Être une fille, c\'est quoi ?

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Elise, le 7 mai 2010.

  1. Elise

    Elise
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    Ce sujet est dédié aux réactions concernant cette actu : Être une fille, c\'est quoi ?.

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  2. constanceg

    constanceg
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    est passée par ici :)

    je n'ai pas lu le magazine mais je suis tout à fait d'accord avec le contenu de l'article,


    dans le même genre, je tiens à vous reparler des étiquettes de Cif Crème, au dos desquelles est écrit "vous serez étonnée par ..." comme si la femme était la seule concernée par le ménage.

    pour lutter contre de tels symboles, j'ai créé un groupe facebook et envoyé plusieurs courrier à la maison mère de Cif : Unilever, ils sont entrain d'étudier le problème et connaissent l'existence du groupe, mais le seul moyen de faire pression afin qu'ils agissent et ce rapidement et d'être nombreux(ses) à se mobiliser,
    je me permets donc de donner le lien du groupe :
    Bienvenue sur Facebook | Facebook
     
  3. madmoizelle N

    madmoizelle N
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    Comment qu'c'est ?

    C'est rigolo de parler de la condition des femmes et des grignotages anti-kilos dans un même numéro. Peut être que si on arrêtait de dire aux femmes qu'elle ne sont qu'un corps, elles auraient un peu plus envie de prouver qu'elles sont capables.
     
  4. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    La citation d'une certaine Natacha je ne sais plus quoi est assez juste, à mon sens.

    Le problème avec le "féminisme" c'est qu'il fait appel à une vision culturelle, puisqu'il s'agit de savoir ce que symbolise "la femme". A savoir : "on ne veut plus symboliser la mère, on veut symboliser l'Homme" (avec un grand H, c'est fait exprès), pour certains courants et des choses différentes encore pour d'autres... Puisque le féminisme ça ne veut rien dire, il y a différentes sortes de féminismes.

    Avoir un vagin et se revendiquer féministe n'est pas absurde : ce n'est pas parce qu'on ne se préoccupe pas de son appartenance a son sexe dans une visée "progressiste" (car le féminisme à une visée politique, une volonté de changement) que l'on ne se sent pas Femme.

    Le soucis étant, encore une fois, plus citoyen qu'humaniste. Car le citoyen c'est celui qui agit dans l'espace public, donc celui qui est payé, celui qui donne son vote, celui qui prend la parole face aux autres, celui qui étudie, qui travaille, qui paie des impôts, etc...

    En ce sens, oui, la voix féminine vaut autant que la voix masculine (ou devrait valoir).

    Cependant il ne faudrait qu'il soit naturel que ce sentiment d'appartenance a un sexe soit réservé au domaine privé, dans le sens où ce sont finalement là que se dessinent des rapports inter-individu où le sexe à une importance majeure.

    Ainsi on serait pris entre deux espaces de libertés, l'un politique, où l'on existerait en tant que citoyen, et l'autre privé où l'on agirait en tant qu'individu qui s'est nécessairement construit autour de son corps, donc de son appartenance a un certain sexe.

    Donc voilà, tout ça pour dire que pour moi être femme, c'est être un citoyen comme les autres - ce qui n'exclu pas mon appartenance a la gente féminine puisque comme chaque citoyen j'ai le droit à mon espace de liberté privé où je peux m'exprimer comme il me plait.

    Mais pour arriver à cet "indifférence face au sexe du citoyen" il faudrait cesser de penser que la femme et l'homme pensent différemment et qu'ils ont donc des choses différentes à apporter dans leur travail/dans la politique. Ils pensent certainement différemment mais cette différence n'est pas plus importante que la différence qu'il existera entre la pensée de n'importe quelle madmoizelle ici présente avec une autre madmoizelle ici présente.

    [Blabla, c'était mon intervention de la semaine, bonne semaine a vous !]
     
  5. Wild Horses

    Wild Horses
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    Dingue de son mec

    Bah voilà vous m'avez tenté, je viens d'aller l'acheter!
     
  6. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    « Chacune a son idée du féminisme »... Mais le féminisme ce n'est pas ce que l'on pense qu'il est ! Avoir des idées fausses et des croyances sur ce que sont les féminismes (parce qu'en effet, il y en a de toutes sortes), ce n'est pas savoir ce qu'est le féminisme.

    La stigmatisation des féministes (parce que c'est plus une stigmatisation des féministes que du féminisme - puisque la plupart des personnes ne savent pas ce qu'est le féminisme) est quelque chose de connu en sciences humaines et sociales. Il y a eu beaucoup d'études à ce sujet, comme au sujet d'autres minorités. Il a été démontré que les revendications féministes (celles que tu as citées) étaient notées extrêmement bien quand on ne disait pas qu'il s'agissait de revendications féministes. Quand dans l'énoncé des tests était précisé qu'il s'agissait de revendications féministes, le score d'évaluation des mêmes items (identiques mot pour mot) dégringolait (il baissait de façon significative).

    La stigmatisation, c'est l'association de stéréotypes négatifs à un groupe minoritaire, et c'est ce dont font l'objet les féministes en général. D'où le mépris et le dégoût de tes copines. Je ne pense pas que ce soit les avancées et les revendications féministes qu'elles déplorent, elles font simplement un rejet des féministes, effet de la stigmatisation précitée. Je comprends donc ton agacement !

