@Casspinosaure
Tiens, voici déjà une source pour satisfaire ta curiosité en attendant ! (Tu es instit en primaire c'est ça ?

C'est toujours important en tout cas de sourcer c'est sûr, puis j'espère que ça te sera utile aussi)
http://spectredelautisme.com/particularites-autisme-tsa/stereotypies/
Je cite quelques passages pouvant t'intéresser :
- Les stéréotypies liées aux objets, où la personne utilise de manière répétée un objet sans prendre en considération la fonction de celui-ci (elle le prend, le tapote, le fait tourner, etc.) Cet attachement se fait sur un objet particulier (une montre, une petite voiture, un jouet, etc.) que la personne emporte toujours avec elle ou une partie d'objet en se préoccupant que d'un détail de l'objet (comme les roues de voiture par exemple)
[...]
- Les rituels sont des séquences d'actions stéréotypées, c'est-à-dire une suite de comportements organisés dans le temps et réglés selon un code fixe, à certains moments de la journée et reproduites tous les jours. Ces comportements ritualisés entraînent une résistance aux changements, en effet tout bouleversement à l'ordre fixé peut générer des réactions vives de la part de la personne. Les rituels sont intégrés depuis peu dans le domaine des comportements stéréotypés. Il s'agit par exemple de fermer des portes, d'aligner des objets, etc.
- Les compulsions et les contrôles de l'environnement, qui correspondent à la répétition d'actions, souvent peu complexes, qui visent à obtenir quelque chose de perfectionné (recherche de propreté extrême, mesures de vérifications, de comptages, etc.) et qui visent à attirer de manière répétée l'attention sur soi (contrôles de la conversation par exemple).
- Les centres d’intérêt restreints, où la personne se focalise sur des sujets ciblées et spécifiques, limitées en nombre et parfois inhabituelles. On y retrouve aussi des idées fixes, ou des obsessions, qui reflètent des pensées revenant de manière répétée ou intrusive.
Je pense que ça résume assez bien ce qu'on disait, il y a aussi toute une lecture intéressante avec les neurosciences, mais j'épargnerai tout le monde l'article (je plaisante :
voici )
Et je résumerai (à ma sauce car je l'ai déjà fait) en ces quelques phrases qui me semblent assez parlantes.
"Selon les neurosciences, il y a défaut de filtrage des informations par le Tronc Cérébral, entraînant une surstimulation des aires cérébrales supérieures, le déficit d’un éventuel module cérébral engagé dans
la perception et la compréhension des états mentaux d’autrui (« la cognition sociale »), le manque d’un instinct de cohérence centrale qui l’oblige continuellement à construire ce monde à partir des fragments perçus, par
surfonctionnement perceptif (petits détails qui submerge les capacités d’orientation),
anomalie de réponse à des stimulations spécifiques de certaines zones du cerveau, le sillon temporal supérieur et le cortex préfrontal, engagées dans la reconnaissance d’autrui, dans le traitement de la voix humaine et dans la planification de l’action.
Ces dysfonctionnements mettent donc à mal la relation : les stéréotypies/rituels/etc… sont des mécanismes de défense par rapport à cet environnement, lui assurant son plaisir et une sécurité. Avec rétablissement d’une certaine constance intérieure."
Ahem, je range mon ego psychomotricien.
