@Sayress Ca serait la solution la plus logique de laisser cet appart oui, mais pas mal de raisons me font rester

Le jour où je pourrai rebosser, je sais d’expérience qu’avoir l’adresse de chez mes parents sera un frein (coin paumé avec zéro transport et je n’ai pas de voiture).
La psychologue et le psychiatre que je consulte sont dans la ville où j’ai cet appart. Faire sur une journée le trajet depuis chez mes parents - rdv - trajet retour n’est pas possible. J’en suis incapable niveau épuisement, je ne tiens littéralement pas. Donc je rentre dormir chez moi, et même comme ça ça reste souvent difficile.
Cet appart me donne un espoir. L’espoir de réussir à revivre seul-e un jour, celui d’avoir un chat.
Le laisser, c’est aussi la perspective de l’énorme galère d’en retrouver un. Il est calme, certes à l’écart de tout mais en 15 minutes de marche et 20 de tram je suis en centre ville donc ça va. Retrouver un appart, qui plus est un qui soit assez calme pour que je puisse dormir... compliqué.
Me priver de loisirs j’ai l’habitude, ça ira. C’est surtout pour les projets artistiques que ça m’embête. Mes seuls loisirs sont les conventions, j’en fais très peu, bien moins qu’avant, et j’y vais à l’économie (= je n’achète plus de photos et tout). C’est sûr que j’aimerais me payer des cours de sport ou encore de musique, depuis longtemps. Mais bon tant pis ça attendra quelques années.
Je sais que ça sonne comme une gamine capricieuse qui veut garder son jouet-appartement mais ça m’aide vraiment à me voir un avenir un jour (enfin avenir c’est un grand mot). C’est sans doute idiot, surtout vu la dépense que ça représente. Mais c’est le seul truc qui me fait dire que « ah bah quand j’irai mieux je ferai ça ! », même si en l’occurence « Ça » désigne ranger l’étagère.