- les mecs qui ne correspondent pas aux clichés de la virilité à l'ancienne et pour qui les femmes sont particulièrement hypocrites et le féminisme n'est qu'un affichage de façade. Typiquement les gars qui vous sortent "elle se dit féministe mais le soir en boîte elle se met minable et ramène n'importe quel mec chez elle" "elle se dit féministe mais elle préfère un salaud qui la rendra malheureuse parce qu'il est riche et qu'il a une belle bagnole, plutôt que moi qui suis gentil tout plein mais ni riche ni beau ni musclé".
Comme l'a souligné Gabelote, non seulement ceux de la deuxième définition sont trop enterrés dans leur misogynie ordinaire pour ouvrir les yeux mais en plus ils font typiquement partie de ce genre de personne qui est incapable de se remettre en question. L'exemple fameux du mec qui n'a pas confiance en lui mais qui est également complètement égocentrique du genre à tout ramener à sa petite personne et à toujours chercher des causes extérieures. C'est possible qu'il se mette à accuser le patriarcat mais je pense que ça ne durerait pas longtemps parce que bon, c'est quand même de la faute des femmes à la base s'il y existe tellement d'injonctions faites aux mecs, si elles ne couchaient pas qu'avec les hommes qui leur témoignent leur intérêt mais également avec ceux qui fantasment de loin sans rien dire (parce qu'être féministe c'est respecter la pureté de la femme). En plus il existe des féministes misandres pas gentilles (généralement il cible là les féministes homosexuelles ou poilues ou (jugées) en surpoids ou (jugées) agressives ou qui a les cheveux trop colorés (parce que ce n'est pas féminin donc pas attirant donc elle ne veut pas attirer les hommes donc elle n'a pas envie d'être avec un homme sentimentalement ou sexuellement donc elle est dangereuse parce qu'elle pense que les hommes sont inutiles) ou tout autre détail qui lui permettrait d'affirmer qu'elle est repoussante donc elle hait les hommes donc C'EST SEXISTE oh là là ces féministes elles n'y connaissent vraiment rien, il faut tout leur expliquer...) c'est pour ça qu'il rejette le terme féministe qui est beaucoup trop sexiste (mais elle n'y connaissent vraiment rien alors !) mais sinon oui il est pour l'égalité des sexes bien sûr, tant que ça ne dérange pas son confort.

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Pour en revenir aux hommes de façon plus globale, nous ne sommes ni leur mère, ni leur coach, ni leur psy, ni la personne qui va valider leur part "féministe" pour leur donner bonne conscience, ni leur trophée, ni leur larbin, ni... (à vous de compléter)
Nous ne devons pas accepter que des hommes (et aussi les adolescents) se comportent comme des bébés dont il faut s'occuper mais sans oublier que ce n'est pas notre rôle de les responsabiliser.
Par exemple, la prochaine fois que vous plierez le linge seule parce que lui ne sait pas le faire de la bonne façon, demandez-vous : est-ce qu'une pile de linge bien pliée vaut que je me tape toujours cette corvée alors qu'il peut profiter de ce temps à son aise ? De plus, il y a fort à parier que si son linge se retrouve froissé il fasse des efforts pour apprendre. Pareil pour à peu près toutes les tâches ménagères, elles sont souvent hyper simples mais très chiantes (il y a un épisode de New Girl où ils comparent l'utilisation d'un lave-linge au fait de savoir utiliser une règle...)
 
j'en vois encore (beaucoup) trop qui pensent qu'ils ne s'accompliront que lorsque qu'ils seront en couple / mariés ou auront fondé une famille. Ça n'a l'air de rien mais ça nous remet encore et toujours à notre place de compagne / épouse / mère potentielle.
Après, tout dépend de s'ils cherchent un statut, ou s'ils cherchent à aimer et être aimés. Est-ce que c'est une démarche induite par la société, ou est-ce que c'est une démarche personnelle?
Je peux comprendre que chercher à aimer et être aimé par quelqu'un soit considéré pour un homme comme une sorte d'accomplissement, par exemple dans le cas où l'histoire personnelle fait état d'un manque qui recherche à être comblé. Tout comme ça peut aussi être l'objectif de femmes sans forcément qu'elles aussi recherchent un statut.
Mais je vois évidemment ce que tu veux dire par la crainte que tu exprimes à en être réduites à un statut et c'est vrai que c'est une chose à laquelle il faut faire attention.

