@just_in_case
Et si tu n'as pas eu la possibilité de vivre une grossesse avant ? Si tu vas sur tes 40 ans et qu'il devient compliqué voire impossible pour toi de donner la vie après ?
Dans ce cas tu ne te présentes pas à une élection et tu n'acceptes pas de poste au sein d'un gouvernement. Je ne vois pas pourquoi le bien commun – dont la charge incombe aux responsables politiques – devrait être sacrifié pour satisfaire à l'exigence d'un individu de concilier une carrière politique à hautes responsabilités et une vie personnelle intacte.
Et si ta contraception te lâche et que tu tombes enceinte, tout simplement ?
Tu avortes si te ne souhaites pas d'enfant ou si tu souhaites donner la priorité à ton mandat. Dans le cas contraire – si tu souhaites mener la grossesse à terme –, tu as l'élégance de démissionner parce que ta vie personnelle devient incompatible avec le dévouement nécessaire à l'exercice de ta fonction.
On ne demandera pas à un homme de ne pas devenir père pendant son mandat.
Je trouverais ça tout aussi choquant de voir un homme révéler, pendant son mandat, que sa compagne attend un enfant et qu'il a la ferme intention de tenir son rôle de père comme si de rien n'était.
Je trouvais déjà consternant que François Hollande trouve le temps, pendant son mandat de président de la République, d'entretenir une relation amoureuse supplémentaire et mette en danger son intégrité physique à scooter en plein Paris.
Et en plus, il a davantage de marge pour le faire après

pour les femmes c'est pas aussi extensible.
Il y a des différences biologiques entre les hommes et les femmes ; et ces différences créent des injustices. Parfois la coutume ou la loi compense ces injustices et, parfois, elles ne le peuvent pas – sauf à ce que cette compensation soit au détriment du plus grand nombre.
De toute façon je ne crois pas que le pouvoir repose (ni doive reposer) sur une seule personne. C'est bien pour ça qu'on a un gouvernement, une Assemblée etc. Enfin bref
Un président, le gouvernement, l'Assemblée Nationale et le Sénat ne sont pas des alternatives à l'exercice d'un même pouvoir : c'est sont des institutions complémentaires dont les rôles sont distincts et identifiés.
La vacance de la Présidence de la République est prévue par notre Constitution (alinéas 4 et 5 de l'Article 7) : pour autant, je considère que le sens du devoir impose de considérer ces dispositions comme une solution à une situation imprévisible et non désirée (décès ou maladie), et non comme un confort permettant, selon le bon vouloir du président, d'accommoder les institutions à un choix individuel.