Ce moment difficile où mon papa, notoirement sujet à des problèmes d'alcool, me propose de boire une bière pendant notre balade.
Mais qui suis-je, malgré la pointe au coeur que cela provoque, pour lui dire quoi faire et gâcher un bon moment ? (enfin, gâcher, disons que le mien l'était déjà).
Je fais petit à petit le deuil des parents "parfaits", ça fait longtemps que je sais qu'ils ne le sont pas, mais c'est un peu douloureux quand même parce qu'ils ne sont (objectivement) plus les personnes qu'ils étaient quand j'étais petite, ou dans leur jeunesse. Ils sont abîmés, très, et ça se voit, ça se voit beaucoup, et parfois, j'ai du mal à ne pas voir que cela. Je les aime, évidemment, je les aime à la folie, mais j'ai peur un jour d'être aussi abîmée, j'ai peur qu'ils m'aient trop abîmée, moi aussi (héhé, je m'amuse avec l'auxiliaire avoir dans cette phrase). C'est cruel, ce questionnement, je m'en veux de penser cela...