Pourquoi j'aurais dû mieux choisir mon orientation sur Admission Post Bac

Sujet dans 'Réactions aux articles' lancé par Melissa, le 27 octobre 2016.

  1. Melissa

    Melissa
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  2. Popye

    Popye
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    Proud Hufflepuff

    Tout mon soutien à la jeune fille du témoignage. Vis tes rêves, profite de ta vie, fonce <3
     
  3. Aska

    Aska
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    “Vous voulez du courage ? Ayez déjà de la volonté.”

    Je m'identifie à Charlotte. Je suis quelqu'un qui a toujours voulu aller dans l'artistique, j'avais de fortes compétences en dessin, peinture, collage... et je faisais beaucoup de choses de mes mains: peinture à l'huile, fusain, sanguine, perles, broderie, dentelle aux fuseaux... etc. Bref j'étais très manuelle à la base.
    J'ai voulu rentrer dans une école qui faisait des arts appliqués et de la bijouterie, mais mes parents m'ont dit que le secteur était bouché et que c'était mal payé, mais c'était un prétexte pour que je fasse comme mon père et mes soeurs, c'est-à-dire faire des études scientifiques (le reste des filières ne trouvaient pas grâce à leurs yeux, c'était limite si les gens étaient moins que rien s'ils n'étaient pas compétents en mathématiques et physique).
    J'ai réussi à choisir une filière technologie (chimie) qui alliait la manipulation et sciences, mais je me suis fait mettre en liste d'attente lorsque j'ai "postulé" pour le BTS... J'en ai pleuré car la notation très sévère et j'avais l'impression qu'on brisait pour la deuxième fois l'objectif de ma vie.
    Finalement j'ai postulé pour un BTS où il y avait beaucoup de débouchés à l'obtention du diplôme, normal car l'école avait à peine une classe complète d'élèves pour cette filière. Je me suis dit que comme ça je serais priviligiée et que ça me plairait. Ben non, je me suis gourée. C'est une filière qui te conduit droit vers les études de grosses industries (pétrole, énergie... bref rien de très glamour).
    J'ai essayé de faire plaisir à mes parents tout en essayant de rattraper mon erreur en passant un concours d'école d'ingénieurs en alternance. Manque de pot, les employeurs d'aujourd'hui ont beaucoup de mal à embaucher des jeunes sans expérience, j'étais donc obligée de retourner dans l'industrie pendant mon alternance...
    Aujourd'hui je regrette, je sais que j'aurai beaucoup du mal à évoluer dans ce métier car j'ai horreur des responsabilités et le domaine ne m'attire pas. J'essaie de compenser la perte de mon objectif par un suivi de cours d'art floral, mais bon, ça ne vaut clairement pas la même chose que de vivre sa passion H24...
     
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  4. Mullipa

    Mullipa
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    Ceux qui pensent que c'est impossible sont priés de ne pas déranger ceux qui essaient

    Ça fait du bien de se sentir comprise. Moi j'ai passé 5 ans dans des études que je n'aimais pas. Pareil, mes parents ne comprenaient pas que je n'aimais pas ça, pensaient à un manque de courage ou je ne sais pas quoi. J'ai toujours été première partout (sauf en dessin, mais bon, vous voyez le tableau) donc les sciences c'était quasi-obligatoire pour moi (rien à foutre que j'adore la littérature et les langues, des sciences mon enfant!). Pareil, j'ai fait le CIO qui disait qu'il fallait que je fasse de la musique ou de la littérature, mais mes parents me disaient aussi que la musique ce n'était pas un vrai métier, et le "L-bashing" étant bien ancré dans mon cerveau il était impensable que je fasse des études de lettres.. Sauf que dès le début je ne me suis pas plu en chimie (eh oui @Aska, moi aussi !) mais j'y suis restée. 5 ans. Parce qu'on vous dit que l'intérêt va venir. Sauf qu'en vrai, que schpouik, l'intérêt, s'il n'est pas là au début, il ne viendra pas. Et aujourd'hui je fais un métier qui ne m'intéresse pas du tout, et je galère à trouver comment rembrancher sur autre chose (des langues étrangères, ça serait tellement le pied...!) sans repartir pour 5 ans d'études.

