Quels sont tes livres-sources ?

Sujet dans 'Forum Littérature / BD / Manga / Comics' lancé par AnonymousUser, le 10 août 2009.

  1. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Parfois, on a besoin de se ressourcer ou de "retrouver le sens", de "revenir à soi".


    Peu importe la qualité littéraire (là n'est pas le principal), quels sont les livres qui te permettent de te retrouver, qui ouvrent cette porte secrète en toi, qui font déferler en toi un torrent d'amour (ouais je suis un peu La Praline ce soir) et qui te rendent heureuse ou te font verser une larme presque automatiquement ? Quels sont ces livres qui te rappellent d'où tu viens, pourquoi tu es là et où tu vas ? Quels sont ces livres qui te font du bien ?

    En quatre-cinq mots : quels sont tes livres-sources ?
     
  2. Rodchenko

    Rodchenko
    Expand Collapse
    3H43.

    Il n'y en a qu'un seul qui me vient à l'esprit, là, tout de suite, et c'est Printemps noir, d'Henry Miller.
    Ce livre m'a toujours particulièrement touchée. Il y a des passages que j'aurais voulu écrire. Ca resonne en moi de manière intense, ce livre c'est un peu de moi, ça m'emeut aux larmes de vérité. On peut dire, que ce bouquin m'a "ouvert la voie".

    Je repasserais, ce topic est intéressant!

    Edit:
    Dans un registre qui tient plus du domaine de la reflexion, La chambre claire de Roland Barthes. Ce livre a su me donner confiance en mes idées, m'a permis de mettre des mots sur mes intuitions, ça a appuyé mes hypothèses, c'est le resumé puissant de ma conception de l'image, c'est vraiment une force, de le lire, encore et encore, c'est du "solide" à mes yeux, ça me conforte.
     
  3. Rodchenko

    Rodchenko
    Expand Collapse
    3H43.

    Oh, quel dommage qu'il n'y ait pas plus de post! Ca m'intéresse beaucoup cette histoire de livres-sources.

    (ceci est un message afin d'inciter subtilement les madmoizelles à la réponse!)
     
  4. Zack

    Zack
    Expand Collapse
    Brand New Me

    N'importe quel bouquin de Palahniuk. Pas par rapport à l'histoire, mais par la réflexion qu'il a, son style. Ca résonne en moi de façon intense, je suis embarquée dans sa pensée de façon hypnotique.
     
  5. Honeysuckle

    Honeysuckle
    Expand Collapse
    On my way.

    Il n'y en a que deux : la joueuse de go de Shan Sa et Robert des noms propres de Nothomb. J'ai du les lire 20 à 30 fois chacun et à chaque fois avec la même intensité, je les trouve magnifique à chaque fois, alors qu'en principe, je suis incapable de relire un livre (à part Harry Potter, haha).
     
  6. nebuleuse-2

    nebuleuse-2
    Expand Collapse
    Knowledge is Power. Guest

    Le temps n'est rien de Audrey Niffenegger : ça a beau être une histoire d'amour, ça reste le livre qui m'a fait le plus de bien, qui m'a donné le plus d'émotions, que j'ai aimé, qui m'a fait pleurer, qui me rappelle le plus de souvenirs et que je recommande à tout le monde.

    Il y a aussi:

    La maison aux esprits de Isabel Allende pour l'ambiance indescriptible et l'écriture qui résonne en moi.

    Diva attitude - Princesse attitude de Erica Orloff
    : hyper commercial mais ça gonfle ma confiance en moi et ma bonne humeur.

    Huis clos de Sartre parce que c'est Huis clos de Sartre.
     
  7. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Merci pour vos réponses :happy: j'en attends d'autres :P
     
  8. Marie Obrigada

    Marie Obrigada
    Expand Collapse
    en construction...

    J'aime beaucoup ce concept de livres-sources. Je relis très rarement les mêmes livres, mais Le Pèlerin de Compostelle de Paulo Coehlo, le Petit Prince d'Antoine de Saint Exupéry et Fahrenheil 451 de Ray Bradbury pourraient être des livres. Ils véhiculent l'amour, le respect et l'idée de liberté, et ça, ça me plait et me rappelle qui je veux être.
     
  9. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Le loup des steppes, de Hermann Hesse. C'est une histoire de solitude, d'isolement, de désir de mort, de rêve, de fuite dans l'imaginaire. Le personnage principal est fasciné par les vies bourgeoises et rangées, il s'y mêle tout en y étant étranger ; il vit dans l'idée de se suicider le jour de ses cinquante ans si sa vie ne s'améliore pas ; il semble vivre poussé dans le dos, contraint et forcé. C'est un livre qui me touche énormèment.

    Les autres livres de Hermann Hesse, notamment Siddharta, me touchent aussi ; pour leur côté magique surtout.

