@Zerzouka : Félicitations ! Et n'hésite pas à prendre des anti douleurs, moi j'ai attendu qu'on me le propose et j'ai eu bien mal pour rien ^^
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Pour le fait qu'il soit mieux vu pour un père de dire qu'il n'aime pas la période nourrisson que pour une mère : effectivement, j'ai l'impression que les hommes peuvent dire ce genre de choses de façon bien plus décomplexée. Ou en tout cas, que le lien avec leur enfant se faire + tard, ou plus progressivement.
Je n'y avais jamais pensé en ces termes, mais ça me semble assez juste..
Ce que je vais dire n'est pas très féministe ni rien, mais en un sens, je trouve que ça s'explique assez bien : ils ne portent pas l'enfant pendant neuf fois, ils l’accouchement pas, n'allaitent pas,.. pendant des semaines/des mois, leur corps et leur esprit ne portent pas le "trauma" de la naissance, etc. Ils passent juste de "ma femme est enceinte, je vais être père" à "je suis père". Par contre, ce n'est pas parce que je me l'explique bien, que j'aurais accepté une seule seconde qu'il ne prenne pas dès le premier jour son rôle de père. Je sais que mon mari a mis du temps à s'attacher profondément à notre fille, il me dit qu'il a de suite eu envie de s'occuper d'elle, mais qu'il y avait beaucoup d'automatismes, de craintes, de sentiment de responsabilité.. de tendresse, aussi, mais que l'amour est monté en puissance petit à petit, et que plus elle est devenue interactive, plus il a aimé ça. J'avais du mal à l'entendre au début (et même à l'accepter
j'ai tellement viscéralement adoré ça que je ne pouvais pas concevoir que toute sa vie ne tourne pas de suite autour de la sienne, que ça ne lui soit pas aussi naturel que ça me l'a été) mais voilà...
Et effectivement, il l'a déjà dit IRL (jamais devant elle, cela dit, et je sais qu'il ne le ferait pas, et que ça me rendrait folle..) et ça n'a jamais semblé étonner personne. Je crois que c'est assez communément admis.. J'ai même comme "intériorisé" cette idée, que les pères deviennent vraiment pères.. à leur rythme.. C'est bizarre. Et injuste.
Et oui, IRL, je ne pense pas avoir jamais entendu une femme tenir un discours aussi fort que ce que je peux lire ici à l'encontre de la maternité. Je suis incapable de dire si c'est parce que le propos est tabou, ou parce que la situation est rare, ou du moins plus rare que pour un homme.
De mon côté, j'ai l'impression d'entrer vraiment dans un rôle à l'ancienne, et heureusement, je l'assume de plus en plus. On vient de me proposer un emploi, et la seule chose à laquelle j'ai pu penser, c'est les contraintes que ça aurait sur ma fille (se lever plus tôt, rester à la garderie, ne me voir que deux heures par jour,..) et je n'ai même pas pensé à réfléchir plus loin. Je n'ai pas envie de me priver d'elle. C'est une position assez difficile à tenir à notre époque aussi. Dire ouvertement : "Je n'ai aucune ambition professionnelle. Je fais le choix d'être mère au foyer. J'aime n'être que ça."
Ca renvoie l'image d'un grand vide intérieur et de beaucoup d'ennui. D'une certaine dépendance, aussi (à mon mari, en l’occurrence).
Ca ne devrait pas avoir d'importance, savoir que ça m'épanouit devrait me suffire, mais bêtement, je ne réussis pas toujours à le dire comme ça : "c'est un choix", je me justifie souvent, j'invente que c'est provisoire, que ça c'est fait comme ça,.. Parfois, pour rester dans le ton, je me plains de choses qui ne me pèsent pas, concernant l'éducation ou la vie "d'au foyer".