    Dans ton article, tu expliques que tu ne veux pas prendre le pouvoir sur les hommes... Attention stéréotype ! Je ne connais aucun féminisme qui se réclame de prendre le pouvoir sur les hommes. C'est une croyance. De la même façon je ne connais aucun féminisme qui nie les différences entre les genres. Il existe un féminisme anti-essentialiste, qui est sous-tendu par un postulat théorique constructiviste, c'est-à-dire qu'il entend que les différences entre les sexes serait le produit d'une construction sociale ; en d'autres termes c'est l'origine de cette différence qui est débattue, pas son effectivité. Il n'y a pas négation des ces différences.


    Néanmoins, à l'heure actuelle, il n'est pas utile d'appréhender les individus par leur genre et de souligner leurs différences. Ce qui reste profitable, et ça aussi ça a été démontré, c'est la mise en exergue leur ressemblance (ça vaut pour les blancs et les noirs blabla etc.), et la prise en compte des individus, au-delà de leur genre, donc la prise en compte des différences et des similitudes intra et interindividuelles.
     
    Gia_Juliet a BigUpé ce message
  7. Elise

    Elise
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    C'est exactement ce que je me suis dit - même si je ne l'ai pas mentionné dans l'article - mais le plus ironique c'est que dans le dossier un sondage sur le corps féminin que je retranscris ici :

    "Selon vous, celles qui cherchent à mincir le font...

    - Parce qu'elles se sentent obligées d'être minces par rapport au regard des autres et de la société - 58 %
    - Par choix personnel, pour se sentir belle - 49 %
    - Pour pouvoir suivre la mode - 23 %
    - Pour des raisons de santé - 17 %
    - Pour plaire à leur conjoint - 15 %"

    (Etude Ifop)

    Et ELLE de conclure que si les femmes veulent mincir, c'est surtout pour une affaire de norme intériorisée.
     
  8. Elise

    Elise
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    J'ai au contraire lu beaucoup de propos féministes totalement à côté de la plaque qui revendiquaient clairement leur volonté de prendre le pouvoir aux hommes. Ce n'est pas une croyance, il suffit de lire certains magazines du genre ou même des forums : comme dans toute mouvance, il y a des réactions extrêmes.

    Pour ce qui est des différences, ce que je voulais dire c'est qu'à trop vouloir prôner l'égalité parfaite, on peut tomber dans un déni des différences.
     
  9. AnonymousUser

    AnonymousUser
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    Guest

    En même temps si on se met a accorder du crédit aux magazines populistes à souhait - on m'en avait distribué un une fois chez Sephora j'ai failli l'encadrer - on n'élèvera jamais le niveau du débat... ^^

    [Merde, j'avais dit UN post u_u]
     
  10. Aalia

    Aalia
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    la vieille

    Je revendique à fond le droit à l'égalité : un mot que des tas de gens confondent avec identité. On est différents mais on devrait avoir les mêmes droits et les mêmes chances. Ce qui m'énerve, c'est qu'on fait comme si les hommes et les femmes avaient les mêmes chances dans le monde du travail, or je me suis aperçu en commencant à bosser il y 3 ans que ce n'était absolument pas le cas.

    Après, le problème n'est pas de savoir si bosser est plus valorisant que faire femme au foyer. Le problème c'est cette image que c'est justement la femme qui doit rester s'occuper du foyer, et arrêter de travailler ou travailler moins. A la rigueur, un homme au foyer peut souffrir d'autant de préjugés idiots qu'une femme à un poste élevé.

    Pour moi la femme n'est pas moins capable. Honnêtement.. (allez je le dis) je commence à me demander si elle n'est pas... plus capable. Il y a bien eu une étude qui indique une relation directe entre nombre de femmes au CA et bons résultats, et tous secteurs confondus. Les hommes auraient-ils peur? Peur d'ouvrir leur "territoire" à un ennemi plus locace qu'eux, nous les femmes?

    Le matraquage de cerveau commence tôt : la gamine : hop, du rose, dinette, poupée. Femme au foyer miniature. Le gamin : action man, lego, mecano (un jeu que je considère comme plus intelligent). pourquoi? Je ne peux m'empêcher de me dire : et si ils avaient les mêmes jeux, sans pression sociale, ou en serait-on aujourd'hui?
     
  11. Aalia

    Aalia
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    la vieille

    Et aussi parce qu'avec les diffucultés qu'elles rencontrent et les préjugés auxquels elles se heurtent, il faut un sacré tempérament et de la pugnacité!
     
  12. Triti

    Triti
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    GameuZ en puissance

    Je pense que le problème dans une certaine forme de féminisme, c'ets que ça oppose l'homme à la femme et la femme à l'homme, alors que ça devrait être l'inverse. Je me suis rendu compte de ça en lisant un espèce de livre offert à la JAPD du genre "être fille à 18ans"(je me souviens plus je l'ai jeté), une ignoblité, et un ramasi de rage envers les hommes et presque sexiste au fond. Comment veut-on que les hommes ce sentent concerné si on les pointes du doigt? de plus les femmes véhiculaient tout autant les clichés de la condition de la femme que les hommes, sans vraiment s'en rendre compte.

    Donc je pense qu'exclure les hommes du combats féminisme est du paradoxe pur et simple.
     
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