En ce qui concerne le militantisme, en effet, c'est loin d'être une preuve d'adhésion ou de bon comportement. Et en effet, j'ai parfois vu des gens non-adhérants être (en tout cas de mon point de vue) plus féministes que certaines personnes adhérantes.
Dans tous les cas, les actes sont plus intéressants que les paroles, en effet.

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Je crois qu'il faut garder en tête ce système patriarcal mais ne pas oublier que les hommes font des choix, et aujourd'hui ces choix vont dans le sens du patriarcat et pas du féminisme pour la très grande majorité d'entre eux.
Je vois ce que tu veux dire, mais peut-on parler de choix "libre" dans un tel conditionnement? Je n'en suis pas sûre à partir du moment où pour faire un choix, il faut avoir conscience des options qui s'offrent à nous, d'autant plus que les hommes sont d'autant moins susceptibles d'être conscients des inégalités vu qu'ils ne les subissent pas. Et s'il faut d'abord ouvrir des yeux, le mot "choix" n'est peut-être pas si adapté. Sans compter que le patriarcat est tellement bien rôdé qu'il fait l'adhésion de beaucoup d'hommes mais aussi de femmes, consciemment ou inconsciemment.

Bien évidemment que tout ça arrange beaucoup d'hommes, mais il y en a également beaucoup à qui malheureusement il faut ouvrir les yeux car ils seront trop conditionnés pour s'en apercevoir.
Donc en théorie, en effet, ce n'est pas à nous de le faire, mais dans la réalité des faits, si personne ne le fait, il faut bien que quelqu'un le fasse si on veut que les choses bougent. Dans les faits, je pense que nous le faisons, également car fatalement, c'est nous qui sommes dans la "meilleure" position pour expliquer ce qui ne va pas.

Des réunions uniquement entre hommes pour se déconstruire comme en parle Fille Anormale, dans l'idée c'est évidemment bien, mais c'est un peu comme si, pour prendre une comparaison un peu éloignée, des gens apprenant une langue étrangère se réunissaient entre eux pour s'entraîner. L'intention est louable, mais qui corrige les erreurs ou les oublis (car fatalement il y en aura)?
C'est comme pour l'aspect intersectionnel du militantisme, par exemple ici dans le féminisme, que ce soit la lutte contre la xénophobie, transphobie, racisme, etc... où malgré notre bonne volonté, en fait on réalise qu'on a tout à apprendre si on n'est pas concernées et qu'on ne sait pas réellement ce que ça fait d'être victime de racisme/xénophobie/transphobie/etc...
Et de l'autre côté, en effet des hommes se disant militants peuvent en effet être un danger comme ça a été bien souligné...

Après c'est peut-être moi, qui du coup, suis pessimiste...

@Gabelote Des deux schémas que tu cites, je trouve que le premier cas de figure est quand-même préférable.
Après, Si vous pointez du doigt leurs manquements au niveau domestique ils vous diront qu'il n'ont pas les mêmes priorités que leur conjoint; quand on lit ça, c'est clair que ça fait tiquer de lire "pas les mêmes priorités" (comme s'il y avait des priorités d'hommes et des priorités de femmes...) et ça fait assez faux cul aussi, même si on peut trouver certains cas particuliers; par exemple, j'ai connu une copine qui reprochait à son copain de pas l'aider à faire le ménage tous les jours, alors que de mon point de vue, une fois par semaine, voire deux si c'est vraiment poussiéreux, ça suffit largement; et du coup, ils se disputaient non pas parce que le copain voulait pas faire le ménage en soi, mais parce qu'ils n'étaient pas d'accord sur la fréquence hebdomadaire du ménage.