L'une de mes amies m'aide beaucoup pour ça, elle est bien plus "libre" que moi dans sa vie (ses désirs, sa façon de vivre,..) mais sa façon d'assumer chaque choix, de ne jamais s'excuser de rien, de seulement dire : "c'est comme ça qu'on vit" et non pas "je suis désolée du foutoir autour de moi", c'est libérateur et ça m'inspire pas mal ^^ Bref, je pars en hs complet 
@Fealynn : Par rapport à nos parents... Perso, en devenant maman, j'ai l'impression d'avoir été nettement moins dans le jugement vis à vis d'eux. Ma mère m'a avoué ses quelques hontes en tant que mère, et ça m'a touché de savoir qu'après plus de 25 ans, certaines choses la hantent encore toutes les semaines alors que moi.. je les ai totalement oubliées ! Je suis très proche de mes parents, je pose des choix qu'ils n'auraient parfois jamais posés, mais dans les grandes lignes, je pense qu'on est en accord et du coup, je n'ai pas l'impression d'avoir d'amertume particulière. Pourtant, on a eu des conflits, il y a des mots dont je me souviendrai toujours, et comme pour tout le monde, j'imagine que certaines blessures me viennent de l'enfance.. Mais ça n'a plus tellement d'importance.
Avec ma fille, ils ne font pas tout comme moi, mais là encore, ça m'importe peu. Savoir qu'elle est aimé et choyée quand elle est avec eux est plus important pour moi que de savoir que ma mère achète en douce de vrais vêtements chauds à cette pauvre petite que je laisse courir toute nue en hiver
Et pour les plus gros conflits, et les choses très dures qu'ils peuvent parfois me dire (par ex : à cause de mon mauvais choix d'école, elle aurait pu mourir), passé le choc, généralement, je prends du recul et j'arrive à en tirer le positif (ça vient d'une forte inquiétude, d'une grande implication, bla bla)
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Pour le fait qu'il soit mieux vu pour un père de dire qu'il n'aime pas la période nourrisson que pour une mère : effectivement, j'ai l'impression que les hommes peuvent dire ce genre de choses de façon bien plus décomplexée. Ou en tout cas, que le lien avec leur enfant se faire + tard, ou plus progressivement.
Je n'y avais jamais pensé en ces termes, mais ça me semble assez juste..
Ce que je vais dire n'est pas très féministe ni rien, mais en un sens, je trouve que ça s'explique assez bien : ils ne portent pas l'enfant pendant neuf fois, ils l’accouchement pas, n'allaitent pas,.. pendant des semaines/des mois, leur corps et leur esprit ne portent pas le "trauma" de la naissance, etc. Ils passent juste de "ma femme est enceinte, je vais être père" à "je suis père". Par contre, ce n'est pas parce que je me l'explique bien, que j'aurais accepté une seule seconde qu'il ne prenne pas dès le premier jour son rôle de père. Je sais que mon mari a mis du temps à s'attacher profondément à notre fille, il me dit qu'il a de suite eu envie de s'occuper d'elle, mais qu'il y avait beaucoup d'automatismes, de craintes, de sentiment de responsabilité.. de tendresse, aussi, mais que l'amour est monté en puissance petit à petit, et que plus elle est devenue interactive, plus il a aimé ça. J'avais du mal à l'entendre au début (et même à l'accepter
j'ai tellement viscéralement adoré ça que je ne pouvais pas concevoir que toute sa vie ne tourne pas de suite autour de la sienne, que ça ne lui soit pas aussi naturel que ça me l'a été) mais voilà...Et effectivement, il l'a déjà dit IRL (jamais devant elle, cela dit, et je sais qu'il ne le ferait pas, et que ça me rendrait folle..) et ça n'a jamais semblé étonner personne. Je crois que c'est assez communément admis.. J'ai même comme "intériorisé" cette idée, que les pères deviennent vraiment pères.. à leur rythme.. C'est bizarre. Et injuste.

Et oui, IRL, je ne pense pas avoir jamais entendu une femme tenir un discours aussi fort que ce que je peux lire ici à l'encontre de la maternité. Je suis incapable de dire si c'est parce que le propos est tabou, ou parce que la situation est rare, ou du moins plus rare que pour un homme.
