inkme;4775197 a dit :
Cet article est tout bonnement génial, merci énormément! :paillettes:

Néanmoins, il y a un petit truc sur lequel j'ai du mal au niveau de la dissert', j'espère que certaines pourront m'aider.
Mon prof de l'année nous ayant expliqué que nos disserts ne devaient pas obligatoirement contenir de sous-parties (que de simples parties sans arguments différents suffisaient), c'est rentré dans ma tête.
Du coup, quand la Mad de l'article m'explique que je dois mettre trois sous-parties, chacun consistant en un argument, je ne comprends pas...

Disons que je ne vois pas comment mettre différents arguments.
Par exemple, là, prenons sa deuxième partie pour laquelle elle dit en gros "On peut choisir de faire le mal"
D'accord, mais mes trois sous-parties c'est quoi? :fear:

Le truc c'est juste que j'aimerais un petit exemple histoire de comprendre dans quelle logique on fait des sous-parties... :hesite:
serviiiice après veeeente des articles j'écouuuuute :d

Alors. 
T'as ta grande partie. Tes trois grandes parties en fait. Chacune concerne marque une évolution dans ta pensée. Schématiquement :
1. Je pense que...
2. Ah oui mais en fait...
3. Donc finalement je pense que. 

(Bon, c'est un plan dit "dialectique" ça, tu peux en faire d'autre. Mais c'est le plus facile à mettre en place quand on est pas génie de la philo je trouve). 

Mettons que tu ais le sujet : L'argent fait-il le bonheur ?
Problématique : Le bonheur comme état de félicité durable est il compatible avec le caractère indéterminé de l'argent.

1. L'argent c'est quand même bien pour nos BESOINS mais ça titille nos DESIRS qui sont illimités : insatisfaction.

2. l'argent est un moyen et pas une fin en soi. Ce n'est pas l'Argent qui y fait le bonheur "il y contribut". 

3. L'argent n'a rien avoir avec le bonheur, le bonheur peut se vivre pauvre si on est au moine méditant au Tibet, les deux questions n'ont juste pas de rapport entre elle : l'argent est le domaine du présent, du contingent, du variable, le bonheur est du domaine du continu, de la psyché blablabla.


Chacune de ces parties est déjà bien complète et en ce sens tes profs en te disant que tu n'as pas à faire de sous parties te disent en fait : c'est déjà pas mal que t'aie tes trois idées, vu le niveau général de philo en france on va se contenter de ça. 

Sauf, qu'à mon sens, c'est vous rendre un faux service. En ne vous présentant pas le travail des sous parties ils vous laissent un peu à vos "chevaux fougueux" de l'imagination et tu te retrouves avec des copies qui partent dans tout les sens, qui se répète, qui vont dans le sens du pire danger de la philo : la paraphrase. Tu te retrouves à répéter ton idée jusqu'à avoir finit ta page de copie double. 

Si tu te forces à découper ton travail d'argumentation en trois sous parties tu éviteras la paraphrase et ta réflexion gagnera sans effort en profondeur. 

Les sous parties n'apportent rien de nouveau dans le sens ou elles ne sont pas des grandes parties. Elles rendent la grande partie concrète, ça permet à ta dissert d'éviter les pages et les pages de baratin théorique pour enfin aller vers le concret. 

Pour donner un exemple :

1. Argent = aide au besoin, torture au désir. 

a. Homme = animal, il a des besoins comme manger etc... l'argent à ce niveau là est un outil pour nous permettre de satisfaire à ces besoins. C'est noble car l'outil est le propre de l'homme. Cf les premières pierres taillées. Or plus un outils est évolué plus il peut remplir un nombre de tache varié, de façon efficace et le plus facilement possible : à ce niveau l'argent est un très très bel outil, facile à fabriquer et aux usages théoriquement infinis. 

b. Mais l'homme ne se définit pas que par ses besoins. Il a aussi des désirs. Alors que les besoins sont limités, les désirs sont par nature illimité : après un désir vient un autre désir. Or l'argent, par sa nature d'outil qui peut servir à tout, CF ta sous partie a, est l'outil idéal  de ces désirs infinis : il peut servir à tout alors il donne envie de tout. CF supplice de Tantale : on a toujours envie de plus et pourtant ça se dérobe à nous engendrant de la frustration. 

c. L'argent ne fait pas le bonheur, il nous permet de survivre tout en créant de l'insatisfaction. Précisément car l'argent est un outil : il n'a pas de fin en sois, tout dépend de la façon dont on l'utilise. Ce n'est donc pas du côté de l'argent qu'il faut se poser la question mais du côté de celui qui possède l'argent. CF le moine bouddhiste qui vit sans argent pour atteindre le nirvana (encore que l'assimilation nirvana=bonheur est foireuse m'enfin...). 

