Tu as raison pour le terme de plaisir, c'est peut-être pas le plus approprié pour ce que je voulais exprimer, qui se retrouve en fait dans la critique que je citais à propos de l'érotisme dans le film. Pour le dire mieux, il y a à mon sens une très grande tension entre la violence et l'érotisme, l'attraction très nette et percutante de Mortensen à Watts. C'est un truc ultra classique, mais que j'ai rarement vu aussi bien montré au cinéma.
Ce qui rejoint le deuxième point : par émouvant je n'entendais pas du tout touchant oh qu'ils sont mignon ou qu'est-ce que c'est triste (je trouve au contraire la fin avec le bébé très dérangeante, quant au baiser il se place pas franchement du côté du romantisme. D'ailleurs j'ajoute au passage que je trouve comme Nisa qu'il aurait pu être pas mal qu'ils ne s'embrassent pas et que du coup la tension érotique ne cesse pas.) mais plutôt les moments où cette tension est la plus marquée (la superbe scène du tatouage qui recoupe les deux aspects violence/érotisme).
J'ai choisi les mauvais mots, en fait. Je voulais donc dire dans ce "émouvant" que ça m'a semblé saisissant, que ça m'a ébranlée quoi, mais pas du côté des larmes ou de quelque chose de mignon.