Ah la Belgique! Toujours les champions pour inventer des jeux qui vont de stupides à dangereux en passant par mortels...
Sinon, je suis complètement d'accord pour trouver ces deux témoignages et ceux que mes amis ont fait en Belgique choquant et pas légal du tout. Par contre je ne suis pas pour leur interdiction pure et dure car il y aura toujours des étudiants qui perpétueront la "tradition" entre eux en faisant n'importe quoi et en buvant comme des trous et qu'on retrouve mort au fond d'un étang.
Déjà de une parce qu'on peut faire des intégrations très sales en terme de bouffe et autre, sans trop d'alcool et très drôle (genre celle que j'ai vécu). Qu'on peut faire des jeux qui ne soient pas à base de domination entre promos mais plus en terme de compétition entre groupe de bizuth comme des épreuves sportives, ou des jeux qui monopolisent l'attention de toute la promo à faire un truc terriblement con mais terriblement cool (à voir en fonction de l'imagination des organisateurs, de l'histoire de la faculté, des rivalités entre fac etc). Par exemple le truc le plus cool que j'ai vu c'est les médecines qui sont aller balancer jenesaisplusquoi sur la faculté de pharma et sur les étudiants qui sont passés par là à ce moment. Je crois que c'était essentiellement des oeufs et de la farine, et qu'un fils de pêcheurs avait ramené des produits de la pêche. Donc le tout est biodégradable, ne salit pas trop et ne fait pas mal. Par contre mettre en place l'orga, faire en sorte que l'attaque ne fuite pas, puis se rendre compte que si ça a fuité et voir les pharmas répliquer avec leur stock de farine et oeufs à eux, c'était grandiose. Ca a fini par chacun rentre chez soi tout crado une fois que les réserves ont été épuisées avec un grand sourire et la satisfaction d'avoir sauvegardé l'honneur de sa faculté. Moi j'étais en dehors de cette bataille car dentaire et c'était très très drôle à voir, j'ai même réussi à éviter d'être salie.
Il y a aussi quand tous les étudiants s'attachent ensemble par les poignets en une longue file indienne et qu'ils déboulent tous au RU. C'est aussi drôle pour ceux qui le font que pour les autres étudiants qui voient débouler tout ce monde à se galérer pour prendre ses plats, payer, s'asseoir etc.
Et de deux parce que ce n'est pas en interdisant que tu règles le problème, des morts à des "intés" sauvages c'est tous les ans ou presque. Il y a vraiment moyen de faire des intés sympas, non oppressives avec une bonne ambiance. Ca pourrait déjà commencer par une liste déposée au doyen de tous les jeux qui seront potentiellement effectués et tous les gages qui seront donnés. Le doyen pourrait avoir un droit de veto s'il en juge un abusif ou très dangereux. L'orga devra s'engager à respecter ce veto pour continuer à avoir l'aval du doyen. Ensuite le doyen et l'équipe d'orga pourrait mettre au point une charte qui servira aux années futures avec:
-ne jamais forcer quelqu'un à faire quelque chose qu'il ne veut pas et ne pas mettre de gage pour son refus humiliant ou dégradant
-ne pas faire de chantage au "points" (dans le cas où tu fais un concours entre les équipes et que plus elles réussissent de défis, plus elles ont de points) et rappeler que le but n'est pas de gagner mais de s'amuser
-rassurer tous ceux qui ne veulent pas participer activement qu'ils peuvent venir quand même pour être dans l'ambiance, aider à encadrer, rappeler à l'ordre ceux qui dérapent
-rassurer ceux qui ne veulent vraiment pas y assister qu'ils ne seront pas exclus de la promotion, que même si l'inté monopolisera les premières semaines de discussion de l'année, après ça se décantera.
Je pense que si le doyen s'investit plus là-dedans, qu'il déboule à la fin d'un cours magistral avec un représentant de l'équipe d'orga et qu'ensemble ils rappellent les règles, les enjeux, rassurent tout le monde sur le fait que ça restera bon enfant, qu'on respectera les sensibilités de chacun et que tout le monde est le bienvenu. Si le doyen précise qu'il a une totale confiance en l'orga et que si jamais il lui parvient aux oreilles un comportement abusif (de la part des organisateurs ou des premières années), il n'aura aucune tolérance et que ça aura des répercutions sur la scolarité de l'étudiant, ça n'aura qu'un impact positif sur le bon déroulement de l'inté.