-----

Comme tu peux le voir dans cet exemple je suis un cheminement logique : a chaque fois je pars d'une définition ou d'une opposition simple (homme : animal / désir ? besoins / moyen ? fin) et j'en tire les conséquences, j'en tire les ficelles jusqu'à avoir épuisé le sujet de mon grand I "l'argent = frustration" sous toute les coutures de telle façon que je suis FORCEE de passer au grand II. 

C'est pas moi qui me dit : olala, j'en ai marre de ce grand I, vient on va réfléchir à une autre idée et ça sera le grand II. 

Mes sous parties me servent à bien montrer ce qu'il s'est passé dans ma tête : j'ai retourné le problème dans tout les sens et pourtant ça continue à ne pas marcher, je DOIS donc passer au grand II sinon je ne trouverais jamais de réponses à ma question.

A chaque sous partie correspond donc une facette de ton argument, un peu comme une pyramide : t'as ta pyramide, le grand I, et t'as les facettes de cette pyramide, tes sous parties. 

---

Découper ton travail en sous partie te permettra aussi de bien te servir de tes exemples. Le risque c'est soit trop soit pas assez, soit trop à un endroit de ta copie et puis plus rien ensuite. En te fixant l'objectif d'un exemple par sous partie tu es sur d'avoir la bonne dose, de façon équitable dans toute ta copie. 


Ici j'ai mis les exemples en italique : le premier est historique, c'est une référence à la préhistoire, le deuxième est littéraire avec tantale, enfin le troisième tient à de la culture G.
 
J'ai eu 19 au bac de philo moi aussi, et j'approuve ce message :rire:

Un autre conseil issu de ma loooooooongue expérience des concours et autres joyeusetés estudiantines (5° année de ScPo, et j'ai pas fini...) : il ne faut JA-MAIS paniquer devant un sujet, jamais. Si vous ne comprenez rien ou que vous êtes déstabilisée par un sujet alors que vous avez bossé à peu près normalement, je peux vous assurer que tous les autres autour de vous ressentent la même chose.

Les correcteurs vont vite faire la différence entre ceux qui ont paniqué et renoncé (rendu des copies blanches ou presque) et ceux qui seront resté zen, auront pris le temps de réfléchir pour dépiauter le sujet et sortir quelque chose d'abouti ! Ca vaut d'ailleurs pour toutes les matières ;)

Enfin bref, bon courage à toutes les Madz qui passent le bac ! Avec cet article vous avez eu un vrai concentré de sagesse ;)
 
mircea-austen;4775278 a dit :
inkme;4775197 a dit :
Cet article est tout bonnement génial, merci énormément! :paillettes:

Néanmoins, il y a un petit truc sur lequel j'ai du mal au niveau de la dissert', j'espère que certaines pourront m'aider.
Mon prof de l'année nous ayant expliqué que nos disserts ne devaient pas obligatoirement contenir de sous-parties (que de simples parties sans arguments différents suffisaient), c'est rentré dans ma tête.
Du coup, quand la Mad de l'article m'explique que je dois mettre trois sous-parties, chacun consistant en un argument, je ne comprends pas...

Disons que je ne vois pas comment mettre différents arguments.
Par exemple, là, prenons sa deuxième partie pour laquelle elle dit en gros "On peut choisir de faire le mal"
D'accord, mais mes trois sous-parties c'est quoi? :fear:

Le truc c'est juste que j'aimerais un petit exemple histoire de comprendre dans quelle logique on fait des sous-parties... :hesite:
serviiiice après veeeente des articles j'écouuuuute :d

Alors.
T'as ta grande partie. Tes trois grandes parties en fait. Chacune concerne marque une évolution dans ta pensée. Schématiquement :
1. Je pense que...
2. Ah oui mais en fait...
3. Donc finalement je pense que.

