tous les lundis, vous aurez trois nouveaux mots à caser dans un texte, que vous devrez poster ici avant le dimanche suivant. La liste des mots sera mise à jour dans ce message au fur et à mesure.

Le but est de vous motiver à écrire des textes courts, qui selon les mots de Ortie, resteront "vivants" puisque peu travaillés.

Les mots imposés de la semaine sont : hamac, lasagnes, Maman





Les semaines passées :
- carotte
- canadien
- une onomatopée de votre choix
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- Prières
- Journaux
- Bourbon
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- Cacahuète
- Roi
- Lit
-----------------------------
- Oncle et tante
- veste en jean
- email
-----------------------------
plage, crème fraiche, rouquin
-----------------------------
bouteille, escaliers, marathon
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Post-it, marmelade, médaille
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vendeur d'armes, eau, ciseaux
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herbe, cérémonie, catastrophe
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Barbe, peignoir, soucoupe volante
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Bonne chance ! :d
 
Quand je serais grand...

"Quand je serais grand, je serais Canadien !" Combien de fois avais-je pu répéter cette phrase ? J'avais vu à la télé un reportage sur le Canada. La neige, les bucherons, le sirop d'érable. J'étais fasciné.

Alors j'avais décidé que je serais Canadien.

Mes parents ont utilisé mon rêve. Ils l'ont gâché. Ils me l'ont agité sous le nez comme on secoue une carotte devant un âne pour le faire avancer. "Si tu fais tes devoirs, tu pourras devenir Canadien." Hop ! Je faisais mes devoirs. "Si tu ranges ta chambre, tu pourras devenir Canadien." Hop ! Je rangeais ma chambre.

Je n'ai pas réalisé mon rêve. Il était gâché, appauvri. Il ne me donnait plus la force de me battre.

J'ai un nouveau rêve. Mais celui-là, je ne laisserai personne l'utiliser contre moi. Quand je serais grand, je serais un héros. Mais chut... C'est un secret !
 
Une histoire d'opportuniste.

« Hé, Martin, tu sais pas quoi ? Pierre, tu sais, le frère de Lucie, il s’est fait arrêté par les flics !
- Quoi ? Pierre ? Mais pourquoi, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- Bah il était avec ses potes devant le magasin de vélos en dehors de la ville, tu vois, ils étaient tranquilles et ils ne faisaient rien, et d’un coup t’as la bande de péquenots du Lycée Saint Ex qui s’est pointée. Au début c’était calme, je sais pas s’ils cherchaient les embrouilles mais ça allait, tu vois, ils sont parlés un moment puis ils sont partis.
- Et ?
- Et je sais pas ce qu’il s’est passé, mais juste après t’as Alex, le blond, là, il sort une clope et BAM ! T’as Pierre qui lui balance une carotte dans la tronche.
- Une carotte ? Tu veux dire une patate ?
- Ouais ouais, une patate, une betterave, du céleris, ce que tu veux, mais une énorme baffe quoi ! Le truc, c’est que pendant que Pierre lui sautait dessus, bah la clope est tombée et je sais pas sur quoi elle a atterrie, mais ça s’est mis à flamber ! Et tu sais, c’est tout sec là bas, alors le temps de séparer Pierre et Alex - il avait la gueule en sang, t’aurais vu !- c’était impossible à éteindre, et le magasin de vélos et la plaine derrière, il y a tout qui a cramé ! Du coup, il y a les pompiers qui sont arrivés, puis les flics, puis ils ont dû appeler les canadiens et finalement au bout de trois passages il sont réussi à éteindre le feu.
- Les canadiens ? Quels canadiens, c’est quoi cette histoire ?
- Bah ouais, les canadiens là, tu sais, les avions qui crachent de l’eau !
- Ah, les Canadairs.
- Ouais ouais, les Canadairs, voilà. C’est pas hallucinant ça ? Et du coup, ben Pierre, il l’a bien profond, maintenant !
- Ah ouais ? Ca veut dire qu’il va foutre la paix à sa frangine ?
- Bah ouais, je sais pas, mais ça m’étonnerait que ce soit son problème pour le moment, t’as vu. Hé, tu vas où mec ?
- T’es teubé ou quoi ? Lucie est dispo mon pote, je suis sur le coup ! »
 
[J'aime beaucoup l'idée ! Par contre visiblement je ne peux écrire que des choses niaises ;)]



Il fait nuit, à présent. Je m'assoie à la table de la cuisine ; ma tasse de thé me réchauffe les doigts. Cyprien me tourne le dos ; il découpe soigneusement les légumes, carottes, courgettes, oignons. Le shlak, shlak du couteau sur le plan de travail est adouci par le bruit diffus de la radio. J'ai enfilé son pull ; il est trop grand pour moi. Mes cheveux sont encore mouillés de l'orage. Une odeur délicieuse commence à sortir de la casserole, et m'enveloppe, réconfortante.
D'ordinaire, je me méfie de lui autant que je l'apprécie. Avec Cyprien, on n'est jamais loin d'une pique assassine, d'un morceau de cruauté qui lui échappe, presque sans prendre garde. Mais, ce soir, les choses semblent différentes. Je ne sais pas si c'est la lumière diffuse des ampoules électriques, qui réchauffe son appartement tellement nu et gris à la lumière du jour. C'est peut-être la façon dont son dos, sa nuque, semblent soudain vulnérables, par je ne sais quel mouvement de la tête ou des omoplates. Ou alors, c'est la façon presque protectrice qu'il a ce soir de me faire à manger, de me servir du thé, de ne pas me poser de questions.
La radio ronronne de l'interview d'un auteur canadien. De l'eau commence à bouillir. L'appartement est dans un désordre sans nom ; des piles de papier menacent de s'écrouler sur le bureau ; les livres dont Cyprien se sert pour sa thèse (une monographie sur un obscur théologien franciscain du XIIIe siècle) sont éparpillés un peu partout. Parfois, c'est difficile d'oublier qu'il est un peu plus que cet univers de poussière et de vieux livres.
Il se retourne, me regarde. Il s'apprête à me dire quelque chose. L'espace d'un instant, une infinité de possibles semble flotter dans l'air. Mais il se ravise. Quelque chose de cruel est apparu au coin de sa bouche ; je sens venir l'attaque, me fige.
Le temps de quelques minutes, j'ai baissé ma garde. Je ne referai plus cette erreur.
 
