Mais. Bien sûr que si, ça a totalement à voir

Je trouve ça archi déplacé de faire cette demande
C'est davantage les femmes noires à qui on demande de prouver leur féminité, qui sont contrôlés plus que de raison.
Je quote l'article, précédemment cité et qui est une très bonne ressource pour s'informer sur le sujet :
Bonjour
@Querencia , mon problème c'est que l'article emploie le mot "racisme" sans donner de justification sur le caractère raciste de ces pratiques! Déjà si l'article avait apporté cette explication que tu donnes : "
on contrôle les bien plus les femmes noires que les femmes blanches" avec des exemples à l'appui, ça aurait été nettement mieux! mais ça n'a pas été pas le cas, rien n'est explicité sur ce point : juste un
article wikipédia qui ne cite quasi que des athlètes d'origine européenne..
En préambule : l'accusation de "racisme" (tout comme le "sexisme") est à mes yeux une allégation grave qu'il faut étayer un minimum, ne serait-ce que par respect pour les gens qui combattent ces plaies de la société. Tu comprends donc mon indignation quand je vois ce mot balancé à tort et à travers sans explication.
1. En ce qui concerne le sexisme, les faits principaux sont expliqués et on voit bien que c'est inhérent au sujet (le respect du corps féminin, le sexe est il binaire, quel rôle donner à la différence des sexes dans les performances, pourquoi les femmes sont soumises à des tests qui ne touchent pas les hommes...), je ne reviens donc pas là dessus.
2. En ce qui concerne le racisme, c'est beaucoup moins clair. j'avais aussi lu l'
article de Human Right Watch que tu citais, et il reste aussi un peu léger sur la question puisqu'il évoque simplement des "d
éfinitions arbitraires de la féminité et des stéréotypes raciaux" sans que l'on sache quels sont ces derniers ni leur impact sur la sélection. Le
rapport HRW entier va déjà plus loin dans l'explication, en se référant notamment à un p
apier de Karkazis et Jordan-Young qui analyse le discours des institutions pratiquant ces tests. Et que trouve-t-on dans ces textes?
a- les athlètes des Pays du Sud font plus souvent l'objet de tests de féminité. Cela englobe l'Afrique, l'Asie et l'Amérique du Sud. (cité dans l'article : Stephane Bermon, médecin à l'IAAF/World Athletics). La raison donnée à cela est que "l'on ne diagnostique pas ou peu les cas d'intersex dans les pays en voie de développement" (cité dans l'article : Arne Ljungqvist, dirigeant au CIO). Argument que les chercheuses, spécialisées dans l'analyse postcoloniale, démontent d'ailleurs par la suite. C'est le point le plus recevable mais j'y vois cependant moins du racisme (diversité des personnes concernées) qu'un mépris économique entre le "Nord" (qui organise les jeux) et le "Sud". Le vocabulaire est important sur cette question.
b- le degré masculinité du phénotype est contestable (subjectivité et nature des conclusions). Mais ici je ne vois pas non plus de rapport avec la "race". Le papier, qui évoque un parallèle avec les études qui étudient la variation de certains caractères (pillosité..) selon l'appartenance ethnique (p.26), n'est pas convaincant sur le lien avec notre affaire.
c- pas de lien entre la testostérone et l'appartenance ethnique. c'est aussi confirmé par les quelques articles d'endocrinologie que j'ai pu lire
En conclusion, pour moi la question du
racisme à proprement parler n'est pas du tout évidente dans ce sujet. Lancer ce mot sans justification amène de la confusion car on se demande ce que la "race" à avoir là dedans. et, à moins que mzl n'ajoute des éléments contradictoires pour prouver ce lien,
je reste sur ma position qu'à défaut de preuves le mot "racisme" devrait être retiré du titre.