(Bon, c'est un plan dit "dialectique" ça, tu peux en faire d'autre. Mais c'est le plus facile à mettre en place quand on est pas génie de la philo je trouve).

Mettons que tu ais le sujet : L'argent fait-il le bonheur ?
Problématique : Le bonheur comme état de félicité durable est il compatible avec le caractère indéterminé de l'argent.

1. L'argent c'est quand même bien pour nos BESOINS mais ça titille nos DESIRS qui sont illimités : insatisfaction.

2. l'argent est un moyen et pas une fin en soi. Ce n'est pas l'Argent qui y fait le bonheur "il y contribut".

3. L'argent n'a rien avoir avec le bonheur, le bonheur peut se vivre pauvre si on est au moine méditant au Tibet, les deux questions n'ont juste pas de rapport entre elle : l'argent est le domaine du présent, du contingent, du variable, le bonheur est du domaine du continu, de la psyché blablabla.


Chacune de ces parties est déjà bien complète et en ce sens tes profs en te disant que tu n'as pas à faire de sous parties te disent en fait : c'est déjà pas mal que t'aie tes trois idées, vu le niveau général de philo en france on va se contenter de ça.

Sauf, qu'à mon sens, c'est vous rendre un faux service. En ne vous présentant pas le travail des sous parties ils vous laissent un peu à vos "chevaux fougueux" de l'imagination et tu te retrouves avec des copies qui partent dans tout les sens, qui se répète, qui vont dans le sens du pire danger de la philo : la paraphrase. Tu te retrouves à répéter ton idée jusqu'à avoir finit ta page de copie double.

Si tu te forces à découper ton travail d'argumentation en trois sous parties tu éviteras la paraphrase et ta réflexion gagnera sans effort en profondeur.

Les sous parties n'apportent rien de nouveau dans le sens ou elles ne sont pas des grandes parties. Elles rendent la grande partie concrète, ça permet à ta dissert d'éviter les pages et les pages de baratin théorique pour enfin aller vers le concret.

Pour donner un exemple :

1. Argent = aide au besoin, torture au désir.

a. Homme = animal, il a des besoins comme manger etc... l'argent à ce niveau là est un outil pour nous permettre de satisfaire à ces besoins. C'est noble car l'outil est le propre de l'homme. Cf les premières pierres taillées. Or plus un outils est évolué plus il peut remplir un nombre de tache varié, de façon efficace et le plus facilement possible : à ce niveau l'argent est un très très bel outil, facile à fabriquer et aux usages théoriquement infinis.

b. Mais l'homme ne se définit pas que par ses besoins. Il a aussi des désirs. Alors que les besoins sont limités, les désirs sont par nature illimité : après un désir vient un autre désir. Or l'argent, par sa nature d'outil qui peut servir à tout, CF ta sous partie a, est l'outil idéal  de ces désirs infinis : il peut servir à tout alors il donne envie de tout. CF supplice de Tantale : on a toujours envie de plus et pourtant ça se dérobe à nous engendrant de la frustration.

c. L'argent ne fait pas le bonheur, il nous permet de survivre tout en créant de l'insatisfaction. Précisément car l'argent est un outil : il n'a pas de fin en sois, tout dépend de la façon dont on l'utilise. Ce n'est donc pas du côté de l'argent qu'il faut se poser la question mais du côté de celui qui possède l'argent. CF le moine bouddhiste qui vit sans argent pour atteindre le nirvana (encore que l'assimilation nirvana=bonheur est foireuse m'enfin...). 

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Comme tu peux le voir dans cet exemple je suis un cheminement logique : a chaque fois je pars d'une définition ou d'une opposition simple (homme : animal / désir ? besoins / moyen ? fin) et j'en tire les conséquences, j'en tire les ficelles jusqu'à avoir épuisé le sujet de mon grand I "l'argent = frustration" sous toute les coutures de telle façon que je suis FORCEE de passer au grand II.

C'est pas moi qui me dit : olala, j'en ai marre de ce grand I, vient on va réfléchir à une autre idée et ça sera le grand II.

Mes sous parties me servent à bien montrer ce qu'il s'est passé dans ma tête : j'ai retourné le problème dans tout les sens et pourtant ça continue à ne pas marcher, je DOIS donc passer au grand II sinon je ne trouverais jamais de réponses à ma question.

