J'ai vécu à peu près la même chose (du moins le même sentiment de mal être ) en tentant d'être jeune fille au pair . Chapeau à la demoiselle de l'article qui a tenu un semestre entier , je n'ai pas su rester si longtemps, le mal du pays, le manque de mes parents, de mes amis, la peur de "rater" une année de cours /avec les gens que j'aime m'assalait bien trop pour que je puisse accomplir ce que j'avais initialement prévu en partant ... Avec en plus les reproches de mon hôte (je peux comprendre , je la lâchais alors que j'étais prevue pour garder les enfants mais ... ). Je déteste ne pas tenir mes engagements , mais le mal être était trop intense pour être supportable . Et je suis au final très heureuse d'être revenue et de ne pas avoir manqué ces instants si précieux auprès de mes proches . :-)
 
La pauvre je comprends son mal être et elle ne doit pas en avoir honte ! Tout le monde peut traverser cette sensation étrange et déprimante du mal du pays ... Quoi de plus normal lorsque l'on est loin de ses repères, de sa famille et de ses amis ? Elle a bien fait de rentrer si elle se sentais si mal...
 
Ça fait du bien ce genre d'article, c'est tellement difficile de trouver des témoignages Eramsus qui diffèrent du "meilleure année de ma vie, trop fun, la folie" !
Moi aussi avant de partir en Erasmus j'en avais une vision complètement fantasmée, et la réalité a été beaucoup moins fun. Il y a même des moments où je me faisais vraiment chier, et j'ai ressenti un grand soulagement dans l'avion du retour.
Bien sûr ça n'a pas été une expérience aussi négative que celle décrite dans l'article (loin de là !), mais c'est bien d'apporter un peu d'autres sons de cloche.
Quand on se sent mal à un endroit, il ne faut pas forcer !
 
Je suis d'accord avec les commentaires qui disent combien c'est rare mais pourtant important d'avoir des témoignages de ce genre, disant que l'expatriation (dans le cadre des études ici), n'est pas toujours un moment merveilleux.. il est vrai que dans l'article , l'auteure ne précise pas exactement ce qui l'a chagrinait tant, mais je suppose que c'est où question de tempérament (on peut ne pas supporter de se sentir loin des siens), ou bien question de timing (si ça se trouve , à un autre moment de notre vie, l'expérience aurait pu être géniale ).
 
Je ne pense pas que les mauvaises expériences d'études à l'étranger soient si rares, dans mon programme d'échange seule la moitié de notre groupe a apprécié l'expérience. Il y a une telle pression pour adorer le fait de vivre à l'étranger que ce n'est pas facile d'avouer que ça se passe mal. Je me retrouve toujours à mentir ou éluder la question quand les gens s'extasient sur mes années à l'étranger, ça créerait un froid de dire la vérité parce que ce n'est pas ce qu'ils veulent entendre. Je trouve aussi important d'avoir ce genre témoignages pour avoir un portrait plus réaliste de ce qu'implique un semestre ou une année Erasmus.
 
J'avoue que je fais aussi partie de ces personnes qui apprécient de lire ce genre d'articles! Etant en études de langues (LEA), l'année d'Erasmus était presque le passage obligatoire et ceux qui ne voulaient pas tenter l'expérience étaient vraiment rares et suscitaient beaucoup de questionnements, comme s'il fallait avoir une "vraie" raison pour ne pas le faire. Pour la grande majorité, c'était l'année attendue, à ne manquer pour rien au monde et ceux qui n'y allaient pas c'était plus par dépit (pas d'assez bonnes notes) que par choix.
[petit racontage de vie :nerd:]
Dans mon cas, j'ai fait partie de ceux qui n'ont jamais eu envie d'Erasmus pourtant mes notes m'auraient permis d'être choisi sans soucis et où je voulais mais ce n'était pas pour moi. J'aime mon confort, je ne suis pas une grosse fêtarde et même si j'aime sortir, visiter et faire la fête ponctuellement c'est majoritairement avec des gens proches (mes amies proches, mon copain). Les amitiés de passage, ou qui ont des chances de ne pas durer car ensuite à distance, devoir s'adapter aux autres pour sortir et ne pas forcément profiter comme on voudrait, ça ne me tentait pas. Devoir me restreindre financièrement non plus, car j'ai l'impression qu'on oublie souvent qu'Erasmus demande des moyens et une capacité à gérer des galères ou des semaines pas faciles (le hasard des recherches d'apparts à l'étranger, le risque d'arnaque, devoir dormir dans des auberges de jeunesse.). Rajouter à ça l'éloignement des proches, ne pas avoir forcément son "chez soi" ou accès à toutes ses affaires + le dépaysement... Pas d'Erasmus pour moi, en revanche ce n'est pas pour ça que je n'ai pas envie de partir à l'étranger (cursus oblige!), mais j'ai envie d'y aller selon mes critères, là où je veux, d'avoir des ressources (en étant en stage ou en y travaillant par exemple), de pouvoir prévoir ça en partant avec mon copain et profiter à fond ensemble, car je sais qu'on est sur la même longueur d'ondes pour les voyages et les visites etc!
 
