Mesdames,
Ariane (Ice),
mon Shakespeare est en VF, bouuuh bouuh ! May, je n'ai lu qu'
Une vie, j'ai trouvé ça trés nul. Ton conseil est donc de poursuivre sans la première impression ?
Nina (Tinkerbell), tu as abandonné Miller ?
Miller donc. Au cours des
Tropiques du Capricorne, il est arrivé que je trouve l'auteur minable, prétentieux, que sa vision de la vie me fasse doucement rigoler, et que pour parler de lui on pourrait dire qu'il pense que(ue). Henry donne son déprimant avis sur plein de choses, et raconte ses exploits sexuels ("je voulais du con, du con, du con") sur des dizaines et des dizaines de pages, ce qui finit par lasser. MAIS en avancant dans la lecture, l'équivalent américain de Sartre pour le pessimisme grandiloquent se révéle être un homme sensible, et la dernière cinquantaine de page vaut la peine de lire le livre. Pour résumer, je dirais que cet ouvrage est ambigu et beau.
Anna, sorror de Marguerite Yourcenar est une courte oeuvre de jeunesse sur un inceste frère-soeur au XVIIe, la postface est brillante, comme le récit en lui-même qui, sans être particulièrement transcendissime, a le mérite d'être efficace est extrêmement bien écrit.
Le Printemps de Mrs Stone est mon premier roman de Tennessee Williams, et je n'suis pas décue. Dans l'ensemble, c'est vraiment bon et talentueux. Il l'a écrit en Italie avec
The Rose Tatoo, mais
Le Printemps est tellement meilleur ! Lisez-le !
J'ai enfin lu
L'Ecume des jours ! Hourrah, c'est tellement beau, tellement délicat, j'aime vraiment énormement. Sauf la fin de Chick et Alise, qui m'a derangée, je ne sais pas pourquoi, je l'ai trouvée baclée.
Le Roi Lear de William S. est monstrueusement bien écrit, mais un peu indigeste, en vf du moins (traduction de Francois-Victor Hugo). Trés bonne lecture avec modération je crois, les sentiments décrits sont tellement laids. Pour caricaturer on pourrait dire que Lear n'est qu'un vieux con, Cordélia une idiote sans imagination, et les deux autres soeurs des salopes vénales et arrivistes. Ou bien je n'ai pas bien compris le livre :o ? Enfin moi, avec Miller, je sature un peu de la bassesse humaine.
Sans doute était-ce donc par pur masochisme que ma lecture suivante fût
La Philosophie dans le boudoir. Comme je suis fatiguée et que j'ai la tête en charpie [/moimoimoi], je résume : les scènes de cul sont coules, le dernier dialogue avec la mère est à mourir de rire si on le prend au 10 000e degré, sinon c'est simplement effrayant. Les passages philosophiques vont encore dans le sens de "le monde est méchant alors soyons méchant comme lui avant la mort, et biba l'anarchisme", moi ça me gonfle.
Je lis
Les Radicaux libres d'Orly Castel Bloom. C'est intelligent, drôle, bien fait, et ça a du charme. Ca change.
(coucou kim ♥
