@Aesma Je répond à ton message et aux autres après.
Je comprend ton point de vue mais une partie des individus issus de PMA en ont un autre. Pour eux ça compte de connaitre leurs géniteurs. Ça compte tellement qu'ils se sont réuni en association pour se faire entendre et finalement que la loi les prennent en compte.
Je peux pas me mettre à la place de quelqu'un issu d'une PMA. Je n'en suis pas. Je n'ai pas à me demander à quel point le désir de connaitre ses géniteurs est important. Je connais les miens.
Ce que je vois c'est que la souffrance est là. La demande aussi. Pour te dire que c'est pas nouveau lorsque j'avais envisagé le don d'ovocytes, il y a plusieurs années, c'est les témoignages de ces personnes qui m'avait refroidi.
Les associations ont pas attendu 2022 et l'élargissement du droit à la PMA pour faire la demande. Ils sont entendus que maintenant. Le timing est peut-être pas idéal mais ça n'enlève rien à l'authenticité de leur demande.
Les enfants issus de la PMA ne viennent pas d'accidents de parcours. Leurs géniteurs étaient volontaires, leurs parents voulaient un enfant, la loi a autorisé la médecine à aider à leur existence. Comparer ce parcours au parcours accidenté qui conduit quelqu'un à accoucher sous X est pas juste. D'autant que l'accouchement sous X permet d'accompagner voire de sauver la femme et l'enfant alors que pour la PMA l'enfant n'existait pas, il n'était pas en gestation. Si on décide de faire exister un enfant, qu'on se donne du mal pour ça (la donneuse, mais aussi les parents et la société via les lois et l'accès au parcours médical) le minimum qu'on peut faire c'est de lui donner de bonnes conditions de vie.
J'insiste un peu mais on peut pas imaginer à quel point ça peut être important de connaître ses origines et douloureux lorsque la société décide pour toi que t'y as pas le droit.
Dans les autres cas (accouchement sous X, père inconnu, guerres) c'est des drames qui provoquent l'absence d'information. On devrait être d'accord sur le fait que la PMA n'est pas un drame, ou contraire. Pourquoi, en tant que société, on choisit d'aider à l'existence d'un enfant, mais dans le même temps on lui refuse un droit essentiel? (Je précise que je parle de la société et des lois, pas des parents qui s'engagent dans ce parcours sans pouvoir choisir.)
Le droit à l'anonymat du donneur n'est pas grand chose en comparaison du droit aux origines.
A la rigueurs j'entends bien que les donneurs et donneuses l'ont fait jusque là en pensant qu'ils resteraient anonymes. Il faudrait voir ce que la loi prévoit pour les dons déjà effectués.
Mais les nouveaux donneurs feront avec cette équation. Ils donneront leurs gamètes pour aider des personnes qui souffrent de ne pas avoir d'enfant mais ils donneront aussi aux enfants le droit de connaitre leur identité s'ils en ressentent le besoin.
Je comprend ton point de vue mais une partie des individus issus de PMA en ont un autre. Pour eux ça compte de connaitre leurs géniteurs. Ça compte tellement qu'ils se sont réuni en association pour se faire entendre et finalement que la loi les prennent en compte.
Je peux pas me mettre à la place de quelqu'un issu d'une PMA. Je n'en suis pas. Je n'ai pas à me demander à quel point le désir de connaitre ses géniteurs est important. Je connais les miens.
Ce que je vois c'est que la souffrance est là. La demande aussi. Pour te dire que c'est pas nouveau lorsque j'avais envisagé le don d'ovocytes, il y a plusieurs années, c'est les témoignages de ces personnes qui m'avait refroidi.
Les associations ont pas attendu 2022 et l'élargissement du droit à la PMA pour faire la demande. Ils sont entendus que maintenant. Le timing est peut-être pas idéal mais ça n'enlève rien à l'authenticité de leur demande.
Les enfants issus de la PMA ne viennent pas d'accidents de parcours. Leurs géniteurs étaient volontaires, leurs parents voulaient un enfant, la loi a autorisé la médecine à aider à leur existence. Comparer ce parcours au parcours accidenté qui conduit quelqu'un à accoucher sous X est pas juste. D'autant que l'accouchement sous X permet d'accompagner voire de sauver la femme et l'enfant alors que pour la PMA l'enfant n'existait pas, il n'était pas en gestation. Si on décide de faire exister un enfant, qu'on se donne du mal pour ça (la donneuse, mais aussi les parents et la société via les lois et l'accès au parcours médical) le minimum qu'on peut faire c'est de lui donner de bonnes conditions de vie.
J'insiste un peu mais on peut pas imaginer à quel point ça peut être important de connaître ses origines et douloureux lorsque la société décide pour toi que t'y as pas le droit.
Dans les autres cas (accouchement sous X, père inconnu, guerres) c'est des drames qui provoquent l'absence d'information. On devrait être d'accord sur le fait que la PMA n'est pas un drame, ou contraire. Pourquoi, en tant que société, on choisit d'aider à l'existence d'un enfant, mais dans le même temps on lui refuse un droit essentiel? (Je précise que je parle de la société et des lois, pas des parents qui s'engagent dans ce parcours sans pouvoir choisir.)
Le droit à l'anonymat du donneur n'est pas grand chose en comparaison du droit aux origines.
A la rigueurs j'entends bien que les donneurs et donneuses l'ont fait jusque là en pensant qu'ils resteraient anonymes. Il faudrait voir ce que la loi prévoit pour les dons déjà effectués.
Mais les nouveaux donneurs feront avec cette équation. Ils donneront leurs gamètes pour aider des personnes qui souffrent de ne pas avoir d'enfant mais ils donneront aussi aux enfants le droit de connaitre leur identité s'ils en ressentent le besoin.