A chaque sous partie correspond donc une facette de ton argument, un peu comme une pyramide : t'as ta pyramide, le grand I, et t'as les facettes de cette pyramide, tes sous parties.

---

Découper ton travail en sous partie te permettra aussi de bien te servir de tes exemples. Le risque c'est soit trop soit pas assez, soit trop à un endroit de ta copie et puis plus rien ensuite. En te fixant l'objectif d'un exemple par sous partie tu es sur d'avoir la bonne dose, de façon équitable dans toute ta copie.


Ici j'ai mis les exemples en italique : le premier est historique, c'est une référence à la préhistoire, le deuxième est littéraire avec tantale, enfin le troisième tient à de la culture G.

Dans un premier temps, merci d'avoir pris le temps de répondre de façon aussi étayée à mon appel au secours :happy:


Je pense avoir cerné ce qu'il faut faire ! En tout cas, ton exemple m'a permis de comprendre quel cheminement je dois suivre, comment je dois articuler mon argumentation. Je comprends donc que chaque sous-partie est une facette de ma partie, un fragment du problème que j'ai soulevé avec ma partie et qui me permet finalement (au bout de trois sous-parties) d'arriver à passer à la partie suivante.

Ca me semble assez complexe au niveau de la réflexion (mon problème en philo, c'est que je cherche pas assez la réflexion... :rotate: ) mais j'ai compris, c'est le principal.


J'ai plus qu'à appliquer ça lundi maintenant... Merci encore, tu m'as beaucoup éclairée! :happy:
 
inkme;4775422 a dit :
mircea-austen;4775278 a dit :
inkme;4775197 a dit :
Cet article est tout bonnement génial, merci énormément! :paillettes:

Néanmoins, il y a un petit truc sur lequel j'ai du mal au niveau de la dissert', j'espère que certaines pourront m'aider.
Mon prof de l'année nous ayant expliqué que nos disserts ne devaient pas obligatoirement contenir de sous-parties (que de simples parties sans arguments différents suffisaient), c'est rentré dans ma tête.
Du coup, quand la Mad de l'article m'explique que je dois mettre trois sous-parties, chacun consistant en un argument, je ne comprends pas...

Disons que je ne vois pas comment mettre différents arguments.
Par exemple, là, prenons sa deuxième partie pour laquelle elle dit en gros "On peut choisir de faire le mal"
D'accord, mais mes trois sous-parties c'est quoi? :fear:

Le truc c'est juste que j'aimerais un petit exemple histoire de comprendre dans quelle logique on fait des sous-parties... :hesite:
serviiiice après veeeente des articles j'écouuuuute :d

Alors.
T'as ta grande partie. Tes trois grandes parties en fait. Chacune concerne marque une évolution dans ta pensée. Schématiquement :
1. Je pense que...
2. Ah oui mais en fait...
3. Donc finalement je pense que.

(Bon, c'est un plan dit "dialectique" ça, tu peux en faire d'autre. Mais c'est le plus facile à mettre en place quand on est pas génie de la philo je trouve).

Mettons que tu ais le sujet : L'argent fait-il le bonheur ?
Problématique : Le bonheur comme état de félicité durable est il compatible avec le caractère indéterminé de l'argent.

1. L'argent c'est quand même bien pour nos BESOINS mais ça titille nos DESIRS qui sont illimités : insatisfaction.

2. l'argent est un moyen et pas une fin en soi. Ce n'est pas l'Argent qui y fait le bonheur "il y contribut".

3. L'argent n'a rien avoir avec le bonheur, le bonheur peut se vivre pauvre si on est au moine méditant au Tibet, les deux questions n'ont juste pas de rapport entre elle : l'argent est le domaine du présent, du contingent, du variable, le bonheur est du domaine du continu, de la psyché blablabla.


Chacune de ces parties est déjà bien complète et en ce sens tes profs en te disant que tu n'as pas à faire de sous parties te disent en fait : c'est déjà pas mal que t'aie tes trois idées, vu le niveau général de philo en france on va se contenter de ça.

Sauf, qu'à mon sens, c'est vous rendre un faux service. En ne vous présentant pas le travail des sous parties ils vous laissent un peu à vos "chevaux fougueux" de l'imagination et tu te retrouves avec des copies qui partent dans tout les sens, qui se répète, qui vont dans le sens du pire danger de la philo : la paraphrase. Tu te retrouves à répéter ton idée jusqu'à avoir finit ta page de copie double.

