@helvira Si seulement tout le monde pouvait avoir le cran de dire ça. Car en effet il faut avoir un minimum confiance dans ces propos pour que ça marche (pas certain que dans les faits ça marche toujours). J'ai connu une mère qui était justement terrifiée à l'idée que ça marche pas justement, et le père l'avait retournée du genre "c'est moi qui gagne l'argent de la famille, personne vous aidera, je peux vous mettre dehors en un instant et avec l'enfant malade vous ne durerez pas une semaine", etc...
Et que dire des hommes victimes : j'ai connu un père de famille qui était maltraité et dont les enfants aussi étaient maltraités par sa femme, il n'osait rien faire pour s'interposer contre sa femme tellement il était terrifié de pas être cru et de perdre ses enfants, alors que pourtant c'était lui la victime (et ses enfants).

@L0utrage c'est sûr que c'est pas facile. Mais c'est de la violence psychologique et je pense que les assos qui luttent contre ça sont aptes à vous entendre sur ces sujets.
 
Excellent article ! J'aurais bien aimé l'avoir sous le coude il y a un an :3
en fait si j'avais un seul conseil à donner, ce serait qu'il faut surtout écouter ses émotions : si on a peur, c'est que ça va pas. Même si on arrive à rationaliser la peur dans tous les sens, ça va quand même pas. Flipper de rentrer chez soi, de dire non à quelqu'un, c'est juste pas normal. Donc à partir de là, on peut commencer par prendre de la distance et on réfléchira plus tard... loin et à l'abri de préférence. c'est un peu ce côté "peser le pour et le contre" qui parfois fait s'éterniser dans une relation complètement dingue. On s'en rend compte en en sortant, quelques fois des mois plus tard. Enfin bon. Commentaire fouillis pour dire que je plussoie cet article au centuple :paillettes:
 
Cet article est l'un des plus chouettes que j'ai lu jusqu'à présent - dans son propre "style" : il y a des articles ailleurs que j'avais trouvé absolument salvateurs mais qui abordaient la thématique sous des angles hyper précis et dirigés, pour moi ça ne joue pas dans la même catégorie. Ici c'est "généraliste", et en tant que tel c'est très bien.

Ca, c'est avec le recul que je le dis. Parce que sur le moment, le tout début m'a remuée.

Ca fait pas longtemps que j'arrive à ouvrir des articles sur le sujet, ou des témoignages. Enfin si, ça commence à faire un moment, mais tout ce temps c'est resté très sélectif. Je cliquais sur une fraction de ce que je voyais passer, souvent j'hésitais, parfois je passais mon chemin mais j'y revenais plus tard... Je trouve que ça va beaucoup beaucoup mieux à cet égard, et j'en retire une grande satisfaction car c'est à mes yeux la disparition d'un symptôme, le temps aidant.

Donc j'étais plutôt sereine en ouvrant celui-ci. Je n'avais pas trop peur de ce que ça allait remuer. Mais en me retrouvant dans quatre paragraphes sur cinq de l'extrait du rapport statistique... je saurais pas vraiment dire ce que j'ai ressenti. C'était presque culpabilisant. Genre "alors... c'était prévisible ?". Chose que je me suis souvent demandé, rabâché même, dans la longue période qui a suivi les faits (et dont je n'estime pas être tout à fait sortie encore) où le sentiment majeur était la culpabilité, la colère envers moi-même. C'est courant - je ne connais personnellement aucune autre victime qui ne s'est pas blâmée d'avoir "permis que ça arrive, et que ça perdure". Ici ça va encore plus loin dans le sens que, au-delà d'avoir "permis que ça dure", il y a le fait de ne pas avoir anticipé que ça arrive. Je ne suis jamais totalement parvenue à me dédouaner, malgré les discussions qui cherchaient à aller dans ce sens. J'achète à moitié le truc de "c'est insidieux". Ouais ok ça l'est, ça l'est carrément. Mais.

Bref... vraiment, cet extrait au début m'a fait un truc pas cool. J'ai l'impression que ça faisait un moment que ça n'avait pas fait ça à la lecture d'un article sur le sujet. Régression, bonjour.
 
Cet article est d'utilité publique. Merci.