    Virginia Woolf, dans son intégralité, me touche. J'aime la beauté des petits détails, chez elle ; et la vie, déroulée comme un fil, où le temps est une espèce d'entité muette - on dirait que ce ne sont pas les hommes qui voient défiler les jours, mais les jours, immobiles, qui voient les hommes évoluer ... Très compliqué à expliquer ; ça se ressent davantage que ça ne se conçoit. Ses personnages sont simples, toujours inscrits dans un quotidien banal, mais "joli" (c'est le bon mot : pas extraodinaire ou sublimé, mais joli, juste joli).

    Eloge de l'insécurité, Alan W. Watts. Il décrypte les angoisses humaines, décode les réponses de plusieurs types de philosophie, et répond, en gros, à la peur de la mort et du futur en général, par une invitation à laisser les choses glisser sur nous et à prendre du recul par rapport à nos peurs. C'est simpliste, expliqué comme ça, mais ce livre (un des préférés d'Henry Miller !) m'a vraiment soulagée quand je l'ai lu, et je prends grand plaisir à le relire quand ça ne va pas.

    Je repasserai ; des livres-sources j'en ai d'autres.
    Très bon sujet, je dois dire !
     
  10. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Le premier qui a beaucoup compté, ce sont Les Misérables de Victor Hugo. Mon grand-père très tôt m'en a lu très tôt des extraits, c'est donc assez naturellement qu'en grandissant j'ai voulu le lire entièrement. J'étais fascinée par le destin de Jean Valjean, les métamorphoses de cet homme, ses mille vies, ses secrets et sa solitude.Tous ces personnages qui m'ont appris à comprendre qu'il n'existe aucun individu ni tout bon ni tout mauvais.

    La transition fut brutale quand je suis tombée sur la fausse autobiographie de Stéphanie et des Cornichons au chocolat.L'adolescence, la puberté, le conflit parental...Une entrée chez les adultes qui avec du recul me fait dire :"Ouais bof". Je viens d'apprendre que c'était Philippe Labro qui était caché derrière le pseudo de Stéphanie:Puppyeyes .
    Un ami m'a offert Knulp de Herman Hesse. La claque de ma vie, j'ai enfin compris ce que pouvait signifier être libre, avoir le choix d'être libre.

    (je reviendrai)
     
  11. AnonymousUser

    AnonymousUser
    Expand Collapse
    Guest

    Le premier qui a beaucoup compté, ce sont Les Misérables de Victor Hugo. Mon grand-père m'en a lu très tôt des extraits, c'est donc assez naturellement qu'en grandissant j'ai voulu lire ce pavé entièrement. J'étais fascinée par le destin de Jean Valjean, les métamorphoses de cet homme, ses mille vies, ses secrets et sa solitude.Tous ses personnages qui m'ont appris à comprendre qu'il n'existe aucun individu ni tout bon ni tout mauvais.


    La transition fut brutale quand je suis tombée sur la fausse autobiographie de Stéphanie et des Cornichons au chocolat.L'adolescence, la puberté, le conflit parental...Une entrée chez les adultes qui avec du recul me fait dire :"Ouais bof". Je viens d'apprendre que c'était Philippe Labro qui était caché derrière le pseudo de Stéphanie:Puppyeyes .

    Un ami m'a offert Knulp de Herman Hesse. La claque de ma vie, j'ai enfin compris ce que pouvait signifier être libre, avoir le choix d'être libre, avec ses difficultés.

    (je reviendrai pour développer)
     
  12. TildaMath

    TildaMath
    Expand Collapse
    Soudainement optimiste

    Rien ne me vient à l'esprit, là, aucun roman en particulier. Mais quand je retrouve les petits livres que j'écrivais lors des débuts de l'ordinateur à la maison (youhou!), les histoires que je ficelais, ça me fait tout drôle car beaucoup sont encrées dans ce que je vivais à l'époque, ce que je désirais voir se réaliser autour de moi ou ce qui me faisait rire. (ça fait tellement du bien de se rendre compte qu'on a eu une période, petite, où on ne se mettait aucune barrière et on écrivait tout et n'importe quoi, et que ça faisait du bien.)

    Maintenant, cependant, je pense que "La place" d'Annie Ernaux m'a marquée, en ce qu'il m'a touchée et a fait écho à ma vie personnelle, mes relations avec ma famille, plus précisément mon père, cette distance qui s'installe et se creuse au fur et à mesure que l'on s'éloigne d'un monde pour entrer dans un autre. Il y a aussi la reconnaissance, l'amour, malgré les ressentiments de l'époque et le décalage pesant. Je l'ai lu il y a quelques années et relu il y a quelques mois et, voilà... cette sensation ou disons certitude que jamais rien ne changera, donc qu'il faut accepter, aller au-delà et savoir avoir des moments où l'on est reconnaissant, sans penser à quelconque autre handicap.

    Pas bien joyeux, petit bouquin, mais véritable référence humaine pour moi =)
     
Chargement...
Sujets similaires
  1. Sodade
    Réponses :
    48
    Affichages:
    37469
  2. Yana
    Réponses :
    14
    Affichages:
    2607
  3. utopia
    Réponses :
    8
    Affichages:
    1168
  4. annah45
    Réponses :
    1
    Affichages:
    1081
  5. Estella
    Réponses :
    63
    Affichages:
    7091