En tout cas, je pense que ce problème des tâches ménagères a plusieurs causes possibles.
Pour ma part, je reste convaincue que l'éducation genrée a une grand part de responsabilité dans le fait que beaucoup d'hommes ne participent pas assez aux tâches ménagères. Et de mon point de vue, Je pense que c'est évidemment une question de sexisme intégré ("c'est le travail des femmes") mais ça peut aussi être une question d'automatismes acquis dès l'enfance, et qui, s'ils n'ont pas été intégrés, peuvent être difficiles à prendre une fois adultes.

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Après, il y a aussi le fait que justement quand on a l'habitude de vivre seul/e dans un certain rythme, il est difficile de changer de rythme et de s'adapter à un quotidien un peu différent.
Autant les hommes qui ont toujours été habitués à se faire servir et qui font pas d'efforts pour changer, c'est lourd, autant ceux qui en ayant vécu tout seuls sont bordéliques, je suis pas forcément sûre que ce soit forcément et/ou seulement du à du sexisme intégré, mais aussi à une question de rythme de vie, qui entre autres peut être liée à l'éducation genrée.

Nous ne devons pas accepter que des hommes (et aussi les adolescents) se comportent comme des bébés dont il faut s'occuper mais sans oublier que ce n'est pas notre rôle de les responsabiliser.
On en revient, entre autres, à l'éducation genrée qui fait des ravages.
 
@jorda : ton commentaire est très intéressant, et tu as raison on en revient toujours à l'éducation.
Considérant que la plupart de ces comportements sont hérités de l'époque à laquelle les femmes étaient jugées sur la bonne tenue de leur maison et donc que le ménage est vue comme une activité “typiquement féminine“ parce qu'il y a moins d'enjeu sociétal associé au ménage pour les hommes, est-ce que ces hommes d'aujourd'hui qui ne participent toujours pas aux tâches ménagères considèrent-ils ces tâches comme seulement nécessaires ? En lisant des exemples perso de femmes ici et ailleurs, j'ai souvent l'impression que leur partenaire masculin est jugé comme incapable parce qu'il n'effectue pas ces tâches avec la même implication ou la même envie qu'elles (mais franchement qui est émoustillé à l'idée de faire la vaisselle ? dénoncez-vous !) et c'est normal parce que l'injonction de la parfaite ménagère n'a jamais pesé sur les hommes (je ne parle pas de ceux qui ne veulent rien faire mais de ceux qui “le font mal“) du coup ils ne voient peut-être tout simplement pas l'intérêt de faire ce genre de trucs plus que nécessaire.
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Mais bien sûr il reste toujours les hommes qui considèrent que c'est aux femmes de faire les trucs ménagers essentiels soit par idéologie machiste soit parce qu'une femme s'est toujours occupée de ça pour eux. Exemple : une amie m'avait confié son ras-le-bol au sujet des lessives qui lui prenait trop de temps, trop fréquemment, surtout depuis qu'elle vivait avec son mari (sans enfants). Je lui ai fait remarquer qu'elle n'y était pas obligée, elle avait assez de fringues et même de sous-vêtements pour ne faire de lessive qu'une fois par mois, quant à son mari (qui avait 34 ans) s'il veut du linge propre libre à lui de le laver. Ce qu'elle lui a répété. Le week-end suivant, il amenait son linge sale chez sa mère...:mur:
 
j'ai souvent l'impression que leur partenaire masculin est jugé comme incapable parce qu'il n'effectue pas ces tâches avec la même implication ou la même envie qu'elles (mais franchement qui est émoustillé à l'idée de faire la vaisselle ? dénoncez-vous !) et c'est normal parce que l'injonction de la parfaite ménagère n'a jamais pesé sur les hommes (je ne parle pas de ceux qui ne veulent rien faire mais de ceux qui “le font mal“) du coup ils ne voient peut-être tout simplement pas l'intérêt de faire ce genre de trucs plus que nécessaire.
Oui ça rejoint un peu mon impression aussi des disputes pas forcément sur "ne pas faire le ménage", mais la fréquence, et certains hommes avec qui j'en avais discuté disaient que parfois le rythme de ménage était trop élevé et qu'ils ne voyaient pas la nécessité de faire autant de ménage. Et que du coup, l'accusation de pas beaucoup faire le ménage leur semblait injuste car à leurs yeux, c'était suffisant. Peut-être que le degré d'implication n'est clairement pas le même, parce que le degré d'acceptation du niveau de propreté n'est pas le même non plus? Ca pourrait presque passer pour une différence "culturelle", en fait, au gré de l'éducation dispensée dans chaque famille...
Même si, pour relativiser un petit peu, des femmes bordéliques, y'en a aussi; tout comme des hommes très clean (voir trop, parfois)...