J'ai adoré mon année Erasmus (deux pays différents dans l'année) et pourtant je sortais peu et était totalement investie dans les cours. Mais il est vrai j'adore aller à l'étranger et j'essaye d'y aller autant que je peux, dès que j'ai le temps et souvent à l'arrache. Je trouve important qu'il existe des témoignages comme celui ci, je ne viens pas pour critiquer ou juger car effectivement c'est bon de souligner qu'il peut être difficile de s'éloigner des proches, de se retrouver hors d'une zone de contrôle. Seulement pour apporter le côté qu'on peut aussi bien vivre Erasmus sans être une fêtarde.
 

Denis

Équipe madmoiZelle
@Maini

J'ai supprimé ton doublon et toi aussi ! Voici copie de ton excellent texte (si tu n'y a plus accès). Tu peux le reposter si tu veux, je supprimerai alors mon post :)

Tout le monde ou presque parle de la déprime du retour en France, mais il y a aussi la déprime “post arrival” .
Celle qui est exactement décrite dans l’article. Ou presque, je ne suis pas dans la tête de l’autrice, peut être que c’était autre chose.
Mais sachez bien qu’après les trois/quatre mois qu’il vous faudra pour visiter toutes les rues de votre ville et vous y sentir chez vous, après avoir fini de rencontrer les gens de votre promo/taf/whatever, vous vous retrouvez dans un lieu familier, dans un nouveau chez vous qui pourtant sonne toujours comme nouveau et étranger dans votre tête. Normal, vous êtes arrivé récemment. Et c’est la contradiction dans votre esprit. Vous venez juste d’arriver, il vous reste des mois et des mois à vivre ici et pourtant, vous n’avez plus besoin de raconter votre histoire ou de dire d’où vous venez, tout le monde s’en fout. Vous avez la sensation d’avoir tout raconté. Vous n’êtes plus une personne extraordinaire aux yeux des autres, vous êtes juste une personne qui fait partie des meubles, comme tout le monde.
Vous ne vous extasiez plus sur les produits locaux que vous trouvez en magasin, vous les consommez. Vous ne vous émerveillez plus autant devant le paysage car vous vous y êtes habitué.
Vous avez la sensation d’avoir fini d’explorer et de ne plus rien avoir à faire d’autre que vivre la routine du quotidien. Vous vous attendiez à vivre cette hysterie des premiers mois pendant un an, mais il y a un moment où tout se figé.
Vous avez la sensation de revenir en arrière, de ne plus avancer. Comment ne pas déprimer dans ces conditions?
A quoi bon être ici seule si je peux être en France avec mes amis? Qu’est ce que je fous là en fait? Qu’est ce que ça m’apporte?
En plus, globalement, cette période de blues correspond à la période hivernale où parfois la neige afflue, le vent,la pluie, le froid et la nuit qui tombe tôt.
La période de Noël peut-être pour la première fois sans votre famille. Non seulement vous êtes seule, mais en plus vous loupez des trucs que vos amis vous racontent au téléphone.
Plutôt que de vous faire du bien, les appeler vous déprime et il n’y a plus rien qui vous remonte le moral. Voilà, c’est ça la déprime “post arrival” et elle n’est pas bien connue malheureusement.

