J'étais d'humeur "doublement rétro" :
Blast From the Past de Hugh Wilson. Une comédie romantique avec Alicia Silverstone (pour les fans de Clueless). Dans les années 60, en pleine guerre froide, une famille s'enferme dans un abri souterrain pour s'abriter de ce qu'ils pensent être une attaque russe. Trente-cinq plus tard, quand ils pensent que la surface est à nouveau habitable, ils envoient leur fils, Adam, en éclaireur. Le jeune homme élevé façon Ma sorcière bien-aimée se retrouve donc paumé dans une ville et une époque qu'il ne comprend pas, quand il rencontre la jolie Eve... J'avais un peu d'appréhension en lançant le film, mais en fait j'ai été agréablement surprise : c'est une comédie romantique, c'est sûr, et elle commence à vieillir, mais elle évite les grosses niaiseries et les ficelles trop évidentes, et le tout est plutôt bien joué, avec ce qu'il faut de gags et de comique de situation. Bref, parfait pour une pyjama party ou un dimanche après-midi pluvieux.
Pleasantville de Gary Ross. C'est une sorte de dystopie dans laquelle deux adolescents des années 90 (Tobey Maguire et Reese Witherspoon tout jeunots) se retrouvent projetés dans un feuilleton des années 50, Pleasantville. Comme son nom l'indique, la vie dans cette ville est censée être "plaisante", donc sans aucun problème, mais aussi aucune fantaisie et donc aucun plaisir. Évidemment tout est bouleversé par l'arrivée des deux ados... C'est assez poétique, et les effets spéciaux (discrets) sont plutôt chouettes pour l'époque. Il y a tout un jeu sur le noir et blanc et la couleur. D'ailleurs j'ai beaucoup aimé un passage où le fait d'être une personne "en couleurs" est mis en parallèle avec le fait d'être une personne "de couleur" (les années 50, la ségrégation, tout ça tout ça). Dans l'ensemble je trouve que c'est vraiment un bon film, original et intelligent bien qu'un peu simplet dans sa morale.