quant à son mari (qui avait 34 ans) s'il veut du linge propre libre à lui de le laver. Ce qu'elle lui a répété. Le week-end suivant, il amenait son linge sale chez sa mère...:mur:
Pourtant un lave-linge c'est facile à utiliser... même quand on y connait rien, une lingette de décolorstop pour pas trop mélanger les couleurs et régler sur synthétique car c'est en gros le programme fourre-tout quand on n'y connait absolument rien...
rien qu'avec ça, même un gosse de 5 ans pourrait le faire...

Après, en ce qui concerne la colocation, disons qu'il y a des règles de savoir-vivre qui font qu'il y a un minimum...
Je veux dire, laisser traîner des chaussette sales dans le salon alors que d'autres y passent... :halp:
Comment ne peut-on pas avoir honte? Sérieusement? Ça par contre, je comprends pas...
Qu'on vive dans son propre foutoir, ok, ça regarde la personne. Mais dans les parties communes, chaque personne doit faire ce qu'il faut pour que ça soit vivable pour tout le monde... ne serait-ce que pour ne pas trop massacrer notre propre réputation...
 
@jorda Je parle de choix parce que je pense qu'aujourd'hui il n'est plus possible d'ignorer le féminisme (et d'autant plus si on parle de contraception et partage des tâches qui sont des sujets abordables et abordés). Il y a eu 2 exemples qui me confortent dans mon avis récemment.
D'abord, la campagne présidentielle actuelle et les candidats qui utilisent le féminisme comme un argument électoral mais qui, dans les faits, ne sont pas pour une égalité homme femme. Je crois que dans ce cas nous ne pouvons pas ignorer qu'ils savent de quoi ils parlent. Le second exemple, ce sont les hommes qui, quand ils découvrent le féminisme, font le choix d'insulter/harceler les féministes (les affaires ces derniers temps sont nombreuses). D'ailleurs certaines femmes ont pris le pli de ne plus utiliser le mot féministe pour cette raison. Dans les 2 cas ils ont accès au feminisme mais ne l'intègrent pas au mieux, le rejettent de manière parfois extrêmement violente au pire.
Tu parles d'éduquer ces hommes mais s'ils refusent notre éducation pour nous insulter, doit on encore insister? Et s'ils ne font rien (ou pas assez) comme nos candidats combien de temps encore doit on les éduquer? Ce sont des questions importantes dans le féminisme (comme dans d'autres combats). Jusqu'à quel point l'opprimé doit prendre sur lui pour éduquer l'opresseur? Est ce que notre rôle de féministe c'est d'éduquer les hommes ou de nous éduquer nous? Chacune fait ses choix mais je pense qu’une réflexion globale à ce sujet est nécessaire.
Je pense que, quelque soit l'oppression dont on parle, nous n'avons plus d'excuses pour ne pas savoir. Aujourd'hui les combats des minorités (je ne crois pas qu'il s'agisse du mot le plus adapté) sont moqués avant d'être soutenus, ils sont considérés comme des "revanches" ou des combats inutiles. Je fais une différence entre celui qui se trompe en toute bonne foi et celui qui ignore sciemment et mes études à ce sujet sont sans appel, l'ignorance est trop souvent une excuse pour dénigrer ces combats.
Selon moi, l'homme ne peut plus ignorer le féminisme il le dénigre/l'utilise volontairement c'est donc qu'il y a accès. Et s'il refuse cet accès est ce à nous de l'éduquer? N'est ce pas là aussi du sexisme intériorisé?
 