Mesdemoiselles, l'heure est grave.
Alors que je traînouillais sur les forums, avachie sur mon clavier, la clope pendouillant hors du bec comme une vivante incarnation de la sociabilité, de la bienséance et de l'hygiène de vie de notre génération, je me suis rendue compte qu'il y avait un problème. Ou plutôt que j'avais un problème. En lisant les textes précédents, celui-ci plein d'humour, cet autre plein d'émotions, aux styles chatoyants comme mon halogène sur un vieux cd abandonné sous mon bureau, je me suis prise à rêver de ce que je pourrai écrire pour cet exercice.
Et là est bien le problème. Onomatopées, légumes oblongs et colosse venu du froid ne m'ont inspiré que des scénarios absolument hors des limites de la morale. Je ne sais pas vous mais moi, l'association de ces termes m'a aussitôt entraîné dans un fantasme libidineux, ou la tubercule s'unirait à la chair d'un bûcheron de l'Alberta gémissant au fond des bois.
Et il me fut impossible d'envisager une quelconque autre intrigue. J'eus beau fouiller les tréfonds de mon esprit salace, rien d'autre! Chacune des combinaisons, ô certes multiples, qui se présentaient à moi étaient aussi dépouillées de vertu et de décence qu'une animatrice du Mickey Mouse Club. Toutes, je dis bien toutes, pouvaient se résumer, à un moment ou un autre de l'intrigue par «*Miam, la carotte dans l'canadien*». Un exercice inventif, un forum pétillant, et tout ce que je trouve à raconter, c'est du porno végétal. J'ai vraiment un problème/
 
Les mots de la semaines sont :
Prières
Journaux
Bourbon


Cette fois-ci j'ai pris les mots au pif dans un bouquin (appelez-moi Lucette)
 
A

Ancien membre

Guest
(Bon c'est la première fois que je fait ça... je suis un peu intimidée surtout après avoir lu vos textes :shifty: . Mais bon aller, j' me lance !)



Assise sur un banc du Parc Monceau, bras et jambes croisées dans sa longue robe rouge préférée, Céline l'attendait. "On se rejoins là-bas à quatorze heures ! Je ramènerais une bouteille de Bourbon pour fêter ton retour, j'ai hâte de t' voir."

Il était déjà seize heures passées, et Céline se doutait parfaitement qu'il n'allait pas venir la rejoindre, mais elle restait là, à attendre. Qui? Quoi? Elle-même ne le savait pas. Depuis son retour d'Angleterre les choses n'étaient plus pareilles. Elle ne se sentait plus à sa place chez elle, chez ses amis, et même dans son Paris bien-aimé. Le regard défait, elle observait les Parisiens profitant de ce Dimanche magnifique, seuls, accompagnés ou en famille. Ceux lisant des journaux assis sur des bancs, d'autres entre amis riant aux éclats, des enfants assis sur l'herbe chahutant, et ces couples déambulant le sourire béat mains dans la mains. Malgré ce spectacle magnifique, Céline ne parvenait pas a déloger cette pierre lourde et noir qui semblait désormais lui faire office de coeur.

Plus le temps passait, plus sa mélancolie l'a dévorait. Le soleil baissait, les ombres s'allongeaient, et doucement le parc se désertait. Céline, les yeux au ciel, continuait à attendre quelque chose, assise sur son banc. Oxford lui manquait.
 
A

Ancien membre

Guest
(Bon c'est la première fois que je fait ça... je suis un peu intimidée surtout après avoir lu vos textes :shifty: . Mais bon aller, j' me lance !)



Assise sur un banc du Parc Monceau, bras et jambes croisées dans sa longue robe rouge préférée, Céline l'attendait. "On se rejoins là-bas à quatorze heures ! Je ramènerais une bouteille de Bourbon pour fêter ton retour, j'ai hâte de t' voir."

Il était déjà seize heures passées, et Céline se doutait parfaitement qu'il n'allait pas venir la rejoindre, mais elle restait là, à attendre. Qui? Quoi? Elle-même ne le savait pas. Depuis son retour d'Angleterre les choses n'étaient plus pareilles. Elle ne se sentait plus à sa place chez elle, chez ses amis, et même dans son Paris bien-aimé. Le regard défait, elle observait les Parisiens profitant de ce Dimanche magnifique, seuls, accompagnés ou en famille. Ceux lisant des journaux assis sur des bancs, d'autres entre amis riant aux éclats, des enfants assis sur l'herbe chahutant, et ces couples déambulant le sourire béat mains dans la mains. Malgré ce spectacle magnifique, Céline ne parvenait pas a déloger ces pierres lourdes et noirs qui semblaient lui écraser le coeur.

Plus le temps passait, plus sa mélancolie l'a dévorait. Le soleil baissait, les ombres s'allongeaient, et doucement le parc se désertait. Céline, les yeux au ciel, continuait à attendre quelque chose, assise sur son banc. Oxford lui manquait.
 

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