Pour avoir bosser dans un commissariat sans être flic moi même, je peux vous dire que ça ne fait plaisir à aucun flic que j'ai rencontrés (perso je ne généralise pas) d'avoir à un jour utiliser son arme ni les armes collectives qu'elles soient létales ou non.
Les seuls que j'ai connu et qui ont dû tirer étaient en grave danger imminent car ils se faisaient foncer volontairement dessus par des voitures et n'ont pas blessé leurs agresseurs mais ont eux-même été blessés (traumatisme crânien, fractures diverses)...
Des policiers/gendarmes/militaires qui sont blessés en service suite à des agressions ça arrive tous les jours et certains le sont gravement et ils ne blessent pas forcément leurs agresseurs en retour : morsures, blessures graves aux mains en voulant menotter quelqu'un qui se débat violemment, crachats par quelqu'un qui se dit porteur d'une maladie grave, caillassages, accidents de voiture, coups en tout genre, fonçage dessus par une voiture... etc.
Ca n'excuse pas les violences que certains ont pu commettre, mais la majorité des flics sont juste des gens qui veulent faire le taff tranquillement et rentrer auprès de leurs familles en entier après leurs vacations.
Perso je pense que dans certaines situations je serai devenue violente alors que les collègues sont restés stoïques et habitués. Quand tu dois intervenir pour la même famille de cons qui ont comme d'habitude pour la 5e fois de la semaine foutu le bordel dans leur quartier, perso j'aurais vu rouge.
Pour la madz qui disait que les policiers/gendarmes sont là pour en gros emmerder les plus faibles, je suis outrée.
Mes collègues n'ont jamais ramené au commissariat que des SDF qui avaient pu avoir des comportements violents sur la voie publique. L'un revenait ainsi régulièrement, voire tous les jours pour avoir tenter de frapper et insulter des passants, donner des coups dans des voitures arrêtées aux feux rouges, etc. Ce SDF était mis tranquillement en cellule et même parfois, il lui était proposé une douche et des vêtements propres que les collègues allaient eux-même chercher chez Emmaüs. Alors que le type était ingérable sur la voie publique, les collègues s'en occupaient alors que la justice et les associations n'arrivaient pas à trouver de solution pour lui.
Pour la madz qui parlait de l'absence de réponses aux signalement faits contre la police, toutes celles qui sont intelligibles reçoivent une réponse, mais il n'y a pas forcément d'enquêtes igpn. Des réponses argumentées et avec des preuves sont apportées par les services concernés à l'igpn qui estiment ensuite si une enquête est nécessaire ou non. L'igpn transmet ensuite une réponse écrite aux demandeurs. Et même s'il n'y a pas d'enquête officielle igpn, en interne au service des sanctions peuvent être faites si un policer est fautif. Mais beaucoup de ces signalements sont inintelligibles parce que soit les gens ne savent pas écrire soit parce que les faits ne sont pas étayés en lieu, faits et temps. L'existence même de cette plateforme prouve la police essaie d'être transparente.
A celles qui voulaient faire des généralités car il s'agit d'une institution étatique, on pourrait donc dire que tous les profs sont des pédophiles et des agresseurs sexuels parce que quelques uns sont des pédophiles et des agresseurs. On est d'accord que c'est débile ?
Je suis une pro police, une pro gendarme et une pro militaire assumée, et même si certains ont un comportement de merde ça ne doit pas éclipser le bon travail des autres.