Selon moi, l'homme ne peut plus ignorer le féminisme il le dénigre/l'utilise volontairement c'est donc qu'il y a accès. Et s'il refuse cet accès est ce à nous de l'éduquer? N'est ce pas là aussi du sexisme intériorisé?
Pour l'exemple politique, tu pensais à Manuel Valls qui récemment se disait féministe?

En effet, s'il y a un refus, on ne peut pas faire grand chose, tu as raison.
Après, je vois différents cas de figure. Il y a les exemples que tu cites, et puis il y a aussi des gens qui ont une mauvaise image, erronée du féminisme, qui parfois est véhiculée par des gens qui se disent féministes ou encore écornée par les médias.
Par exemple, mon meilleure ami, avant que je le rencontre, détestait le féminisme car il croyait que c'était des gens qui ne pouvaient pas accepter de l'entendre dire qu'une femme pouvait également être violente (il a été victime de violences conjugales et était traité injustement de misogyne par des personnes se disant féministes qui n'acceptaient pas d'entendre son vécu).
C'est seulement quand j'ai parlé avec lui qu'il a commencé à changer d'avis sur le féminisme, et depuis il s'y intéresse, même si quand il entend "féministe", il a encore le réflexe de se demander si la personne féministe va nier son vécu et que ça lui fait encore un peu peur.

Aussi, beaucoup de gens pensent le féminisme comme un bloc monolithique et que toutes ne faisons partie que d'un seul groupe, d'un seul courant de pensée, et qui est souvent défiguré par les médias d'ailleurs. Du coup, des gens qui ne connaissent pas le féminisme peuvent facilement être induits en erreur par les médias. Ça joue aussi pas mal dans cette dépréciation de certaines personnes. Et en effet, le mot "féministe" inspire parfois une certaine peur ou incompréhension chez certaine personnes, en partie à cause de cette défiguration médiatique, je pense, qui participe aussi à cette raillerie anti-féministe.

D'autre part, je pense que l'éducation à l'oppression est un combat permanent de toute façon, ne serait-ce que le fait qu'au strict minimum, à chaque génération (donc tous les 10-15 ans), il faut faire des piqures de rappel; et du coup, je pense que la question à se poser, comme tu le dis, c'est plutôt de faire
une différence entre celui qui se trompe en toute bonne foi et celui qui ignore sciemment
Car de toute façon, il y aura toujours des gens qui comme tu le dis, refuseront cette éducation, mais il y aura également toujours des gens qui seront mal renseignés.
Je suis bien d'accord que c'est fatigant, mais de mon point de vue, on peut pas y échapper...
Y'a qu'à voir à quel point il faut rabâcher pour d'autres trucs, comme la prévention du sida, par exemple : après 30 ans de prévention, toujours au même stade ou presque, toujours les mêmes croyances, parfois même véhiculées par le gouvernement lui-même (par exemple par le biais de la discrimination lors des dons de sang). Ça aide pas.
 
@jorda Par exemple oui. Assumer son féminisme mais ne parler que de réduire l'écart des salaires c'est quelque chose que j'ai du mal à comprendre et il y a bien d'autres contradictions entre son discours et ses actions.
Si on parle de la vision erronée qu'auraient les hommes du féminisme, j'estime qu'ils sont les seuls responsables. C'est leur vision qui est erronée, nous leur offrons pourtant bien assez de ressources pour la corriger. Et ces ressources nous les proposons souvent au prix de beaucoup de travail de femmes (et de féministes en particulier). Si on revient à un niveau interpersonnel j'ai fait le choix de ne pas éduquer mon partenaire et de ne pas prendre en charge seule ma contraception et les tâches ménagères. C'est dur de garder cette attitude quand je sais que c'est moi qui vais être jugée sur l'état de notre appartement ou qui devra subir une IVG mais ce qui est encore plus dur c'est de rabâcher, pour reprendre tes termes. Je crois que nous nous sommes bien assez épuisées pour les éduquer, mais je parle là d'un niveau systémique je ne me permettrais pas de responsabiliser les femmes en tant qu'individu dans leur foyer (c'est là que je suis en désaccord avec l'article).
D'ailleurs tu parles d'éducation mais qui est considérée responsable de l'éducation des enfants dans un couple? C'est la femme, donc c'est encore à elle de faire en sorte d'éduquer sa famille au feminisme. Quelque soit la façon dont on décide de prendre ces questions c'est toujours la femme qui en paiera le prix parce que nous sommes dans une société patriarcale.
Au sujet des discriminations pour le don du sang, je pense que ce sont des règles sanitaires justifiées plutot que des discriminations mais c'est un autre sujet dont je ne connais pas tous les tenants et aboutissants.
 