Toutefois, certaines choses m'ont chiffonnée. Déjà, le titre : mon mec vient de me frapper pour la première fois, que faire ? ....
Pour moi c'est une question qui ne devrait même pas se poser. La façon dont le titre est formulé laisse à entendre qu'il pourrait exister d'autres alternatives que fuir, comme attendre, réfléchir, ou essayer de discuter avec son partenaire. Or on le sait toutes : quand ça commence, c'est très rarement un acte isolé, anodin. Ca commence... pour mieux continuer. De fait, la violence physique (et verbale, aussi, dans certaines circonstances) n'est en aucun cas acceptable, et il n'y a pas à se poser la question de savoir quoi faire. Il faut PARTIR. Tout de suite. Pas juste quelques jours, pas juste le temps de réfléchir. Il n'y a pas à réfléchir. Je sais bien que c'est facile d'écrire ça, mais on a aujourd'hui suffisamment de recul (et de tristes témoignages) pour savoir que le premier geste violent sera dans 99,9% des cas réitéré, et qu'il augure quasiment toujours le début d'un sinistre engrenage, fait de violences physiques mais aussi psychologiques.

La phrase "Le plus important est que tu fasses ce qui te paraît le mieux" m'a également froissée. Ce qui paraît le mieux à celles qui viennent juste de subir la violence n'est souvent pas ce qui serait le mieux pour elles. Parce qu'elles sont amoureuses, ou prises par leurs sentiments, ou seules, ou perdues, elles prennent souvent des décisions qui leur seront néfastes par la suite. C'est à dire : pardonner, donner une seconde chance (qui se transforme ensuite en troisième, quatrième, puis cinquième chance, etc), rester en "attendant de voir". J'ai été assez choquée par cette phrase, je trouve qu'elle ne rend vraiment pas service aux victimes. Le plus important ce n'est pas de faire ce qui leur paraît le mieux, étant donné que leur état émotionnel ne leur permet souvent pas de prendre des décisions rationnelles. La seule chose à faire, et qui aurait due être préconisée par l'article, c'est de s'entourer de personnes bienveillantes, et de partir définitivement. Puis d'aller porter plainte. Rien d'autre.

Je ne sais pas si je me suis bien exprimée, mais le fait que l'article laisse en quelque sorte le "choix" à la victime de partir ou de rester m'a vraiment froissée. Vous allez me dire que c'est facile, bien calée derrière son ordinateur, de donner des leçons, mais il me semble que la question des violences faites aux femmes est suffisamment grave et scandaleuse pour ne pas la traiter avec des pincettes. Dans ces cas-là, aucune autre alternative que la fuite définitive ne devrait être préconisée. Aucune. Parce que c'est à force de tergiverser, d'attendre, de réfléchir ("oui il m'a frappée, mais c'est quand même un homme bien... et si je fais ci ou ça il changera peut-être... et puis je l'ai peut-être énervé, c'est aussi ma faute dans un sens... etc etc"), qu'on s'installe dans l'engrenage, qu'on sombre dans l'emprise de l'autre et qu'on n'arrive plus à s'en sortir ensuite.

Je pense que l'on devrait dire fermement et clairement à toutes les femmes que la violence, quelles que puissent être les circonstances, est inexcusable.
 
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C'est à dire : pardonner, donner une seconde chance (qui se transforme ensuite en troisième, quatrième, puis cinquième chance, etc), rester en "attendant de voir". J'ai été assez choquée par cette phrase, je trouve qu'elle ne rend vraiment pas service aux victimes. [...] La seule chose à faire, et qui aurait due être préconisée par l'article, c'est de s'entourer de personnes bienveillantes, et de partir définitivement. Puis d'aller porter plainte. Rien d'autre.
Je ne sais pas si je me suis bien exprimée, mais le fait que l'article laisse en quelque sorte le "choix" à la victime de partir ou de rester m'a vraiment froissée.
Déjà, bien sûr que dans la majorité des cas si une personne est dominante dans une relation et frappe l'autre, ça va réarriver. Mais pas toujours (heureusement !), chaque couple est particulier. C'est à la victime de décider de donner une seconde chance ou non, à personne d'autre. De plus, c'est également son choix de porter plainte, et on sait à quel point ça peut être éprouvant et semé d'embuches...
Disons qu'elles le savent, qu'il faut partir, et elles ont surement déjà fait face à des personnes qui vont leur gueuler dessus en les poussant à partir, à dire qu'elles sont faibles ou idiotes de ne pas pas le faire... Mais ça sert souvent à rien de dire ça. Si tu braque une personne victime de violence, c'est foutu. Le truc, c'est de leur redonner le pouvoir, de ne pas les contrôler et leur donner des ordres (ce qu'elles vivent déjà tous les jours) : leur dire qu'elles ont le choix, et donc qu'elles ont du pouvoir sur leur vie, c'est énorme ! Leur dire "il faut que tu partes" ne changera souvent rien... :dunno:
Et puis il y a aussi il me semble, le fait que c'est quand elles partent qu'elles ont le plus de risques d'êtres tuées...
 
