The Lobster de Yorgos Lanthimos. J'y suis allée avec un peu d'appréhension parce que Canines, du même, réalisateur, m'avait laissée perplexe car trop... bizarre ? Mais je trouve que les quelques choses qui m'avait tout de même plu dans Canines étaient là puissance 1000 dans The Lobster, du coup j'ai vraiment adoré. Scénario complètement barré mais bien tenu, superbe photographie, jeu des acteurs très intéressant, en particulier Colin Farrell, surprenant dans ce rôle à contre-emploi. Seul vrai bémol, le jeu de Léa Seydoux, mais bon, c'est Léa Seydoux hein...
Dope de Rick Famuyiwa. Pas exceptionnel ni très original niveau scénario, mais j'ai passé un bon moment, avec la musique, les couleurs très "pop", l'énergie et la complicité des trois persos principaux. En revanche, je trouve qu'il y a un certain cynisme dans la manière dont le film finit, là où il devrait y avoir un message d'espoir, de tolérance, d'humanité, quelque chose de positif quoi. Dommage car la lettre qu'écrit Malcolm est émouvante et percutante, et j'aurais voulu ne retenir que ça. Mais c'est pas grave, je tenais à aller le voir tout comme je suis allée voir Dear White People, parce que je veux faire l'effort d'écouter ce que les Afro-américains ont à dire sur leur propre culture et leur propre identité plutôt que de m'en tenir aux clichés qui sont véhiculés en masse, surtout quand cet "effort" prend la forme d'un film plaisant et facile d'accès.
Elser, un héros ordinaire d'Oliver Hirschbiegel. J'avais adoré La Chute, mais là je suis un peu déçue. C'est un film sur la Seconde Guerre mondiale qui fait son boulot de film sur la Seconde Guerre mondiale, quoi. Pour moi ça manquait un peu d'émotion (un comble vu le sujet), ça manquait de tension aussi. Je n'ai pas beaucoup aimé le découpage de l'intrigue et le montage. On aurait dit que le film entier était une scène d'ouverture pour la scène d'ouverture qui, elle, aurait dû être la matière des deux heures de film.