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Tout à fait d'accord. C'est bien pour cette raison citée au-dessus que je suis étonnée (et même que je comprends carrément pas) qu'il y ait encore autant de je-m'en-foutisme côté hommes : ils peuvent plus fuir tranquillement comme avant et ont toutes les raisons de se protéger de leur côté s'ils ne veulent pas assumer des conséquences qu'ils n'ont pas voulu.
C'est très optimiste de croire que les hommes ne peuvent plus fuir leur paternité ^^. Meme avec cette procedure, ils n'ont pas forcément à assumer: déjà il faut que la femme enclenche la procédure (ce qui suppose qu'elle la connaît, qu'elle en a les moyens ou du moins sait comment obtenir les aides financières et juridiques), ensuite qu'elle aboutisse, que l'homme soit trouvé pour comparaître (un petit changement d'adresse et hop, on peut esquiver, les huissiers ne feront pas forcément beaucoup de diligences pour le retrouver), que le test soit fait (tout ca ca demande du temps, on peut gagner quelques mois voir des années). Une fois qu'il est reconnu Et qu'il doit payer, il peut aussi l'éviter: en se déclarant sans ressources, en ne payant qu'un mois sur deux ou en ne payant que partiellement (ce qui bloque la procédure de paiement forcée prévue dans ce genre de cas), encore une fois en déménageant/changeant de banque ce qui rend les poursuites difficiles...
Déjà que plein de parents refusent d'assumer leurs enfants après un divorce, alors pour un homme qui n'en a pas voulu de base c'est encore pire!

Je pense donc que le je m'en foutisme a au contraire de bien beaux jours devant lui. Surtout qu'il n'y a pas de vrai lien entre homme Et fécondité dans nos sociétés, ca reste un truc de femmes. Pire, je pense que certains se sentiraient atteint dans leur virilité en prenant une contraception, mettre une femme enceinte pour certains, c'est montrer qu'on en a, meme si tu ne t'en occupe pas derrière il y a une forme de fierté...
 
@Sievari
C'est vrai que les moyens pour faire respecter la loi ne sont pas encore au point, et je suis peut-être un peu optimiste.
Cependant, je te trouve un peu pessimiste aussi de mon côté quand au fait que les hommes puissent si facilement échapper à la loi.