Si tu te forces à découper ton travail d'argumentation en trois sous parties tu éviteras la paraphrase et ta réflexion gagnera sans effort en profondeur.

Les sous parties n'apportent rien de nouveau dans le sens ou elles ne sont pas des grandes parties. Elles rendent la grande partie concrète, ça permet à ta dissert d'éviter les pages et les pages de baratin théorique pour enfin aller vers le concret.

Pour donner un exemple :

1. Argent = aide au besoin, torture au désir.

a. Homme = animal, il a des besoins comme manger etc... l'argent à ce niveau là est un outil pour nous permettre de satisfaire à ces besoins. C'est noble car l'outil est le propre de l'homme. Cf les premières pierres taillées. Or plus un outils est évolué plus il peut remplir un nombre de tache varié, de façon efficace et le plus facilement possible : à ce niveau l'argent est un très très bel outil, facile à fabriquer et aux usages théoriquement infinis.

b. Mais l'homme ne se définit pas que par ses besoins. Il a aussi des désirs. Alors que les besoins sont limités, les désirs sont par nature illimité : après un désir vient un autre désir. Or l'argent, par sa nature d'outil qui peut servir à tout, CF ta sous partie a, est l'outil idéal  de ces désirs infinis : il peut servir à tout alors il donne envie de tout. CF supplice de Tantale : on a toujours envie de plus et pourtant ça se dérobe à nous engendrant de la frustration.

c. L'argent ne fait pas le bonheur, il nous permet de survivre tout en créant de l'insatisfaction. Précisément car l'argent est un outil : il n'a pas de fin en sois, tout dépend de la façon dont on l'utilise. Ce n'est donc pas du côté de l'argent qu'il faut se poser la question mais du côté de celui qui possède l'argent. CF le moine bouddhiste qui vit sans argent pour atteindre le nirvana (encore que l'assimilation nirvana=bonheur est foireuse m'enfin...). 

-----

Comme tu peux le voir dans cet exemple je suis un cheminement logique : a chaque fois je pars d'une définition ou d'une opposition simple (homme : animal / désir ? besoins / moyen ? fin) et j'en tire les conséquences, j'en tire les ficelles jusqu'à avoir épuisé le sujet de mon grand I "l'argent = frustration" sous toute les coutures de telle façon que je suis FORCEE de passer au grand II.

C'est pas moi qui me dit : olala, j'en ai marre de ce grand I, vient on va réfléchir à une autre idée et ça sera le grand II.

Mes sous parties me servent à bien montrer ce qu'il s'est passé dans ma tête : j'ai retourné le problème dans tout les sens et pourtant ça continue à ne pas marcher, je DOIS donc passer au grand II sinon je ne trouverais jamais de réponses à ma question.

A chaque sous partie correspond donc une facette de ton argument, un peu comme une pyramide : t'as ta pyramide, le grand I, et t'as les facettes de cette pyramide, tes sous parties.

---

Découper ton travail en sous partie te permettra aussi de bien te servir de tes exemples. Le risque c'est soit trop soit pas assez, soit trop à un endroit de ta copie et puis plus rien ensuite. En te fixant l'objectif d'un exemple par sous partie tu es sur d'avoir la bonne dose, de façon équitable dans toute ta copie.


Ici j'ai mis les exemples en italique : le premier est historique, c'est une référence à la préhistoire, le deuxième est littéraire avec tantale, enfin le troisième tient à de la culture G.

Dans un premier temps, merci d'avoir pris le temps de répondre de façon aussi étayée à mon appel au secours :happy:


Je pense avoir cerné ce qu'il faut faire ! En tout cas, ton exemple m'a permis de comprendre quel cheminement je dois suivre, comment je dois articuler mon argumentation. Je comprends donc que chaque sous-partie est une facette de ma partie, un fragment du problème que j'ai soulevé avec ma partie et qui me permet finalement (au bout de trois sous-parties) d'arriver à passer à la partie suivante.

Ca me semble assez complexe au niveau de la réflexion (mon problème en philo, c'est que je cherche pas assez la réflexion... :rotate: ;) mais j'ai compris, c'est le principal.


