@MissDodo : il y a des personnes autistes qui sont incapables d'être indépendantes, certaines qui sont indépendantes sur certains points et pas sur d'autres, certaines où ça dépend des jours, certaines qui sont totalement indépendantes... On ne peut pas savoir à l'avance. Et encore une fois, si le "gène autiste" est trouvé, vous pensez vraiment qu'on ne donnera pas "le choix" aux parents, selon exactement la même logique que celle de la trisomie? Est-ce que vous trouvez ça normal qu'on choisisse quels foetus on a le droit d'avorter selon leur niveau d'indépendance future, alors que c'est tellement variable, même chez les gens dont on n'a pas trouvé un handicap au stade foetus?
Il y a deux problèmes là-dedans : 1) on part du principe que l'enfant (non trisomique) qu'on a sera forcément indépendant.e à un moment, et du coup, dès le départ, il y a une pression à ce que l'enfant le soit, et une culpabilité immense pour l'enfant (une fois adulte) quand ce n'est pas possible (pour des raisons diverses : neuroatypicité, handicap apparu plus tard dans la vie, ou même chômage, par exemple). 2) on part du principe qu'on ne peut être heureux.se qu'en étant indépendant. Ca se base énormément sur l'individualisme de la société, l'idée qu'avoir besoin d'aide/dépendre de quelqu'un c'est lui sacrifier sa liberté. L'indépendance n'est pas nécessaire pour vivre une belle vie épanouie, et c'est validiste de dire le contraire.
Il y a deux problèmes là-dedans : 1) on part du principe que l'enfant (non trisomique) qu'on a sera forcément indépendant.e à un moment, et du coup, dès le départ, il y a une pression à ce que l'enfant le soit, et une culpabilité immense pour l'enfant (une fois adulte) quand ce n'est pas possible (pour des raisons diverses : neuroatypicité, handicap apparu plus tard dans la vie, ou même chômage, par exemple). 2) on part du principe qu'on ne peut être heureux.se qu'en étant indépendant. Ca se base énormément sur l'individualisme de la société, l'idée qu'avoir besoin d'aide/dépendre de quelqu'un c'est lui sacrifier sa liberté. L'indépendance n'est pas nécessaire pour vivre une belle vie épanouie, et c'est validiste de dire le contraire.