De mon côté, j'ai l'impression d'entrer vraiment dans un rôle à l'ancienne, et heureusement, je l'assume de plus en plus. On vient de me proposer un emploi, et la seule chose à laquelle j'ai pu penser, c'est les contraintes que ça aurait sur ma fille (se lever plus tôt, rester à la garderie, ne me voir que deux heures par jour,..) et je n'ai même pas pensé à réfléchir plus loin. Je n'ai pas envie de me priver d'elle. C'est une position assez difficile à tenir à notre époque aussi. Dire ouvertement : "Je n'ai aucune ambition professionnelle. Je fais le choix d'être mère au foyer. J'aime n'être que ça."
Ca renvoie l'image d'un grand vide intérieur et de beaucoup d'ennui. D'une certaine dépendance, aussi (à mon mari, en l’occurrence).
Ca ne devrait pas avoir d'importance, savoir que ça m'épanouit devrait me suffire, mais bêtement, je ne réussis pas toujours à le dire comme ça : "c'est un choix", je me justifie souvent, j'invente que c'est provisoire, que ça c'est fait comme ça,.. Parfois, pour rester dans le ton, je me plains de choses qui ne me pèsent pas, concernant l'éducation ou la vie "d'au foyer".
L'une de mes amies m'aide beaucoup pour ça, elle est bien plus "libre" que moi dans sa vie (ses désirs, sa façon de vivre,..) mais sa façon d'assumer chaque choix, de ne jamais s'excuser de rien, de seulement dire : "c'est comme ça qu'on vit" et non pas "je suis désolée du foutoir autour de moi", c'est libérateur et ça m'inspire pas mal ^^ Bref, je pars en hs complet @Fealynn : Par rapport à nos parents... Perso, en devenant maman, j'ai l'impression d'avoir été nettement moins dans le jugement vis à vis d'eux. Ma mère m'a avoué ses quelques hontes en tant que mère, et ça m'a touché de savoir qu'après plus de 25 ans, certaines choses la hantent encore toutes les semaines alors que moi.. je les ai totalement oubliées ! Je suis très proche de mes parents, je pose des choix qu'ils n'auraient parfois jamais posés, mais dans les grandes lignes, je pense qu'on est en accord et du coup, je n'ai pas l'impression d'avoir d'amertume particulière. Pourtant, on a eu des conflits, il y a des mots dont je me souviendrai toujours, et comme pour tout le monde, j'imagine que certaines blessures me viennent de l'enfance.. Mais ça n'a plus tellement d'importance.
Avec ma fille, ils ne font pas tout comme moi, mais là encore, ça m'importe peu. Savoir qu'elle est aimé et choyée quand elle est avec eux est plus important pour moi que de savoir que ma mère achète en douce de vrais vêtements chauds à cette pauvre petite que je laisse courir toute nue en hiver

Et pour les plus gros conflits, et les choses très dures qu'ils peuvent parfois me dire (par ex : à cause de mon mauvais choix d'école, elle aurait pu mourir), passé le choc, généralement, je prends du recul et j'arrive à en tirer le positif (ça vient d'une forte inquiétude, d'une grande implication, bla bla)


Et là depuis quelques jours il s’assoit tout seul 







mais bon il faut bien se lever et enchaîner donc je tiens, ça fait 2 fois que je dis à mon copain que j'atteins mes limites et que je perds un peu ma bienveillance mais je suis pas sûre qu'il comprenne. Si seulement je pouvais dormir 3 ou 4h de suite je repars facile pour 6 mois, mais là je sature. Puis c'est moi qui cherche une ass mat, qui doit prendre rdv pour la crèche, qui me renseigne sur la diversification (sérieux ça me gonfle cette histoire de légumes avant les fruits sur 3 jours, ensuite les fruits et blablabla je crois que je vais faire du freestyle) et c'est moi qui doit faire les purées, penser à lui donner (samedi j'ai dû lui dire de chauffer la purée, dimanche il lui a même pas donné