Bon ben voilà les filles, vous aviez raison…
Je suis ressortie de mon RDV avec la SF de la maternité hier soir avec un bel arrêt de travail à partir de lundi et jusqu'au début de mon congé mat'. Je suis rentrée dans la pièce, elle m'a demandé comment j'allais, je lui ai répondu "ben moyennement en fait, j'ai mal au dos j'ai du mal à rester assise, j'ai été arrêtée la semaine dernière pour ça et ça allait un peu mieux, mais depuis que j'ai repris le boulot ça empire à nouveau". Direct elle m'a regardée et m'a dit "Ben voilà, vous l'avez trouvée la solution, vous venez de le dire : si c'est le travail qui pose problème, on s'arrête". Elle m'a dit ça de façon gentille mais ferme et décidée, ce qui m'a foutu tout de suite les larmes aux yeux parce que je savais qu'elle avait raison.
J'ai compris que n'importe quel boulot ne valait pas le coup de se ruiner la santé, encore moins enceinte.
Donc voilà, on en a discuté, j'ai protesté un peu parce que ma première réaction a été de la culpabilité (

). Mais dix minutes plus tard, après l'examen, je me sentais déjà soulagée de cette décision "imposée".
Je sentais déjà que c'était la meilleure chose à faire, même si avant, mon cerveau ne voulait pas se l'avouer. C'est fou quand même hein
J'ai appelé mon chef dans la foulée, qui a très bien pris la chose, m'a rassurée (j'ai vraiment bcp de chance, ils sont très humains dans ma boîte!), m'a dit qu'ils s'en sortiraient sans moi, qu'en effet il fallait qu'à ce moment de ma vie, je prenne soin de moi, et qu'il comptait sur moi pour revenir au boulot l'année prochaine en pleine forme car ils avaient besoin de moi
Du coup je vais pas finir les fameux 2-3 trucs que je voulais au boulot, mais la bonne nouvelle c'est que je me suis faite à l'idée, mes collègues râleront peut-être mais ils s'en sortiront sans moi, on a déjà vu pire
