Je suis métisse haitienne/québécoise. Je n'ai jamais vécu de racisme, ou alors je n'en ai pas eu conscience. Je crois que c'est peut-être dû au fait que je ne me stigmatise pas comme étant 'noire', comme beaucoup de jeunes issus d'une première génération d'immigration au Québec. Je crois que j'aurais été beaucoup plus victime de racisme si je portais Air Max, créoles et sac à dos aux couleurs du drapeau haitien, au lieu de talons et robes, et c'est ridicule.
Un truc que je n'aime pas, c'est de me faire aborder en disant "ah toi t'es métisse, n'est-ce pas, les métisses sont trop jolies.'' Pire, ''justement, je reviens de la Guadeloupe, tu me donnes ton numéro de tel'', ou des merdes du genre. Y'a un espèce de délire autour des métisses que je ne cautionne pas, et je ne comprends pas qu'une origine ethnique soit une porte d'entrée pour commencer à draguer quelqu'un.
Je crois qu'étant métisse et ayant eu un père noir ayant vécu du racisme primaire, j'ai développé une intolérance aigue envers toutes les formes de discrimination. Je suis incapable d'entendre parler de préjugé sans créer un esclandre, que ce soit envers les noirs ( quoique, on ose pas vraiment en faire devant moi ), sur les asiatiques, sur les homosexuels, ou encore, quelle généralité que ce soit envers n'importe quel groupe de personne. Je ne supporte pas la généralisation. Par contre, je ris facilement de ma négritude, je fais pas mal de 'jokes de noir' qui me font vraiment beaucoup rire, je rétorque à des phrases 'ah mais tu dis cela parce que je suis noire'. A bien y penser, je crois que de blaguer sur ma couleur de peau ou sur ma 'créole attitude' annhile la distance que certains pourraient percevoir entre eux et moi, à cause de mes origines.
Sinon, pour le reste, 'richesse de la culture', blablabla, je ne sais pas. Plus jeune, j'ai été comme quelques unes ici, assez prise par l'idée de n'être ni blanche ni noire, mais aujourd'hui, je n'y pense pas vraiment : au moins la moitié de mon entourage vient d'ailleurs, et être mûlatre, est comme être roux ou aimer manger des sushis ; une particularité comme une autre.
J'ai été élevé par une mère québécoise, dans un environnement québécois, et j'aurais de la difficulté à déterminer ce qu'il y a en moi d'issu de la culture haitienne. Probablement plusieurs choses, mais j'ai de la difficulté à les identifier. Je ressens un peu un manque par rapport à cette culture que je ne connais pas assez. Comme beaucoup d'immigrants, mon père a eu de gros problèmes poliques, et son pays l'a énormément blessé, et je crois qu'à cause de cela, il a été moins prompt à nous en faire partager la culture, la langue, les moeurs. Je sais que je porte cela quelque part en moi, la blessure de mon père. Quoiqu'il en soit, je me considère davantage comme montréalaise que comme quoi que ce soit d'autre.
Un truc que je n'aime pas, c'est de me faire aborder en disant "ah toi t'es métisse, n'est-ce pas, les métisses sont trop jolies.'' Pire, ''justement, je reviens de la Guadeloupe, tu me donnes ton numéro de tel'', ou des merdes du genre. Y'a un espèce de délire autour des métisses que je ne cautionne pas, et je ne comprends pas qu'une origine ethnique soit une porte d'entrée pour commencer à draguer quelqu'un.
Je crois qu'étant métisse et ayant eu un père noir ayant vécu du racisme primaire, j'ai développé une intolérance aigue envers toutes les formes de discrimination. Je suis incapable d'entendre parler de préjugé sans créer un esclandre, que ce soit envers les noirs ( quoique, on ose pas vraiment en faire devant moi ), sur les asiatiques, sur les homosexuels, ou encore, quelle généralité que ce soit envers n'importe quel groupe de personne. Je ne supporte pas la généralisation. Par contre, je ris facilement de ma négritude, je fais pas mal de 'jokes de noir' qui me font vraiment beaucoup rire, je rétorque à des phrases 'ah mais tu dis cela parce que je suis noire'. A bien y penser, je crois que de blaguer sur ma couleur de peau ou sur ma 'créole attitude' annhile la distance que certains pourraient percevoir entre eux et moi, à cause de mes origines.
Sinon, pour le reste, 'richesse de la culture', blablabla, je ne sais pas. Plus jeune, j'ai été comme quelques unes ici, assez prise par l'idée de n'être ni blanche ni noire, mais aujourd'hui, je n'y pense pas vraiment : au moins la moitié de mon entourage vient d'ailleurs, et être mûlatre, est comme être roux ou aimer manger des sushis ; une particularité comme une autre.
J'ai été élevé par une mère québécoise, dans un environnement québécois, et j'aurais de la difficulté à déterminer ce qu'il y a en moi d'issu de la culture haitienne. Probablement plusieurs choses, mais j'ai de la difficulté à les identifier. Je ressens un peu un manque par rapport à cette culture que je ne connais pas assez. Comme beaucoup d'immigrants, mon père a eu de gros problèmes poliques, et son pays l'a énormément blessé, et je crois qu'à cause de cela, il a été moins prompt à nous en faire partager la culture, la langue, les moeurs. Je sais que je porte cela quelque part en moi, la blessure de mon père. Quoiqu'il en soit, je me considère davantage comme montréalaise que comme quoi que ce soit d'autre.
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