J'ai plus qu'à appliquer ça lundi maintenant... Merci encore, tu m'as beaucoup éclairée! :happy:
Aucun soucis ! Ma petite astuce pour pas paniquer :
Sur ton premier brouillon tu vas écrire ton sujet en grand. 
Depuis chaque mot du sujet (et tu l'auras bien compris quand je dis Chaque c'est CHAQUE :d) tu vas tirer une flèche, en bas de cette flèche tu notes tout ce qui te viens à l'esprit à propos de ce mots. 
Par exemple :

La liberté. 

La : contraire de "les", féminin, singulier. 
Liberté : contraire de la contrainte, "faire ce qu'on veut" ? "la liberté de l'un s'arrête ou commence celle de l'autre" Contraire de devoir ? 

Comme ça tu auras tout sous les yeux pour penser ta problématique. 

Ensuite sur une autre feuille tu notes en haut en gros ta problématique. 
Puis tu écris sur toute la page bien espacé :

I. 
A. 
exemple :
B. 
exemple : 
C. 
exemple : 

Transition => 

II. 
A. 
exemple : 
B. 
exemple :
C.
exemple : 

Transition =>

III. 
A. 
exemple :
B. 
exemple :
C. 
exemple : 

---

Et donc tu as toute l'architecture de ton futur plan déjà écrit, ça te donne le temps de te calmer aussi, ça te rassure parce que t'as "plus que des blancs" à remplir et ça permet de partir sur de bons rails directement. 

Plus qu'à remplir les blancs donc ! Et une fois finis tu relis ton plan comme si c'était une seule phrase, pour vérifier sa cohérence :

Au début je pensais que I. D'ailleurs j'ai remarqué que A. et B et C, mais ensuite j'ai bien vu que dans II, avec A. et B. ça ne collait pas donc C, Du coup j'ai finis par conclure que III. car A. B. et C. 

Si tout ça te semble logique quand tu relis, que ça crée un fil cohérent : t'as tout bon !
 
@Mircea Austen Je propose que toutes les madmoizelles qui taperont le 18/19/20 grâce à toi te payent le champagne! :P
Sérieusement je suis sûre qu'un article comme ça m'aurait vraiment aidé avant mon bac de philo, grande philosophe que j'étais... :red:
 
kxiop;4776192 a dit :
@Mircea Austen   Je propose que toutes les madmoizelles qui taperont le 18/19/20 grâce à toi te payent le champagne! :P
Sérieusement je suis sûre qu'un article comme ça m'aurait vraiment aidé avant mon bac de philo, grande philosophe que j'étais... :red:
Je revendrais les bouteilles et j'aurais enfin atteint mon rêve : devenir riche grâce au web :d 

Trève de galéjade : MERCI :d !
 
@InkMe :

Aïe ! Pour moi la réponse de @Mircea Austen et de l'article est trop noir et blanc. Comme disait mon prof de philo : Thèse - Antithèse - Foutaise.

Franchement, le raisonnement "oui-non-m'enfin peut-être" n'est pas très riche.

Il faut plutôt voir son sujet sous différents aspects thématiques, ce qui pour toi (et je n'avais pas beaucoup de recul sur tout "ça" quand j'ai passé mon bac) pourra te paraître comme une nuance ténue, mais cela me semble important.

Pour le sujet : L'argent fait-il le bonheur ? Je verrais :
 - I. l'argent : un but (aimer se savoir riche par exemple, notion de pouvoir) ;
 - II.  l'argent : un moyen (pour m'acheter des biens),
 - III. l'argent : un voyage (tu sais cette expression qui dit que ce n'est pas la destination qui importe, tout ce que tu vas faire pour en avoir et acquérir).

Pour info mon sujet en 2008 (j'ai du avoir 13 ou  14) : Y a-t-il d'autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?
Je n'avais fait que 2 disserts durant l'année, mais j'ai vraiment préféré ce sujet-là.
Pendant toute l'année, mon prof a cru que je détestais la philo : nuance : je ne comprenais pas l'intérêt d'en faire 1 année et d'être noté juste après, on n'a aucun recul, on est trop jeune, pas assez d'expérience, et une pression monstre....
Mais dans le fond, je l'aimais bien.

Rassure toi, tout ça pour te dire qu'il n'y a pas une bonne façon d'aborder ton sujet.
 
_-trust-me-im-a-alchemist;4776833 a dit :
@InkMe    :

Aïe ! Pour moi la réponse de @Mircea Austen    et de l'article est trop noir et blanc. Comme disait mon prof de philo : Thèse - Antithèse - Foutaise.

