Bonjour,
Je voulais juste apporter un témoignage par rapport à un commentaire que j'ai lu plus haut qui posait des questions sur l'implication de l'homme dans la gestion de la contraception de la femme (je me souviens qu'il y avait beaucoup de questions type "Est-il allé acheter ma pilule un jour ? Non" mais peut-être que j'extrapole, pardonnez-moi si c'est le cas).
Je suis avec mon copain depuis 5 ans. Aujourd'hui nous sommes dans une situation où il est en recherche d'emploi et moi en contrat dans une structure (très peu chez moi, je vais le week-end souvent chez mes parents, etc). Je suis également la première petite amie qu'il n'ait jamais eu (il a 30 ans et moi 24). Petit à petit dans notre relation il s'est intéressé à tout ça (rendez-vous chez la gynéco, ordonnances pilules et toutes les conséquences qu'il pourrait y avoir sur ma santé/sur notre sexualité/sur notre futur de tout cela). Aujourd'hui je pense qu'il est calé sur toutes les options possibles pour les périodes de règles et toutes les possibilités de contraception. On a choisi ensemble au moment où on avait envie de sa passer de la capote, quelle contraception on allait mettre en place. Il se trouve qu'on a choisi la pilule micro-dosée par commodité et par rapport à mon état de santé perso (je sais à quel point la pilule c'est mauvais pour les femmes mais il se trouve que ça m'aide également sur certains points donc je ne m'en plains pas). Et mon copain, aujourd'hui va plus souvent que moi à la pharmacie pour aller chercher ma pilule, c'est lui qui gère mon stock de protection hygiénique parce qu'il gère les courses, j'ai toujours un mot sympa quand on rentre de soirée ou de sortie après l'heure où je prends ma pilule (type "Tu y as bien pensé, ça va ?", ou même il me l'amène avec un verre d'eau pendant que je démaquille, j'insiste parce que c'est vraiment pas oppressant, pas du type OMG j'veux pas qu'elle oublie sa pilule, non moi je le ressens vraiment du genre " We're all in this together") et les quelques fois où ça nous est arrivé d'oublier, il me proposait toujours d'aller acheter pilule du lendemain ou test de grosses ou les deux ou tout ce que je veux quoi.
Du coup vraiment si un jour il se révèle que je suis enceinte, moi je ferai rien sans savoir ce que lui ressent et pense. J'estime qu'il a tout autant le droit que moi d'avoir une opinion sur ce sujet, ne serait-ce qu'au vu de la façon dont il s'implique dans notre contraception (et notre sexualité mais c'est une autre histoire). Vraiment moi je le considère presque comme plus féministe que moi, parce que j'ai jamais eu la sensation d'avoir à le forcer, d'avoir à lui "faire comprendre" ou d'être dans le débat (suis-je claire ? j'ai l'impression de l’idolâtrer au lieu de faire passer mon idée lowl). C'est le type de personne qui se sent mal d'être dans le groupe privilégié, qui cherche à se mettre à la place des femmes et qui a juste besoin d'une main tendue et de médiateurs de ces savoirs et de ces questionnements là. Du coup j'estime que beaucoup d'hommes sont dans ce cas-là, n'osant pas chercher la main tendue mais l'espérant quand même. Et pour moi ce genre d'articles, c'en est une, au même titre que l'heure sur le Hastag Metoo pendant la Nuit Originale.
Je voulais juste apporter un témoignage par rapport à un commentaire que j'ai lu plus haut qui posait des questions sur l'implication de l'homme dans la gestion de la contraception de la femme (je me souviens qu'il y avait beaucoup de questions type "Est-il allé acheter ma pilule un jour ? Non" mais peut-être que j'extrapole, pardonnez-moi si c'est le cas).
Je suis avec mon copain depuis 5 ans. Aujourd'hui nous sommes dans une situation où il est en recherche d'emploi et moi en contrat dans une structure (très peu chez moi, je vais le week-end souvent chez mes parents, etc). Je suis également la première petite amie qu'il n'ait jamais eu (il a 30 ans et moi 24). Petit à petit dans notre relation il s'est intéressé à tout ça (rendez-vous chez la gynéco, ordonnances pilules et toutes les conséquences qu'il pourrait y avoir sur ma santé/sur notre sexualité/sur notre futur de tout cela). Aujourd'hui je pense qu'il est calé sur toutes les options possibles pour les périodes de règles et toutes les possibilités de contraception. On a choisi ensemble au moment où on avait envie de sa passer de la capote, quelle contraception on allait mettre en place. Il se trouve qu'on a choisi la pilule micro-dosée par commodité et par rapport à mon état de santé perso (je sais à quel point la pilule c'est mauvais pour les femmes mais il se trouve que ça m'aide également sur certains points donc je ne m'en plains pas). Et mon copain, aujourd'hui va plus souvent que moi à la pharmacie pour aller chercher ma pilule, c'est lui qui gère mon stock de protection hygiénique parce qu'il gère les courses, j'ai toujours un mot sympa quand on rentre de soirée ou de sortie après l'heure où je prends ma pilule (type "Tu y as bien pensé, ça va ?", ou même il me l'amène avec un verre d'eau pendant que je démaquille, j'insiste parce que c'est vraiment pas oppressant, pas du type OMG j'veux pas qu'elle oublie sa pilule, non moi je le ressens vraiment du genre " We're all in this together") et les quelques fois où ça nous est arrivé d'oublier, il me proposait toujours d'aller acheter pilule du lendemain ou test de grosses ou les deux ou tout ce que je veux quoi.
Du coup vraiment si un jour il se révèle que je suis enceinte, moi je ferai rien sans savoir ce que lui ressent et pense. J'estime qu'il a tout autant le droit que moi d'avoir une opinion sur ce sujet, ne serait-ce qu'au vu de la façon dont il s'implique dans notre contraception (et notre sexualité mais c'est une autre histoire). Vraiment moi je le considère presque comme plus féministe que moi, parce que j'ai jamais eu la sensation d'avoir à le forcer, d'avoir à lui "faire comprendre" ou d'être dans le débat (suis-je claire ? j'ai l'impression de l’idolâtrer au lieu de faire passer mon idée lowl). C'est le type de personne qui se sent mal d'être dans le groupe privilégié, qui cherche à se mettre à la place des femmes et qui a juste besoin d'une main tendue et de médiateurs de ces savoirs et de ces questionnements là. Du coup j'estime que beaucoup d'hommes sont dans ce cas-là, n'osant pas chercher la main tendue mais l'espérant quand même. Et pour moi ce genre d'articles, c'en est une, au même titre que l'heure sur le Hastag Metoo pendant la Nuit Originale.
