@MorganeGirly J'ai lu beaucoup de mères avec des co-parents démissionnaires qui disent après s'être séparées que c'est plus facile, ou en tous cas moins frustrant et épuisant mentalement d'être mère solo que d'être en couple avec un père qui en fiche pas une.
Petite lueur d'espoir ici aussi (qui n'invalide pas les statistiques).
Je savais que mon conjoint ferait sa part du boulot parce que c'est pas son genre de me laisser galérer. Mais il avait aussi dit que pour lui, un bébé devenait intéressant quand il commençait à parler ou même juste à interagir.
Et à la naissance : boum révélation totale pour lui, énorme coup de foudre, il est tombé fou amoureux de son fils et du fait de s'occuper d'un nourrisson. Il était au comble du bonheur de juste rester dans le divan avec le petit dans les bras.
Et il a super mal vécu le fait de retourner au travail (alors que moi j'étais pas fan du congé mat en plus).
Et donc il s'est totalement investi. Au début, on se battait pour donner le bain, voir même pour faire les changes
Bon par contre, l'allaitement a créé une asymétrie de notre charge de travail la nuit. Mais ça aussi il a su le reconnaitre (et maintenant, presque 4 ans plus tard, c'est quasi toujours lui qui se lève à 6h30 quand notre fils se réveille).
Quand j'ai arrêté d'allaiter à 6 mois, on est passé à un système "une nuit sur deux". Et 10 jours plus tard, j'étais à la cuisine et il arrive et me dit
- Je sais pas comment tu as fait...
- Comment j'ai fais quoi ?
- L'allaiter pendant des mois la nuit tout en bossant.. Je fais ça une nuit sur deux depuis 10 jours et j'en peux plus
Et c'est très bête mais ça m'a fait teeeeellement de bien qu'il ne se cache pas derrière son petit doigt et reconnaisse que j'en avais fait plus.
Quelle chance tu as. J'allaite toujours ma 2e la nuit, un peu contrainte et forcée (elle a 10 mois ne veut pas se rendormir sans le sein ...) et je fais exclusivement toutes les nuits depuis sa naissance pendant que monsieur joue à la switch ou dort... et quand je lui demande d'aller la calmer quand elle pleure, il la berce 10 minutes puis la repose en mode "ça marche pas"... et juste reconnaître que c'est épuisant et que je fais un super taf hé bien ca me ferait tellement de bien en fait. Bon du coup il compense en se levant le matin et en gérant le début d'après-midi pour que je fasse la sieste le we de temps en temps.@MorganeGirly J'ai lu beaucoup de mères avec des co-parents démissionnaires qui disent après s'être séparées que c'est plus facile, ou en tous cas moins frustrant et épuisant mentalement d'être mère solo que d'être en couple avec un père qui en fiche pas une.
Petite lueur d'espoir ici aussi (qui n'invalide pas les statistiques).
Je savais que mon conjoint ferait sa part du boulot parce que c'est pas son genre de me laisser galérer. Mais il avait aussi dit que pour lui, un bébé devenait intéressant quand il commençait à parler ou même juste à interagir.
Et à la naissance : boum révélation totale pour lui, énorme coup de foudre, il est tombé fou amoureux de son fils et du fait de s'occuper d'un nourrisson. Il était au comble du bonheur de juste rester dans le divan avec le petit dans les bras.
Et il a super mal vécu le fait de retourner au travail (alors que moi j'étais pas fan du congé mat en plus).
Et donc il s'est totalement investi. Au début, on se battait pour donner le bain, voir même pour faire les changes
Bon par contre, l'allaitement a créé une asymétrie de notre charge de travail la nuit. Mais ça aussi il a su le reconnaitre (et maintenant, presque 4 ans plus tard, c'est quasi toujours lui qui se lève à 6h30 quand notre fils se réveille).
Quand j'ai arrêté d'allaiter à 6 mois, on est passé à un système "une nuit sur deux". Et 10 jours plus tard, j'étais à la cuisine et il arrive et me dit
- Je sais pas comment tu as fait...
- Comment j'ai fais quoi ?
- L'allaiter pendant des mois la nuit tout en bossant.. Je fais ça une nuit sur deux depuis 10 jours et j'en peux plus
Et c'est très bête mais ça m'a fait teeeeellement de bien qu'il ne se cache pas derrière son petit doigt et reconnaisse que j'en avais fait plus.
Mais c'est le piège de l'allaitement exclusif clairement (on ne voulait pas donner de biberons au début) les habitudes se prennent et c'est dur de revenir en arrière. J'ai extrêmement mal vécu les debuts ou j'ai eu l'impression d'être maman solo (en vrai il s'occupait de notre aînée mais c'est pas le même boulot) et je pense que ça a pourri notre relation, je lui en ai beaucoup voulu, ce d'autant que pour l'aînée il a été très présent et je garde le souvenir d'être ensemble dans le même bateau. L'attrait de la nouveauté, et je manquais énormément de confiance en moi aussi à ce moment.
Là mon tort a été de "trop bien gérer " (dixit monsieur), donc il s'est caché derrière cette excuse et l'allaitement pour me laisser tout faire avec le bébé. De plus c'est moi qui ait insisté pour qu'on fasse ce 2é enfant, donc j'avais des scrupules à demander quand j'en avais besoin. Certes il ne l'a pas fait juste pour me faire plaisir mais du coup je suis restée sur ce idée que "je l'ai voulu, j'assume" que je me suis moi-même mis dans la tête, et j'ai ressassé beaucoup de rancoeur contre lui à cette période. Je lui ai même reproché de ne pas aimer ce bébé. Comme beaucoup d'autres hommes, le discours de "les nourrissons ne m'interessent pas car pas assez d'interactions" a servi de justifications, et il m'a demandé de lui laisser le temps de créer un lien naturellement avec le bébé, ce qui a pris du temps. Le lien affectif a eu du mal à se créer, mais mon conjoint a de base une personnalité qui a du mal avec l'attachement émotionnel (en lien avec une enfance difficile). On en a discuté depuis mais les relations restent tendues.
C'est d'autant moins facile quand on est féministe de se rendre compte qu'à la maison on est incapable d'appliquer ces beaux principes... Je crois que c'est Sophie L qui en parlait très justement de cette contradiction.