Juste une petite précision tout de même, l'ITT (Interruption totale de travail) n'a rien à voir avec le travail au sens emploi. Il n'est pas synonyme d'arrêt de travail comme on pourrait le croire. Dans ITT le mot travail est utilisé pour décrire les taches de la vie quotidienne (manger, dormir, se laver, s'habiller, faire ses courses, se déplacer, se rendre au travail). L'ITT est vraiment une notion pénale et sert notamment à déterminer la qualification pénale (ITT<8jour : contravention géré au tribunal de police et ITT>8j : délit géré par le tribunal correctionnel).
 
@Nionio Je suis à moitié d'accord avec ce que tu dis. En effet il serait normal de préconiser la fuite, mais il ne faut pas oublier que même si elles sont dominées par leur conjoint, les victimes de violence conjugale sont aussi libres de choisir. C'est difficile d'imposer quelque chose à quelqu'un sans encore le réduire, comme explique l'article.
 
Déjà, bien sûr que dans la majorité des cas si une personne est dominante dans une relation et frappe l'autre, ça va réarriver. Mais pas toujours (heureusement !), chaque couple est particulier. C'est à la victime de décider de donner une seconde chance ou non, à personne d'autre. De plus, c'est également son choix de porter plainte, et on sait à quel point ça peut être éprouvant et semé d'embuches...
Disons qu'elles le savent, qu'il faut partir, et elles ont surement déjà fait face à des personnes qui vont leur gueuler dessus en les poussant à partir, à dire qu'elles sont faibles ou idiotes de ne pas pas le faire... Mais ça sert souvent à rien de dire ça. Si tu braque une personne victime de violence, c'est foutu. Le truc, c'est de leur redonner le pouvoir, de ne pas les contrôler et leur donner des ordres (ce qu'elles vivent déjà tous les jours) : leur dire qu'elles ont le choix, et donc qu'elles ont du pouvoir sur leur vie, c'est énorme ! Leur dire "il faut que tu partes" ne changera souvent rien... :dunno:
Et puis il y a aussi il me semble, le fait que c'est quand elles partent qu'elles ont le plus de risques d'êtres tuées...
Oui mais justement, c'est en disant des choses comme "ça ne recommence pas toujours, chaque couple est particulier" que l'on "déresponsabilise" en quelque sorte la personne violente et que l'on minimise son geste. Et peu à peu cela fait son chemin dans la tête de la victime, qui se dit "bon, ce n'était peut-être pas si grave, blablabla". Ca n'aide pas non plus de dire que porter plainte est un long chemin semé d'embûches ou que c'est inutile. Cela dépend entièrement des flics sur qui tu tombes. Parfois, ça peut être salvateur.

Je sais bien qu'il est inutile de braquer une femme (ou un homme d'ailleurs) victime de violences, mais je pense qu'il faudrait se montrer plus ferme vis à vis de ces actes-là. Dire : c'est absolument inexcusable, il n'y a pas de seconde chance possible (car, très honnêtement, on sait que cela recommencera ou du moins que ce ne sera pas sans conséquences), il faut que tu penses à toi, à ta dignité, à ton bien-être. Bien évidemment, la décision finale appartient à la victime, mais si elle fait face à des discours ambivalents, des "c'est à toi de réfléchir" un peu tièdes, ça ne l'aide pas à prendre conscience de la gravité de la situation. Or bien souvent, ce qu'il faut, c'est un électrochoc, une prise de conscience.
Enfin je ne sais pas, chacun a son point de vue sur la question. Mais personnellement, je suis pour la tolérance zéro. Je considère la violence, qu'elle soit physique ou psychologique, comme un acte absolument inexcusable.
 

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