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J'ai passé une super journée, et elle a commencé avec une vidéo avec Aba et Sneako, et elle s'est terminée avec une 2ème video avec ces 2 là. Sneako pense comme un jeune homme de 23 ans, et ce n'est pas grave. Il changera certainement d'avis avec l'expérience. Ca m'a rappelé à quel point je pensais tout savoir aussi. Sauf qu'aujourd'hui je ne m'en veux plus d'avoir été bête. Mais bon il m'a un peu choqué ce crétin quand même.
J'ai fait des courses, fait le ménage, cuisiner, et j'ai tellement fait brûler de la sauge que mon gardien à sonner à ma porte pour savoir si il n'y avait pas le feu chez moi
J'ai commandé cette robe en promo sur asos, que je vais sûrement renvoyer. J'ai également commandé une boule lumineuse aurore boréale, depuis le temps que je lorgne sur ce trucs-là. C'est ridicule à quel point je tergiverse. J'ai fait de la paperasse aussi. Durant mon ménage, j'ai écouté un nouveau podcast qui est bien différent de ce que j'écoute d'habitude, car la nana parlait en même temps qu'elle faisait faire de la méditation guidée. On est censé reste à peu près tranquille durant ces moment-là, mais on peut dire que j'ai fait mon ménage en pleine conscience.
Apparemment, il y a un débat sur l'ECM et je suis toujours tellement bien que j'ai zappé L'essence même de l'ECM en gros.
J'avais une fois comparé ça au lounge d'un grand hôtel. En soi, on passe, à des moments, on a le temps de s'asseoir, d'autres fois, on passe en coup de vent. On peut partir et revenir comme on veut.
Bon, il me reste table et chaises mais je m'en occuperai demain avec la vaisselle.
Le pire c'est que je suis d'accord avec tout ce que tu dis Je crois sincèrement que dans le monde du travail, personne n'est irremplaçable, et que l'appréciation de ton employeur n'est relative qu'à ce que tu peux produire pour la structure (je sais pas si on peut parler de production pour une structure de services mais on se comprend). Si quelqu'un peut faire la même chose que toi, voire mieux/plus/pour moins cher, ils n'auront aucun scrupule à te remplacer.
C'est pour ça que c'est d'autant plus chiant que tout le monde se permet de me solliciter alors que tout le monde sait que je suis censée être déjà en vacances
J'ai accepté cette réalité de ma remplacabilité, je m'en fiche un peu (ça n'impacte pas particulièrement mon estime de moi), et je connais mes droits, je compte bien reporter les congés sur lesquels je travaille, et je compte mes heures sup parce que ce sont de grosses journées.
Pour autant, parce qu'on est très indépendants dans notre façon de bosser, c'est mon "choix" de partir plus tard que prévu, une espèce d'éthique professionnelle qui fait que je ne veux pas partir en laissant tout en plan. Parce que quand je ne serai pas là, personne ne va finir à ma place les dossiers urgents, et que ça peut faire rater le démarrage de projets à la rentrée, que ça peut nuire fortement à notre relation avec nos financeurs et donc avec de futurs projets... Et comme on fait du service au public, si ça foire, c'est pas juste moi ou la structure qui en pâtit, c'est aussi le public, qui n'a rien demandé.
C'est le problème des responsabilités, et à la base je n'en voulais pas De base, je suis moi même une énorme feignasse
J'allais dire que c'était potentiellement difficile de faire comprendre les raisons qui me font pousser mes limites parce que c'est une structure particulière, un contexte particulier, que je ne peux pas trop détailler parce que ce serait reconnaissable... Et en fait, je me dis que j'ai tellement la tête dans le guidon que ces raisons qui me semblent importantes ne le sont peut être objectivement pas. Qu'il faut que j'accepte que je suis au bout du rouleau et plus bonne à grand chose, que tant pis, c'est pas grave si je pars en laissant tout en plan, et je verrai à la rentrée.
Mais je ne suis pas capable de ce genre de recul, pas encore. Parce que je suis le cul entre deux postes, que j'attends ma sentence en septembre, entre promotion, statu quo ou proposition de rupture, et en attendant j'ai une montagne de responsabilités qui me sont tombé dessus du jour au lendemain.
En écrivant je réalise qu'en fait j'en veux beaucoup à ma hiérarchie (complètement hors sol) et à mes collègues de ne pas prendre la mesure du travail colossal qu'ils m'ont laissé en partant en vacances. Ils ne sont pas télépathes et je pourrais leur dire, mais je sais que je m'effondrerais comme un petit caca dès le premier mot.
Et puis merde, c'est leur job de se rendre compte de ce je fais, de ce que je porte. Une charge mentale de plus que de devoir leur expliquer ce pourquoi j'ai été embauchée ?
Bref. C'est très décousu, j'ai besoin de partir en vacances.
La réunion de bureau du 1er septembre est censé entériner certaines choses, ils ont intérêt de me dire ce que j'ai envie d'entendre, parce qu'après mon "entretien de négociation", je n'ai plus peur de leur dire le fond de ma pensée. Je ne suis pas encore en vacances que je sais déjà que la rentrée sera sportive.