En ce qui concerne le passage devant les tribunaux en lui-même :
- en effet, il faut que les femmes connaissent cette loi. Mais en se renseignant sur un forum ou auprès d'un/e avocat/e gratuit/e, ou par des amies, on finit par le savoir. (certes, il faut faire la démarche de faire les recherches...).
Par contre, en effet, l'avocat est obligatoire (je croyais que non...), mais il reste toujours l'aide juridictionnelle si on n'a pas les ressources. Par contre, en effet, pour celles qui ont juste au-dessus de la limite et qui ne peuvent pas en bénéficier, c'est pas facile, c'est sûr.
Par contre, en effet, ça peut parfois être long, oui.
- Pour le changement d'adresse, je suis moins convaincue, au vu du fait que c'est malgré tout pas si facile que ça de changer d'adresse, ça a un coût et parfois des délais d'attente qui peuvent être longs. Alors oui, certains déménagent, mais est-ce à la portée de tous? Je n'en suis pas sûre, étant donné que le déménagement est aussi une démarche longue et couteuse.
- Pour le test, un simple refus du père est considéré comme un aveu.
Par contre, si le père souhaite gagner quelques mois en connaissant le résultat de toute façon, libre à lui, mais (certes encore une fois sur le papier), il peut y avoir une rétroactivité au niveau de la pension alimentaire et des dommages-intérêts qui fait que plus il attend, plus il devra payer. Et dans certains cas ça peut faire mal pour ceux qui se font prendre à la fin, à force de trop attendre (certains ont perdu leur maison à la fin pour rembourser tous les impayés). Donc attendre est pas forcément si intelligent que ça.
- Au niveau du paiement, se déclarer sans ressource ne me semble pas si facile non plus. A moins de démissionner exprès de son travail, ce qui me semble plutôt suicidaire comme démarche. (Démissionner de son travail pour se retrouver au RSA avec 450€ juste pour pas payer de PA, faut pas être très bien, je trouve...).
- Par contre, le fait de payer un mois sur deux ou de payer partiellement, en effet, ça peut poser des problèmes, selon que les huissiers ou les menaces des juges soient grandes ou pas (car aussi, le non paiement d'une pension est quand-même susceptible de prison, mine de rien; on me dira que dans les faits ça se passe que très rarement, mais quand-même, c'est déjà arrivé).
D'autant plus qu'il peut aussi y avoir certains malentendus concernant le fait de payer en partie, entre ceux qui payent volontairement qu'à moitié alors qu'ils peuvent payer à 100%, et ceux qui sont réellement en difficultés suite à une baisse de niveau de vie et dont la démarche de réévaluation de la pension peut prendre du temps (ce qui rend entretemps les paiements difficiles).
- Dans tous les cas, effectivement, si les huissiers font mal leur travail, ça va pas forcément aider. La lenteur de la justice non plus n'aide pas.

Donc en effet, tout est loin d'être parfait
Par contre, je ne suis pas sûre que tout homme ne verrait aucun problème à se mettre hors-la-loi sans peur d'huissiers ou de poursuites.
Comme dit, si tout n'est pas parfait, parfois la sanction tombe quand-même, et l'idée de vivre comme un criminel en échappant à des huissiers voire à la prison à coups de déménagements/banque, ou de quitter leur emploi exprès pour rien payer, je suis loin d'être sûre que tous les hommes soient prêts à ça.

La plupart des hommes je-m'en-foutiste à qui j'ai parlé, c'était plutôt le discours "non mais ça m'arrivera pas", "elle avortera bien", "on verra bien ce qui se passera à ce moment-là", c'est plutôt une sorte de naïveté à laquelle j'ai assisté, pour ma part. Sans compter que beaucoup ne savaient pas qu'ils pouvaient être poursuivis.
Par contre, je connais des hommes, certes en minorité, mais qui s'inquiètent de leur fécondité et qui n'ont pas envie de subir de procédure en cas de problèmes, et qui pour cela réfléchissent à deux fois avant d'agir.
J'en connais même un qui se fait larguer régulièrement parce qu'il refuse de coucher trop vite et qu'il a envie de mieux connaître ses partenaires avant pour pas avoir de mauvaise surprise.
Si on constate aussi un intérêt de certains hommes pour l'idée d'une nouvelle contraception masculine, ce n'est pas non plus pour rien.

Donc oui, tout n'est pas parfait, loin de là, on connaît le chiffre de 40% de mauvais payeurs, mais quand-même, j'ai pu voir que certains hommes prenaient leur fécondité au sérieux parce qu'ils ont envie de pouvoir choisir le type de vie qu'ils souhaitent mener.
Donc, oui, pour moi, ce je-m'en-foutisme n'est pas logique. Après, on pourra me dire "tu n'es pas un homme", certes, mais j'ai vu des hommes qui justement ne s'en foutaient pas par peur de subir une vie non voulue. Et si certains hommes ne s'en foutent pas, je comprends pas pourquoi autant s'en foutent (même si la naïveté peut être une des explications, d'après ce que j'ai constaté).
 