Franchement, le raisonnement "oui-non-m'enfin peut-être" n'est pas très riche.

Il faut plutôt voir son sujet sous différents aspects thématiques, ce qui pour toi (et je n'avais pas beaucoup de recul sur tout "ça" quand j'ai passé mon bac) pourra te paraître comme une nuance ténue, mais cela me semble important.

Pour le sujet : L'argent fait-il le bonheur ? Je verrais :
 - I. l'argent : un but (aimer se savoir riche par exemple, notion de pouvoir) ;
 - II.  l'argent : un moyen (pour m'acheter des biens),
 - III. l'argent : un voyage (tu sais cette expression qui dit que ce n'est pas la destination qui importe, tout ce que tu vas faire pour en avoir et acquérir).

Pour info mon sujet en 2008 (j'ai du avoir 13 ou  14) : Y a-t-il d'autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?
Je n'avais fait que 2 disserts durant l'année, mais j'ai vraiment préféré ce sujet-là.
Pendant toute l'année, mon prof a cru que je détestais la philo : nuance : je ne comprenais pas l'intérêt d'en faire 1 année et d'être noté juste après, on n'a aucun recul, on est trop jeune, pas assez d'expérience, et une pression monstre....
Mais dans le fond, je l'aimais bien.

Rassure toi, tout ça pour te dire qu'il n'y a pas une bonne façon d'aborder ton sujet.
Malheureusement ce genre de plan qui aborde plusieurs aspects thématiques n'est pas vraiment bien considéré par les évaluateurs qui préfèrent voir une progression dans l'analyse du sujet pour déboucher vers une réponse plus "éclairée". En travaillant par thématique tu mets tout à la même "profondeur". 

Quand au plan que je propose dans l'article il est dialectique mais ne correspond pas à l'exercice "thèse antithèse synthèse" qui est un exercice trop compliqué pour des terminales et demande une maîtrise supérieur des concepts. 

Il ne s'agit pas non plus de "oui, non, peut être" mais plutôt de "je sais que... Or. Donc. " qui est à rapproché d'un raisonnement de démonstration mathématique ^^
(ex : je sais que deux droits parallèle ne se touchent jamais, OR A et B sont parallèles DONC A et B ne se touchent jamais). 

Il existe bien sûr d'autre façon de faire un plan de dissertation mais c'est celle qui m'a paru la plus simple pour des terminales a priori par enchanté par le sujet, ça permet d'avoir une structure fixe qui s'adapte selon les sujets en laquelle on peut avoir confiance car elle est presque forcément efficace. 

Je ne me permettrais pas de dire ça si je n'avais pas validé une licence de philosophie avec mention bien sûr ^^
Aussi je me permets d'insister : le plan thématique peut représenter un danger car il fait "catalogue" ce qui est mal considéré. Mais comme les correcteurs sont sympa en général un catalogue bien fait vaudra mieux qu'un truc écrit sur l'inspiration du moment sur une page à l'arrache bien sûr.
 
Dernière édition :
@Mircea Austen  : Désolée, je ne voulais pas avoir l'air insolente (je suis un peu énervée en ce moment, je crois que tu en fais les frais, navrée).

(En fait tout est parti du prof en début d'année. A l'interclasse, il s'est mis à discuter avec les élèves devant lui (allez savoir pourquoi j'étais devant ce jour-là), et il a dit "en gros" que c'était n'importe quoi d'enseigner la philo au secondaire, ce à quoi j'ai rajouté que j'étais d'accord avec lui. Du coup, gros malentendu... ^^)
 
Dernière édition :
  • Big up !
Reactions : Mircea Austen
_-trust-me-im-a-alchemist;4776954 a dit :
@Mircea Austen  : Désolée, je ne voulais pas avoir l'air insolente (je suis un peu énervée en ce moment, je crois que tu en fais les frais, navrée).
Aucun soucis ! 
Tout dialogue est bon pour faire progresser la réflexion ! 
=D ! J'espère que tes soucis passeront vite !
 
eliottem;4777032 a dit :
Voilà, on entre dans les difficultés de la méthode. Le problème étant effectivement de savoir ce qu'on peut demander à des terminales.