    La sensibilisation à l'orientation devrait être obligatoire dès la 5ème (on prend large pour ceux qui ne feront pas de lycées généraux, ça donne 3 ans avant le lycée ça me semble pas mal), au moins apprendre à se connaitre, dire que ça n'est pas parce qu'on est bon en maths/physique que l'on doit forcément faire des maths et de la physique plus tard. Et que les métiers "non-intellectuels" ne sont pas méprisables, loin de là. La génération supérieure a préparé une génération de dégoûtés des études et de déçus de la vie professionnelle.
     
    ChansonMuette, Vanheptune, JessyCat et 6 autres ont BigUpé ce message.
  5. YeahLow

    YeahLow
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    That's the story of my life.

    C'est assez rassurant de voir qu'il y a (tristement) plein de personne dans le même cas que soi.

    Pour ma part, j'ai vogué tranquillement jusqu'à la terminale, en faisant un bac S option arts-plastiques, parce que j'aimais bien les sciences et j'aimais bien l'art, c'était l'idéal. Puis du jour au lendemain, il a fallu choisir sa voie, les études qu'on voulait faire... J'ai été prise au dépourvue. Comme beaucoup, je ne savais pas quoi choisir, je ne savais pas comment choisir, je ne savais même pas parmi quoi j'avais le choix. Alors j'ai un peu choisi sur un coup de tête quelque chose qui devrait me correspondre et je suis entrée en prépa intégrée en école d'ingé. Et comme la madz du témoignage, j'ai très vite sentie que je ne me sentais pas à ma place, mais je me suis longtemps répétée qu'après seulement quelques semaines je ne pouvais pas vraiment savoir. Sauf que je voyais bien que je n'arrivais même pas à travailler, alors que ça n'avait jamais été un problème jusque là. Et c'est à partir de ce moment que je me suis dit que je n'étais pas à ma place. J'ai mis du temps et de l'énergie à comprendre ce que je voulais, et ensuite, mes recherches de réorientation ont été beaucoup plus naturelles. Maintenant, je fais de l'histoire de l'art, et je sens chaque jour comme je me sens mieux.

    Comme @Mullipa l'a dit, il y a un gros manque d'accompagnement dans l'orientation. On nous demande depuis tout petit le métier qu'on veut faire plus tard, sauf qu'on ne nous présente jamais de métiers, ou du moins de voies, ni ne nous explique les enjeux de ces études, l'importance de choisir quelque chose que l'on aime, tout en dédramatisant et en expliquant qu'on a le droit d'hésiter et de se tromper (parce qu'en plus on retire toujours quelque chose d'une année "loupée"). Du coup, on est simplement lâchés sur APB sans préambule, alors que la veille encore on vivait tranquillement sans penser au lendemain. Alors TU M'ETONNES qu'on soit beaucoup à se perdre...
     
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  6. Gabelote

    Gabelote
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    Ouverte du lundi au vendredi, de 8h à 18h :buzy:

    J'ai un peu de mal à comprendre le lien entre le titre de l'article et la situation de Charlotte.
    Parce que dans son cas, elle savait ce qu'elle voulait faire, elle avait un rêve bien déterminé (être comédienne) et il existe des filières qui préparent clairement à ce métier. En fait la vraie question c'est "pourquoi mes parents ont cru qu'un diplôme qui n'a rien à voir avec mon projet pro pouvait m'apporter une porte de secours parce que je veux intégrer une profession artistique ?" ou mieux "papa-maman, pourquoi vous choisissez mes études à ma place ?"

    A titre perso, mon orientation a clairement été ratée. Mais je n'avais aucune idée de ce que je voulais faire, je n'avais pas de passion, pas d'intérêt pour un métier... bref tout le contraire de Charlotte. Mon orientation s'est donc faite par défaut, pas en allant contre ma volonté. Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris quel genre de domaine m'aurait plu (et devinez quoi, domaine en question est inaccessible avec un bac général). Et dans la foulée j'ai trouvé mon boulot actuel, que j'adore, et qui n'a pas grand chose à voir non plus avec mes études.
    Du coup, les parents : lâchez la grappe à vos enfants avec ça !
     
