Effectivement le terme "bodies with vaginas" est bien déshumanisant et limite. Mais le problème avec l'utilisation du mot "femme" c'est qu'il n'y a pas qu'elles qui sont concernées par les questions de sexisme médical et de violences gynécologiques
Oui effectivement, et même si certain·es revendiquent de différencier l'utilisation du mot "femme" comme identité de genre et comme marqueur biologique, je trouve qu'il serait plus pertinent de parler de "personnes de sexe femelle", on s'emmêlerait moins les pinceaux.
Après on a un problème en français car le mot femelle est lui-même assez froid, ou déshumanisant. Alors qu'en anglais, encore une fois, c'est un terme couramment utilisé et interchangeable avec femme ("female" et "male" sur les toilettes par exemple, impensable en français).
ce remplacement du mot femme a lieu quasi uniquement en contexte médical
J'ai beaucoup vu ces questions dans les milieux militants où l'utilisation du mot femme pour autre chose qu'un marqueur personnel d'identité créent rapidement des tensions et des accusations de transphobie. On va trouver tout un tas de stratégie d'évitement pour ne pas l'utiliser, donc on peut parler effectivement de remplacement puisqu'on lui trouve des substituts parfois limites, parfois hors propos.
Dans l'autre sens, j'ai vu des groupes de grève féministes demander à ce que les militantes arrêtent de créer des pancartes autour des questions du sexe (de la vulve, du clitoris), car il est transphobe de mentionner ces questions qui ne concernent pas toutes les femmes. Ce que je trouve aberrant, car qui va s'en soucier si ce n'est les groupes féministes ? Il semblerait bien que le mot femme et le sexe femelle soient sources de toutes les crispations, ce n'est pas anodin que ça ne soit pas le cas dans l'autre sens.