Je comprends bien que l’on ne dispose de trop peu d’informations pour juger ; mais le bébé avait seulement 7 jours qu’est-ce qui est plus important pour lui que d’être avec sa mère ? Il faudrait que les fait soit extrêmement grave pour que je considère la démarche justifiée… Ici on met en péril l’attachement mère enfants, l’allaitement et la sécurité affective des deux petites. Je suis désolé mais on ne m’enlèvera pas de l’idée que la justice est à deux vitesse dans ce pays. J’ai connu un enfant de 12 ans habitant tout seul car sa belle-mère ne voulait pas chez elle ; fils de médecin le père n’a jamais été inquiété et l’enfant n’a jamais été placé malgré les nombreux signalement et témoignage. La mère a mis six mois avant de revenir de l’étranger le chercher. On ne m’enlèvera pas de l’idée ici qu’on a retiré les enfants parce que les parents sont un peu hippie.
Tout simplement, de rester en vie ? Des mères maltraitantes qui causent la mort de leur enfant par manque de soins ou par gestes violents (par exemple les bébés secoués), ça arrive. Des mères qui ne nourrissent pas leurs enfants, des mères infanticides, ça arrive aussi. Dès lors, l'Etat se doit d'intervenir le plus vite possible pour mettre l'enfant hors de danger. Quitte à employer des méthodes expéditives, ça ne me choque pas, quand la vie même de l'enfant est en jeu. Oui, les traumatismes affectifs, ça se rattrape difficilement, surtout pour un bébé de quelques jours/semaines. Mas rien n'est plus irrattrapable que la mort, en fait (phrase très puissante, vous en conviendrez
).Notez bien que je n'essaie pas de dire que c'était absolument le cas dans l'affaire en question. Comme nous toutes, je n'en sais rien. Mais juste pour remettre en question cette sacralisation de la mère et du lien mère/enfant : ba non, les mères qui sont dangereuses pour leurs enfants, ça existe.