Dans l'absolu, je ne vois pas pourquoi un plan thématique ne pourrait pas être progressiste. Mais il est vrai que les élèves de lycée ne le maîtrisent pas et qu'il devient vite un catalogue. C'est précisément la raison pour laquelle les sujets sont généralement des interrogations totales (en oui/non).

Mais les élèves ont également du mal avec le "oui, non, zut" (ce n'est pas mon plan préféré non plus ;)), ils en font effectivement un dérivé du "thèse, anti-thèse, synthèse". La conséquence de cela, c'est que les élèves se contredisent dans une copie, ce qui est très mauvais !

Je suis d'accord avec l'idée que la philosophie arrive trop tard au lycée, et je suis pour les cours d'initiation en première ! Un an c'est trop court pour maîtriser ces exercices si difficiles... La question de savoir ce que l'on attend d'une dissertation de terminale n'est pas simple.

Dans tous les cas, ce que le jury attend c'est une réelle confrontation au sujet, et des connaissances philosophiques : doctrines d'auteurs, définitions, distinctions conceptuelles... Il faut montrer qu'on s'est instruit d'un problème et qu'on en a à la fin une vue plus aiguisée. Le plan doit être au service de cela, c'est pourquoi il est difficile de dire quel est le meilleur plan, et d'avoir une recette... Et encore une fois, je pense que la méthode proposée par @Mircea Austen est déjà plus type concours...
Ah je suis bien d'accord, je précise d'ailleurs dans l'article qu'il s'agit d'une méthode parmi d'autre :
"À partir de maintenant, je te donne une technique qui marche plutôt bien, surtout si le sujet ne t’inspire pas, mais elle n’a évidement rien d’obligatoire :"

C'est celle que j'ai appliqué en cours particulier en fait : la dynamique "monsieur tout le monde" dans un premier temps a un effet rassurant lors de la première confrontation au sujet  et le reste met sur des rails qui évitent les dérapages trop évident, j'ai cru remarquer ^^
 
eliottem;4777130 a dit :
mircea-austen;4777089 a dit :
eliottem;4777032 a dit :
Voilà, on entre dans les difficultés de la méthode. Le problème étant effectivement de savoir ce qu'on peut demander à des terminales.

Dans l'absolu, je ne vois pas pourquoi un plan thématique ne pourrait pas être progressiste. Mais il est vrai que les élèves de lycée ne le maîtrisent pas et qu'il devient vite un catalogue. C'est précisément la raison pour laquelle les sujets sont généralement des interrogations totales (en oui/non).

Mais les élèves ont également du mal avec le "oui, non, zut" (ce n'est pas mon plan préféré non plus ;)), ils en font effectivement un dérivé du "thèse, anti-thèse, synthèse". La conséquence de cela, c'est que les élèves se contredisent dans une copie, ce qui est très mauvais !

Je suis d'accord avec l'idée que la philosophie arrive trop tard au lycée, et je suis pour les cours d'initiation en première ! Un an c'est trop court pour maîtriser ces exercices si difficiles... La question de savoir ce que l'on attend d'une dissertation de terminale n'est pas simple.

Dans tous les cas, ce que le jury attend c'est une réelle confrontation au sujet, et des connaissances philosophiques : doctrines d'auteurs, définitions, distinctions conceptuelles... Il faut montrer qu'on s'est instruit d'un problème et qu'on en a à la fin une vue plus aiguisée. Le plan doit être au service de cela, c'est pourquoi il est difficile de dire quel est le meilleur plan, et d'avoir une recette... Et encore une fois, je pense que la méthode proposée par @Mircea Austen est déjà plus type concours...

C'est celle que j'ai appliqué en cours particulier en fait : la dynamique "monsieur tout le monde" dans un premier temps a un effet rassurant lors de la première confrontation au sujet  et le reste met sur des rails qui évitent les dérapages trop évident, j'ai cru remarquer ^^
Tu veux dire partir du sens commun ? Si oui on est parfaitement d'accord, pour moi c'est l'obligation suprême ! Même si ça n'intervient que dans l'intro. D'ailleurs même dans le supérieur il faut faire comme ça... (sauf en recherche, mais l'exercice est différent).
C'est vrai que le plan que tu proposes évite le HS, ce qui n'est pas rien...!
Oui tout à fait le sens commun ! 
C'est vraiment utile pour commencer en douceur je trouve ^^
 

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