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  7. Aky_x

    Aky_x
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    @Mullipa Je suis à 200% d'accord avec toi. On devrait sensibiliser les jeunes vachement plus tôt dans l'orientation. Dire qu'il y a des lycées techniques, des lycées pro, des lycées G avec pleins d'options différentes. Y a tellement de choix, et on connait rarement plus que S/L/ES sauf quand t'es "moins bon". Franchement en IUT j'ai découvert toutes les filières de lycées tech pour la chimie (vue que la moitié de ma classe y été allé). Alors c'est sûr en math les S étaient meilleurs, mais sérieux je les enviais pour la facilité qu'ils avaient à faire les TPs (soit les 3/4 du temps de notre formation). Et moi qui avait du mal en S parce qu'il y avait beaucoup de matières que je pouvais pas blairer, je me dis que je m'y serais bien mieux retrouvé dans ce genre de formations mais personne ne m'a jamais dit que ca existait et surtout pas au collège.

    Je me souviens d'une fille dans ma classe de 3e qui voulait faire des études dans l'esthétisme (qui soit dit en passant a tellement de demande qu'il faut avoir des supers notes pour aller dans ces lycées). Au final elle a fait S parce que esthéticienne "c'est pas un vrai métier". GROS LOL.

    Au final pour mon cas j'ai choisi mes écoles "par défaut" : mon IUT pour m'éloigner de mes parents qui me bouffaient le moral et mon école d'ingé par apprentissage parce que "t'es la meilleure de ta promo tu peux pas t'arrêter là". Encore aujourd'hui je sais même pas comment j'ai fait pour être prise dans cette école, j'y suis allée les mails dans les poches, sans entrainement, en jean à l'entretien alors qu'à côté y avait des gens qui s'entrainaient depuis plusieurs moins pour y rentrer...
    J'ai adoré mes études mais j'ai eu vraiment beaucoup de chance, je le mesure dès que j'y pense et je me dis que je proposerai tous les choix qui existent à mes enfants, dès le lycée.

    @Aska ton message m'a fait sourire parce que moi c'est mon rêve de travailler pour des industries lourdes (pétrochimie moins parce qu'il faut énormément voyager). La grosse production c'est ma vie :d. Des bisous à toi pour ton parcours et il n'est jamais trop tard pour faire ce qu'on veut ! :paillettes:
     
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  8. PetitePaille

    PetitePaille
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    Je comprends aussi un peu les parents.. C'est toujours compliqué de laisser partir son enfant dans une voie où les débouchés ne répondent pas toujours présent.
    J'ai l'exemple opposé de cet article, celui de ma soeur, elle a fait les études qu'elle voulait, elle a suivi la voie qui lui plaisait vraiment jusqu'au bac + 5 pour au final se retrouver à 40 ans au chômage et avoir toujours eu du mal à trouver un job, job qui n'est même pas en rapport avec ses études à cause du manque de débouchés. Je ne pense vraiment pas qu'elle se sente épanouie.

    Je ne dis pas qu'il ne faut pas tenter de vivre de sa passion attention, seulement c'est quand même important je trouve d'avoir une porte de secours, de s'être formé à autre chose au cas où ça ne fonctionne pas.
     
    Kopses, Vanities, Chouette-Culotte et 8 autres ont BigUpé ce message.
  9. Folle Furieuse

    Folle Furieuse
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    Le problème est, je trouve, qu'au vu de la situation du marché de l'emploi aujourd'hui (peu d'embauches, peu de CDI, méfiance envers les jeunes, etc.), il n'y a pas tant de garantie que ça à avoir du boulot après avoir fait une filière "utile" :erf: Surtout en ce qui concernent les filières très demandées et donc pas mal compétitives comme la com'... Donc j'ai quand même un peu de mal à rejoindre l'avis des parents de l'auteure : je trouve qu'en plus de renier les aspirations de leur fille, ils ont un point de vue un peu vieillot sur les études et l'emploi :dunno: alors qu'il y a 20 ans, faire des études mettait la plupart du temps à l'abri du besoin, c'est de moins en moins le cas depuis une dizaine d'années, comme le montrent la précarité grandissante des jeunes diplômés.
    Comme je viens de le développer, il n'y a pour moi pas beaucoup plus de garantie à avoir fait des études "qui servent"... Donc j'aurais tendance à dire à n'importe qui : si tu as une passion, tente le tout pour le tout :top: Sinon tu le regretteras toute ta vie !
     
