La Grande Illusion.
Un film qui raconte le quotidien d'une bande de Français, prisonnier dans un camp allemand durant la guerre 14-18. Observer la cohabitation de cette bande de joyeux drille est un vrai régal. D'autant plus, qu'elle est composée d'un acteur facétieux, d'un ingénieur altruiste, d'un Juif qui a fait fortune, de ce cher Jean Gabin et de son franc-parler, et de mon amour de Pierre Fresnay (Coucou, je t'aime !

) en aristocrate digne et coincé.
Entre deux tentatives d'évasion, ils vont apprendre à se connaitre et à s'apprécier sous le regard bienveillant et amusé du Commandant, comte allemand d'une classe à couper le souffle.
Faire un film dans un camp, qui parle de lutte des classes, de guerre et qui aborde en même temps la fin de la suprématie aristocratique, l'amitié à toute épreuve, la révolution du prolétariat, les valeurs d'autrefois, le début de la stigmatisation des Juifs et le respect qui peut exister entre des hommes que tout sépare, c'est quand même un peu beaucoup la grande classe.
Oh, et on voit des officiers anglais, déguisés en femme qui danse le cabaret lors d'un spectacle
Mais bon, c'est du Renoir
