@Charentaise Ton récit, à vif et teinté d'émotions nouvelles, a le très grand mérite d' afficher la réalité brute et éprouvante d'une naissance. De dire tout haut qu'on ne retient pas ses larmes en regardant son enfant nouveau-né, sans savoir si ces larmes sont de joie, d'émerveillement, d'épuisement, de remords (sentir mon fils en moi m'a tellement manqué au début...) (merci de ne pas sortir cette phrase de son contexte

). Parce qu'elles sont peut-être le mélange de tout ça à la fois
Oui les débuts sont difficiles, l'état de grâce de la grossesse (je fais aussi partie de celles qui trouvent du charme aux ventres arrondis et aux hémorroïdes) est remplacé par la tronche de jack nicholson dans shinning, les cernes, les pleurs et hurlements d'un petit ouistiti en couche-culotte inconsolable... et THE FATIGUE. Le 1er mois de mon fils, j'ai affirmé à mon mec à plusieurs reprises que j'étais déterminée à me faire ligaturer les trompes pour ne plus jamais avoir d'autres enfants (je suis enceinte du 2ème, et si on oublie des complications à la con pour mon bébé, je suis très très heureuse et impatiente de le mettre au monde).
Courage à toi, ton mari a l'air très présent, profites-en pour t'appuyer sur lui et te garder quelques moments à toi dans la journée (10 minutes d'une lecture qu'on aime, une douche parfumée, faire des exercices de relaxation et de respiration...).
Merci encore pour ce très beau récit de naissance.