    ArcBell, Somebody else, Mullipa et 4 autres ont BigUpé ce message.
  10. PetitePaille

    PetitePaille
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    @Folle Furieuse
    Il y a effectivement des voies assez bouchées comme la com'. En revanche tu as des secteurs qui sont assez porteurs. Pour en citer quelques uns : l'informatique, la gestion (compta etc), la médecine, etc.
    On va quand même pas se leurrer, il y a plus de chance de trouver un job en informatique avec un salaire acceptable que si tu décides par exemple de devenir maquilleuse effet spéciaux (mon amie d'enfance a fait des études pour ça et elle se retrouve maintenant vendeuse dans une grande surface).

    Après il y a aussi la question : est ce une vraie passion ? Certains métiers comme acteur, peintre etc peuvent en motiver plus d'un à suivre cette orientation sans vraiment être passionné mais parce que c'est plus cool que de faire de l'éco par exemple ! En revanche à 30 ans, il y a quand même pas mal de chance de regretter cette orientation si on perce pas dans le milieu.

    Et donc dans le contexte actuel, je ne trouve pas ça forcément stupide de garder un échappatoire plutôt que de foncer tête baissé, ce qui ne veut pas dire de renoncer non plus à sa passion mais par exemple d'essayer de faire les deux à côté ! Je prends l'exemple de certains youtubeurs comme le rire jaune, il a fait ses études et montait ses vidéos en parallèle du coup si ça marche tant mieux et si ça ne fonctionne pas si bien il lui reste un moyen d'avoir un bon niveau de vie.
     
    Kopses, Chouette-Culotte, maijuinjuillet et 5 autres ont BigUpé ce message.
  11. Gabelote

    Gabelote
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    Ouverte du lundi au vendredi, de 8h à 18h :buzy:

    La grande question aussi c'est la réorientation et la reconversion professionnelle. Je fait mon boulot depuis 3 ans, j'en ai fait d'autres, moins longtemps, et je suis quasi certaine que je ne ferais pas ce même boulot jusqu'à 65 ans. D'où la question de la reconversion pro. Aujourd'hui en France, si vous êtes avocat d'affaire et que vous allez à Pôle emploi pour dire que vous chercher une formation pour devenir pépiniériste ou voir votre boss pour faire jouer le DIF... ben... :halp: tout le monde craque son slip !!
     
    Naurore et Denderah ont BigUpé.
  12. Folle Furieuse

    Folle Furieuse
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    @PetitePaille Ah mais j'ai jamais dit que c'était stupide hein ! Juste qu'on peut avoir un point de vue différent sur la chose :fleur: et que dans certains cas, le remède me paraît à mon sens pire que le mal...
    Tu parles de médecine, mais tu te rends compte de la difficulté de s'enquiller autant d'années d'études en n'aimant pas ce que tu fais ? Et informatique, pour connaître, c'est assez similaire à la com' : beaucoup de candidats, peu d'élus :erf:

    Sinon tu suggères l'idée de réaliser sa passion "à côté" : c'est super quand c'est possible et que ça convient de garder sa passion en loisir, mais ce n'est pas toujours le cas :dunno: pour citer mon exemple perso, j'aurais très difficilement pu faire de ma passion (l'archéologie) un loisir : c'est peut-être possible à l'étranger, mais en France... Si j'avais pas fait d'études dans cette branche, ça aurait été très compliqué d'avoir un pied dans le milieu !

    Après, je fais partie de ces gens qui considèrent que de privilégier la voie sûre et confortable, celle qui apporte la sécurité de l'emploi et le confort matériel, n'apporte pas le bonheur... Pour ceux qui auraient vu le très bon film "Revolutionary Road" (en français "Noces rebelles"), vous savez de quoi je parle :taquin: Tant mieux si ça correspond à certains, mais ça me choque que ce modèle de pensée soit encore imposé à beaucoup de jeunes.. Comme beaucoup de commentaires le soulignent, beaucoup ne choisissent pas leur voie en connaissance de cause :sad:
     
    Cornélie, Gabelote et Denderah ont BigUpé ce message.
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