J'ai également rencontré plusieurs hommes qui ont vraiment la crainte de devenir géniteur par accident (je ne pourrais pas dire si j'ai souvent eu cette discussion parce que j'ai moi-même cette peur et que ça les encourage à se confier ou si c'est un sentiment de plus en plus partagé mais je précise qu'ils s'agit d'hommes de différentes conditions sociales, entre 20 et 30 ans).
Du genre à rechercher la marque de préservatif la plus fiable, à en mettre un nouveau dès qu'ils ont l'impression qu'il est moins serré, à continuer d'en porter en relation stable, etc.
Ils ont tendance à trouver injuste qu'une femme puisse décider de garder de poursuivre la grossesse même si l'homme ne veut pas devenir géniteur (perso je pense que le fait d'être enceinte est tellement lié au corps que la décision finale revient à la femme seule mais je peux comprendre qu'un homme se sente lésé de ne pas avoir le choix de sa non-descendance lorsque c'est possible).
Certains m'ont aussi dit que les mères ont le droit d'obliger les géniteurs à reconnaître leur paternité, je ne connais pas vraiment les textes sur ce sujet donc je ne me prononce pas mais dans l'idée je trouve cela assez choquant (comme toujours, les affaires se jugent au cas par cas mais si l'abandon sous X est légal je ne vois pas pourquoi une personne serait forcée de reconnaître un enfant).
 
@Fille anormale parce que le texte est fait pour protéger l'enfant qui n'a pas demandé à naître et a droit de grandir dans des conditions décentes+ que le cas le plus courant c'est celui de la mère qui est abandonnée par le père pendant la grossesse ou juste après la naissance. Certes c'est injuste mais quand grossesse il y a, les deux sont responsables et on peut comprendre qu'une femme ne se sente pas capable d'avorter. Un homme, en couchant, sait qu'il n'aura pas le dernier mot en cas de grossesse, il y a une injustice de la nature et la loi ne peut pas toujours tout corriger.
Après il me semble que dans certains pays, un père peut être exempté s'il prouve que la femme est tombée intentionnellement enceinte en lui mentant sur la contraception, mais à vérifier.

@jorda je n'ai pas le temps de développer plus ce que je sous-entendais quand je disais qu'il est facile d'échapper au paiement, mais je le fais dès que possible. Après bien sûr ce n'est pas le cas de tout le monde, mais je crois qu'on approche des 30% (de gens condamnés à payer une pension alimentaire)
 
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Certains m'ont aussi dit que les mères ont le droit d'obliger les géniteurs à reconnaître leur paternité, je ne connais pas vraiment les textes sur ce sujet
Il s'agit justement de la recherche en paternité.
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F15882
A cela peut aussi s'ajouter l'action en subsides.
https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1230

Après, comme il est dit, le texte est là pour protéger l'enfant qui en effet n'a rien demandé dans l'histoire.
C'est bien pour ça qu'en réfléchissant à une solution qui convienne à tout le monde (femme/homme/enfant), la seule solution que je vois et qui pourrait régler le problème, ce sont de nouvelles contraceptions pour une meilleure maîtrise de la fécondité, notamment pour les hommes qui n'ont pas grand chose.

Après il me semble que dans certains pays, un père peut être exempté s'il prouve que la femme est tombée intentionnellement enceinte en lui mentant sur la contraception, mais à vérifier.
Le truc c'est que c'est impossible à prouver justement, à moins que l'autre ne le crie sur les toits.
C'est bien pour ça que les conditions de procréation ne rentrent pas en compte pour la recherche en paternité : beaucoup d'hommes se précipiteraient pour dire que c'est forcément une tromperie (et d'ailleurs beaucoup d'hommes n'assument pas leur immaturité et préfèrent prétexter que c'est une tromperie même si c'est faux - ce qui fragilise également les rares personnes qui ont réellement été trompées vu qu'elles sont décrédibilisées par la majorité qui s'en est servie comme faux prétexte).

La loi n'est pas parfaite, et c'est assez dégueulasse que les personnes qui font ces tromperies se sentent agir en toute impunité, mais disons que la priorité c'est de protéger les femmes car c'est elles qui sont vulnérables le plus souvent.
Donc oui, il y a des injustices, mais pour l'instant, vu l'état de la loi et de la contraception, je pense qu'on ne peut pas faire autrement qu'attendre l'arrivée de nouvelles contraceptions, et qu'entretemps ça incite les gens à se montrer prudents dans leurs relations, faute de mieux.
 

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