Il y a des moyens de la contourner.
Déjà, savoir qu’elle existe avant meme de partir. Pour s’y préparer psychologiquement et savoir l’identifier si elle arrive.
Concrètement, vous pouvez meme demander à vos amis de vous écrire des lettres que vous pourrez decacheter quand vous avez un coup de mou et relire à foison quand ça ne va pas.
Car si vous attendez d’être déprimé pour appeler vos amis, vous pouvez tomber au mauvais moment et ne pas recevoir l’aide que vous attendez d’eux. Appelez les plutôt quand tout va bien pour encrer la bonne humeur en vous.
Et puis, se lancer des objectifs mensuels ou bi mensuels pour sortir de sa zone de confort. Il y a toujours des choses inédites à découvrir. Une activité, un atelier, une expo, une balade à faire. Parlez en autour de vous pour que d’autres vous accompagne. Vous pouvez vous lancer des défis créatifs de lecture ou de découverte.
Le plus important, écoute toi. Si t’as besoin d’être seule, reste seule. C’est hyper important de se chouchouter.
Parfois on ne s’ecoute pas assez au début. On sort absolument tout le temps, on boit énormément, on ne veut rien rater.
Sauf que parfois, on aurait bien aimé rater une soirée sur deux. On ne se l’avoue pas, mais on s’est un peu forcée. Sous prétexte de se faire bien voir, de se faire accepter.
Et après un moment, l’esprit, le corps revient à la raison, et ils te somment d’arrêter . Quand on joue trop longtemps à ne pas être nous meme pour x raisons, on rompt un équilibre vital et il y a toujours un moment où on est obligé de s’écouter. Car soit le corps soit la tête lache. S’écouter avant d’en arriver là peut être la solution.
Ne faire que des choses dont tu as 100% envie. Ne pas se forcer à suivre la meute. Savoir être seule avec soi même et s’en satisfaire.Pour que ce temps passé seule soit un cadeau et pas un fléau.
 
Parfois l'abandon c'est la meilleure solution . C'est super mal vu dans notre société de performance, où il faut tout surmonter en serrant les dents. Mais en attendant, ça veut juste dire que c'est pas ton chemin et que tu en as d'autres. Avec un peu de pragmatisme on oublie ses idéaux du sacrifice quand celui-ci ne vaut pas le coup.

Je dis ça car j'ai vu des personnes me reprocher mes ''echecs" et partir sans finir des contrats etc, donc en ne prenant pas sur moi alors que justement je partais parce que j'avais déjà totalement pris sur moi. Et que le mieux pour les autres et pour moi, c'était encore que je me casse. Et cetait justement motivé par le fait que j'avais vu ces personnes gâcher leur vie à rester dans un même boulot qui ne leur plaisait pas pendant dix ans ou plus et qu'ils te disent qu'ils ont dû mérite à souffrir alors qu'en fait ils ont juste très peur du lendemain et de ce qu'ils percoive de l'échec et de la réussite. Savoir partir sans se detruire et investir son énergie dans quelque chose qui nous epanoui et dépasser le regard des autres sur notre vie, et parfois le sien (mais dans mon contexte j'ai pas eu de mal à trancher, et de toute façon j'étais fière de moi car j'avais essayé), c'est ça la reussite à mes yeux.
 
J'ai adoré mon année Erasmus, mais j'ai détesté mon pvt en Australie. Alors, ça fait du bien de lire ce témoignage. Les gens ne comprennent pas comment j'ai pu ne pas aimé faire ce pvt, même que je me suis pris la tête avec un gars qui y était allé aussi, qui disait que j'avais dû mal m'y prendre parce que c'était impossible de ne pas aimé faire son pvt en Australie. Je me suis faite exploitée à la cueillette de fruits, j'ai vécu la pire expérience Helpx possible, mon mec m'a quittée... Franchement, on a le droit d'avoir une sensibilité différente, de ne pas vouloir se battre indéfiniment et de vouloir rentrer plus tôt (5 mois au lieu de un an pour ma part).
 

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